Images de page
PDF
ePub

bué, afiu que l'on puisse der moins y réfléchir dans l'intervalle des deux sessions. Le bruit de dissolution de la chambre s'est répandu , et il y croit; mais les corps politiques doivent toujours avoir confiance dans leur vitalité, inėme jusqu'au terme de leur existence. M. Jaubert s'oppose à la publication du rapport, afin que l'on soit obligé de lout recommencer dans une autre session. Il se prononce d'ailleurs contre le projet qu'il regarde comme une loi d'expropriation ponr cause d'utilité privée de certaines compagnies. Les dessèchemens ne devrvient s'opérer qu'en suivant les formalités de la loi d'expropriation pour cause d'utilité publique, auIrement la charte seroit violée.

M. le président dit que le travail de la commission doit être, d'après les règles établies, imprimé et distribué. Il anyonce qu'il n'y a plus rien à l'ordre du jour, el que la chambre ne se réunira que lorsque ses niembres recevront une convoca tion à domicile (ce sera la séance de clôture). La séance est levée à deux heures.

Découverte du Calendrier perpétuel du style grégorien (1). Chacun sait que l'année qu'on appelle 1583 fut la première anvée entière du style grégorien ; donc le calendrier perpétuel de ce style doit commencer avec celle année , selon les chronologistes et les comparisles. Cette conclusion ne sera contes. tée de personne, puisque ce calendrier doit renfermer' foules les années de ce style. Ensuite, il doit être composé d'une durée type, dans laquelle doivent ciren- ter par similitude toutes les durées égales postérieures', sans quoi le mot perpé

tuel devient une absurdité. Or, ces deux conditions n'ont pas été remplies jusqu'à ce jour; donc mon tableau du Calendrier 'perpétuel, du style grégorien, est bien une déconverle. C'est d'ailleurs le témoignage que lui ont rendu plusieurs jouismaux, et notamment le National du 13 avril 1833, qui s'exprime ainsi :

« M. l'abbé Lachèvre, qui se livre depuis long-temps à de savantes recherches ayant pour objet de perfectionner l'étude de la chronologie, principalement sous le rapport de la division civile et astronomique des temps, vient de publier un · Calendrier perpétuel du style grégorien , seul tableau où les saisons soient fixées,

t'u admeltant que ce style soit exact. La clef de ce Calendrier est très-facile à saisir, sans autres explications que celles que l'anteur y a ajoutées en très-peu de ligues. Getle ingénieuse découverte mérite l'allention de toutes les personnes qui s'occupent de la connoissance des lemps. »

Le rédacteur de ce journal a parfaitement caractérisé mou tableau; mais il ne l'a pas considéré sous le rapport d'un almanach perpétuel de cabinet , dont il a la forme, élant sur carton , et qu'il peut remplacer avantageusement, pour trouver te quavriène du mois et le jour hebdomadaire des fêtes immobiles. Les lettres dominicales se trouvent aussi dans les colonnes des avnées (au bas), de sorte qu'il n'y aura qu'à regarder pour les connoitre; ce qui fait que le Calendrier perpélvel,

(1) Prix : 1 fr. 75 c. Chez Ad. Le Clere el comp., quai des Augustins, 11. 35.

en lenille. plié dans le Bréviaire, remplaceroit fontes les tables temporaires qu'on y trouve. Les pâques y sont marquées depuis 1833 à 1 900 exclusivement, c'est-àdire pour 69 ans, ce qui le rend calendrier à vie pour les fêtes mobiles. Parıni ces années, ou en voit quatre dont la pâque tombe le jour de la pleine Inne; ce sont 1842, 1845, 1869 et 1869, selon la règle que j'ai donnée dans le n' 1184 de l'Ami de la Religion, à l'occasion de 1825, où la chose arriva , ce qui fit assez de bruit, Celle règle consiste dans la rencontre de l'épacle et de la lettre dominicale : 1842 a Xvin d'épacte, et B pour dominicale au 13 mars; l'épacte de 1845 est xxu, et sa dominicale E au 9 inars ; pour 1849, c'esl vi, et G au 25; et pour 1869. xvn, el Cau 14.

