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Arouvé placéc Lisbonne, on ne souffriroit pas qu'auenn bålinrcant entråt la mat Uans ce port.

- Le prince héréditaire de Bavière , lors de son voyage en Grèce, s'est rendu à Constantinople. Il a élé reçu avec la plus grande distinction par les autorités turques et par le corps dipluinalique.

- Le poète islandais Thorlakson , quti a' traduit en islandais le Paradis perti de Millon, habile une pauvre cabane de Raegisa. Sa chambre n'a guère que qualre pieds de long sur cinq pieds de large, él ne renferme qu'iin lit el la table on it écrit ses vers. Sa demeure lvulefois est fort pittoresque; elle est silmée entre Irvisi baules montagnes, el environnée de correus. Thorlaksoù n'a que lo rixdales (160 fr.) de revenu.

- Des pouvelles du Texas, où avoit été tenté dans le temps le Champ d'Asile de nos patrioles, portent que ce pays est dans la p'us grande anarchie. Le golie kernement mexicain a pris le parti d'y rétablir l'ordre. Quatre båtimens ont été envoyés pour bloquer les ports de Matagorda el Bragoria, el le général' Kilisota marche sur le Texas avec htiil pièces d'artillerie.

- Il est parti d'Angleterre, pour aller s'établir air Canada , 150,945 pera sonnes dans les années 1829, 1830, 1.831 et 1832 ; 51,746 sont arrivées à Québec dans le courant de l'apnée dernière. Sur ce nombre, 43,758 ont émigré a leurs frais. Les dépenses des 4,988 autres ont olė payées par leurs paroisses. Parmi ces 51,946, 2,350 sont morts du choléra, 3,346 se sont rendus aux Elals-Unis, et 850 sout revenus eu Angleterre.

- La ville de Para au Brésil a été eusanglantée les 16, 19 et 18 avril par des scènes horribles. Ce sont loujours les Portugais qii ont été victimes de l'antipathic et de la cruauté des Brésilien's natifs. Ils vouloient appuyer l'installation des monvelles autorités nommées par la régence, at s'étoient rassemblés à cet effet armés dans plusieurs maisons; mais ils ne tardèrent pas à y être allapses, et, après uue lulle inégale, les Portugais furent trainés dans les rues , et fusillés sans tiséricorde. La troupe de niarire se réunit contre eux aux hommes de couleur. Beaucoup de Portugais étrangers à l'affaire périrent dans les niassacres; les consuls de France et des Etats-Unis ont fait ce qu'ils ont pu pour sauver des proscrits e! arrêter le désordre. Beaucoup de familles se sont réfugiées sur des bâtimeas étran gers et ont abandonné le pays.

Sur la Définition de l'Horime. te pertnertviez vous, Monsieur, d'examiner dans votre journal we assertio a đe M. J., qui, en rendant comple dans vos numéros du 6 ei du u juin de l'écrit que j'ai publié sous le titre de Frais Principes opposi's air erreurs du dia a ncu viime siitle, me reproche d'aroir adoplé la définition de l'hom!ne de M. Je Bonald , et déclare que celle définition, qui n'est pas nouvelle, dit-il, est farisse en philosophie, et dangereuse el erruinde en ideologie?

" Bans doule celle delinition n'est pas nouvelle. L'bomnie a su de tout temps qu'il Ploit composé d'un corps et d'une ame, et celle vérité a dů se retrouver dans loules les définitions des philosophes. La nouveauté ne pouvoir éire que dans une exó prèssion plus noble et plus concise, et c'est là ce qui avoit acquis à la définition qui nous occupe de nombreux el lionorables suffragés.

Peu importe, au fond, dans quels lermes on difinisse l'homme, pou vu que l'on retrouve toujours dans sa définition ce qui est de, foi catholique, c'est-à-dire une créalure composée d'une ame raisonnable et d'une chair humaine, er avina ralionali, et carne humana subsistens. l'oule définition qui nous montrera dans l'homnie un corps et iwe ame, un corps formé du limon de la terre , et une ame immatérielle et intelligente qui le vivifie et le régit, ne sera ni fausise en philosophie, ni erronnée en théologie.

Or, dire que l'homme est une intelligence servie par des orgines, li’rst-ce pas judiqner clairement, el sous uue expression très-heureuse, l'unité de personne, la distinction de l'esprit et de la matière, leur union et leurs relations intimes ? Qu'y a-t-il dans celle définition qui se refuse an développeinent le plus orthodoxe ? Elle dit tout, mais eu abrégé, coinne une délinition doit le dire. Si l'intelligence est servie par des organes, elle est donc unie à ces organes; elle forme donc avec eux une seule personne, composée d'un corps et d'une ame; car la inatière seule ne peut jamais former me personnc, et nous voyons assez que l'esprit seul ne la forme pas non plus en nous, puisqu'il n'agit pas seul; que la définition nous le montre assujéti à se servir de la matière ; ne pouvait par couséquent penser que par l'entremise du cerveau, ni sentir que par le moyen des seus. L'union intime des deux substances est donc clairement indiquée, encore que Te mot d'y soit pas. He quoi! l'esprit buniaiu est-il si peu pénétrant qu'il fai'le tout exprimer et tout décrire? L'homme est-il si inconnu à lui-mênre qu'il ne puisse se reconnoître dans ses traits les plus essentiels et les plus caractéristiques ? Non, l'honne peut être véritablement et noblement défini, rectè et nobiliser definiri posse, une intelligence servie par des organes, dit un théologien très-coun, et dont on ne contestera pas l'autorité, M. Bouvier.