Cet inconvénient, que le savant pere Clavius, jésuite (qui mit la dernière main au système des épacles), craignoil tant, est arrivé par une erreur de calcul dans ce travail iminense. Ce défaut seroit facile à réparer, puisque j'ai prévu son effet pour les quatre années ci-dessus, et que je puis le prévoir pour tous les temps ; mais c'est au saint Siege qu'apparlient l'initialive de celle réforme, et aucun caTholique ne doit se faire scrupule de célébrer la fètc de Pâque avec les juifs en ces années, puisque c'est contre les inlentions de l'Eglise que les choses arrivent ainsi. Ses sentimeps à cet égard sont bien connus, puisqu'elle regarde comme héréliques les quario-décimans, qui vouloient célébrer la påque le jour de la pleine lune, c'està-dire le 14 € jour de la néomenie, seizième ordinaire de la conjonction, parce qu'ils célébroient la pàque du crucisiement, et que l'Eglise célèbre la páque de la résurrection, arrivée le troisième jour, à partir de la pleine lune. L'Eglise ne suivra donc jaunais l'avis de M. Delambre, qui dit, dans son Astronomie , qu'il seroit mieux de régler la pâque sur le seul cours de soleil. Ce n'est cependant pas que cet astronome counút le défaut du système des épacles; il y'auroit pas manqué de le reprocher au père Clavius, sur la frayeur duquel il plaisante. Il croyoit, an contraire, le syslème des épactes conforme aux intentions du père Clavius; il doune wème des formules algébriques pour le calcul de la påque, et ce qu'il blåme, c'est celle complication des phases de la lune avec l'équinoxc, qui entraine en effet des calculs très-embarrassaus, surlont d'après la manière dont on a procédé.

L'abbé LACHÈVRE, bachelier ès - sciences.

per (jeraut, Adrien Le Clerc.

COURS DES EFFETS PUBLICS.Trois pour 100, jomssance du 22 déc., ouvert à 78 fr. 30 c. et fermé à 78 fr. 20 c. Cinq pour 100, juuiss. iu 22 mars, ouverlà 104 fr. 00 c. et leriné à 104 fr. 00 0. Actions de la Banque. · · · · · · · · · · · · · · 1007".

IMPRIMERLE D'A1), I.E CLERE ET COMpe.

[merged small][ocr errors]

Sur la manière dont s'exécutent envers l'Eglise catholique

les dispositions de la Charte concernant la liberté des cultes.

Nous ne voulons pas de sa dornination, disoient les juifs dans leur haine aveugle pour le divin Médiateur : Il n'y a plus de religion de l'Etat, s'écrient à peu près dans le même sens les perpétuels détracteurs de notre culte, auquel appartiennent trente millions de Français. Mais ces paroles, où se mêle tant d'aigreur, justifient-elles les conséquences qu'on en tire ? La France, il n'est que trop vrai, sous l'influence révolutionnaire, oubliant l'exemple de tous les peuples anciens et modernes, offrit dans des jours sinistres et offre de nouveau le triste spectacle d'un Etat, d'un gouvernement sans nulle croyance religieuse, sans culte, sans dieu ; athéisme social dont les plus redoutables effets retombent sur le pouvoir. Mais la foi catholique trouve en elle-même une force qui lui est propre, et contre laquelle l'impiété ne peut rien. Sage et patiente, elle se plie, suivant les temps et les lieux, à toutes les formes politiques des sociétés humaines : il lui suffit que la conscience soit intacte. On accuse le sanctuaire d'ambition. Etrange reproche dans l'abaissement et la spoliation où il est réduit ! Mais ne voit-on pas tous les jours ses ministres plus prompts à refuser qu'à accepter les dignités, les honneurs ? L'Eglise de France, il est temps d'en convenir, n'a que des prétentions aussi légitimes que bornées et modestes. Ce titre même de Religion de l'Etat, dans la réalité, ne fut jamais un privilége. Sous la restauration, comme sous l'empire, les plus scrupuleux ménagemens ne lui étoient pas réservés, elle eut à subir de rudes épreuves. Toutes les constitutions qui, malgré leur immortalité, sont tombées les unes sur les autres, lui assuroient la même liberté, la même protection qu'aux autres cultes : heureuse si cette égalité n'eût pas été trop souvent méconnue à son égard, et si, encore aujourd'hui, elle étoit, pour ce qui la concerne, exemple de loute déception !

[merged small][merged small][ocr errors]

in preaise Holique embrasserie à celle de bode

Celte Eglise gallicane, dont la gloire s'unissoit à celle de la nation, n'est-elle pas chaque jour impunément outragée par un prétendu culte, par une prélendue Eglise catholique française qui n'a d'autre but que de déchirer honteusement l'Eglise catholique, apostolique et romaine, et dont la singulière catholicité n'embrasse que quelques points à peine connus hors de la capitale. Quant à cette grande cité, tout ce qui se pique d'un peu d'instruction et de bon sens sait à quoi s'en iepir sur cette insultanle parodie du christianisme. Jci, tout est contradiction, dérision, imposture : on nie la Trinité, et l'on baptise ; on n'admet en Jésus-Christ que la nature humaine, rejetant expressément sa divinité, et on célèbre le divin sacrifice, el on expose très-solennellement l'hoslie mystérieuse ; avec une audace intrépide, on fait faire à de malheureux enfans leur première communion! (1) On ne croit pas au Saint-Esprit, et on confirme; on n'admet point le purgatoire, et on dit des messes pour les morts; on dépriine, on dédaigne la hiérarchie ecclésiastique, et un soidisant évêque, orné de tous les attributs de la dignité épiscopale, se produit fièrement avec une magnificence de costume qui, assurément, efface celui des prélats orthodoxes. Aussi est-il évèque, plus qu'évêque, plus qu'archevêque, il est primat par l'élection du peuple et du clergé : chose indubitable!

Après cet exposé, dont sans doule les détails ne paroitront pas inutiles, nous allons renfermer toute notre pensée dans un seul raisonnement que nous osons croire sans réplique : ) Si un prêtre catholique s'établissoit dans une paroisse protestante circonscrite conformément à la loi du 18 germinal an X, et qu'il y dressât son autel sans nulle autorisation légale, avec quelle promptitude n'en seroit-il pas éconduit? Est-ce ainsi, lui diroit-on, que vous entendez la liberté des cultes et les droits acquis ? Šerez-vous le premier à vouloir nous troubler dans la possession de ce que nous avons de plus précieux?

(1) La Profession slo foi de velle secte, toute politique, étant complètement en opposition avec l'intention réquise dans le ministre des autels pour la validité de la consécration eucharistique, il s'ensuit que ses prêtres ne consacrent pas, et que, par la même raison , lous les actes sacramentaux qu'ils prétendroient faire seroient radicalement invalides et nuls.

Eloignez-vous, et laissez-nous en prix. L'autorité publique n'auroit pas besoin d'être provoquée. Sa décision ne se feroit pas attendre, et elle seroit sévère. Or, nous le demandons : puisque devant la loi tous les cultes sont égaux, pourquoi souffre-t-on , à l'égard d'une paroisse catholique, le prosélytisme et l'envahissement qu'on ne souffriroit pas à l'égard d'une paroisse protestante i . Les pasteurs protestans, au surplus, et le clergé catholique, rendons cet hommage à la vérité, font ici cause commune. Grâce aux puissantes mesures qui fixèrent, il y a trente ans, leur position respective, ils ignorent entre eux toute collision. Celle que nous déplorons est condamnée hautement par nos rivaux naturels comme par nous – mêmes. Le respect pour l'ordre établi et pour la sécurité de chacun forme cei heureux accord. Mais les incrédules, nos implacables adversaires , qui affectent sans cesse de chercher leur apologie dans l'horreur que leur inspirent les guerres de religion, pourquoi se trouvent-ils toujours prêts à rallumer ces volcans éteints? pourquoi appuient-ils ouvertement un fanatisme qui, à défaui de conviction et de talent, emploie sans pudeur les plus indignes moyens d'oppression et de guerre intestine ? Quel intérêt prennent-ils donc à ces prêtres perturbateurs de nos libertés, eux qui s'en disent les plus zéles partisans, les invincibles défenseurs ?

Non; avec le moindre sentiment de bonne foi , d'équite, on pie peut fermer les yeux sur la désolante anarchie qui, armant le subordonné conire le supérieur, brise le nerf de la discipline dans la main des évêques. Un prélre vicieux est interHit, à l'instant il se déclare seclateur du nouveau culté, dont de dogme fondamental est l'insurrection : il en propage la théorie, et bientôt il la niet en pratique. Il n'est plus curé, il est apostat; il n'exerce plus dans l'église dont on l'a exclu non sans peine, mais c'est dans cette même paroisse qu'il rassemble ses partisans, et au premier signal, comme à Pouillé, à Clichy, à Lèves , à Chartres, la sédition renouvelle de sanglantes hostilités. Je ne reconnois plus le pape, dit le prêtre rebelle, comment reconnoitrois-je un évêque dont j'ai secoué le joug ? J'ai cessé d'être son esclave, c'est à lui maintenant de trembler. Dans de pareilles conjonctures, les évêques traités en enne

clare sectaetion : il en prosecure,

« PrécédentContinuer »