Celle définition commence par ce qu'il y a de plus noble en nous , ainsi que le veulent expressément saint Augustio et Bussuet. Le premier remarque, au sujet de la definition qui appelle l'liomme un animal raisonnable, qu'il est plus conforme au langage de l'Ecrilure d'employer le mot d'ame que celui d'animal, et plus convenabie de désigner l'homme par ce qu'il a de meilleur, cum à parie mclivre tutum appellari placet, il est ab animá. Bossuet fait la même observalion dans son Truilė ile la. Connoissance de Dieu, et c'est d'après de si grandes autorités que M. de Bonald a pur dire : « que la definition qui appelle l'homme in animal raisonnable ne distingiie pas assez celle noble créature........; qu'elle renverse l'ordre de nos facultés en nommant la partie qui reçoit le mouvement avant celle qui le communique; qu'elle renverse l'ordre éterfiel des erres, en plaçan la matière avant l'espril. »

Il est utile de remarquer aussi que le temps apporte des modifications dans l'ac. ception des mots ; à mesure que le monde vieillit, les esprits deviennent plus déTicals : des expressions bonnes jadis ne sont plus supportables aujourd'hui. Le mot animal , par exemple, qui fait naitre chez nous l'idée de l'abrutissement et de la stupidité, ne rappelloit chez les anciens que l'idée d'un ètre doué d'une ame el différent de la plante, Pecora animam habent , el animalia vocantur. Non enim l'ocarentur animalia nisi ab animá, dil saint Augustin. Mais ce mot, loin de réveiller à présent l'idée de ce qui a une ame, réveille au contraire Pidée de ce qui n'en a pas, et par conséquent ne peut entrer dans la définition de l’être le 'plus excellent du monde visible, du roi de la naiure, du chef-d'ouvre de la création.

M. J. blåme la définition de Plalon; mais saiut Augustin l'adopte, et Rossnel ne la désapprouve pas. Voici ses paroles : « On peut dire que le corps est un instrument dont l'ame se sert à sa volonté, et c'est pourquoi Platon définissoit l'homme une ame se servant du corps. »

M. J. allègue saint Thomas; mais ce grand docleur examine la définition de Platon en philosophe et non en théologien. Il ne dit pas qu'elle soit crronée en théologie, mais seulement qu'elle est contraire aux principes d'Aristole, qu'il suivoit avec toutes les écoles de son temps.

Pour nous, qui ne sommes plus sous l'autorité du péripatétique, nous pouvons dire, sans crainte d'erreur, que l'homine est une intelligence servie par des organes. Tous les traits qu'on lanceroit'contre cette définition retomberoient * sur saint Augustin ; car lui aussi a défini l'homme :

Anima rationalis, mortali alque terreno utens corpore (1). ..; « Celte définition, disent les annotateurs du Dictionnaire théologique de Rer

gier, est un peu plus noble que celle des philosophes qui appeloient l'homme un animal raisonnable, » Elle met à couvert M. de Bonald contre toule allaque théologique, comme les raisonnemens les plus solides peuvent le diellre à couvert de toute allaque philosophique.

V. de B. ..(1) De moribus, Tul. cath., c. 27. ..

:

Le Gérart, Adrien Le Clere. COURS DES EFFETS Publics.Bourse du 5 juillet 1833. Trois pour 100, jouissance du 22 déc., ouvert à 77 fr. 30 c. et fermé à 77 fr. 25 c. Cinq pour 100. jouiss. du 22 mars, ouvert à 104.(r. 05 c. et fermé à 104 fr. 10c. Actions de la Banque. . . . . . . . . . . . . . . 1695 fr. 00 c.

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MARDE 9 JUILLET 1833.

( 1°?125.

· Nouveaux éclaircissemens sur la principale question

relative à l'Eglise catholique française.

Profondément ému par les incroyables excès d'une secte dont l'audace franchit toutes les bornes , et dont le délire est inaccessible à tout raisonnement, nous nous étions jusqu'ici · contenté de la comballre par une vive peinture de sa monstrueuse impiété. La notoriété publique étoit notre auxiliaire, et des esprits déjà prévenus par un penchant trop ordinaire pour la hardiesse et la nouveauté, ont, de leur aveu, recueilli quelque fruit de ce premier moyen de défense contre un parti essentiellement agresseur. Mais si l'émotion est quelquefois - utile, la conviction est nécessaire ; c'est ce qui nous engage à

entrer aujourd'hui dans une discussion plus sérieuse. La législation qui, en exécution du concordat, régla l'organisation des diocèses et des paroisses en sera l'objet : nous espérons y trouver la solution de tous les argumens d'un avocat prétendu canoniste, qui nous a donné récemment dans les journaux une. admirable lecon de théologie révolutionnaire. C'est là qu'est le remède efficace à la plaie cruelle dont tout Français éclairé s'indigne, et que tout catholique déplore. Jetons les yeux sur le concordat qui nous régit.

« Art. 1". La religion catholique, apostolique et romaine sera librement exercée en France. Son culte sera public, en se conformant aux lois de police que le gouvernement jugera nécessaires pour la tranquillité publique.

» 2. Il sera fait par le saint Siege , de concert avec le gouvernement, une nouvelle circonscription des diocèses français.

» 9. Les évêques feront une nouvelle circonscription des pa-. i'oisses de leurs diocèses , qui n'aura d'effet qu'après le consentement du gouvernement. »

Ces paroles bien simples renferment de grandes choses : attachons-nous à en saisir le véritable sens et toutes les conséquences. Quel est le caractère des circonscriptions dont il s'agit? C'est une double opération canonique et légale qui a eu

Tome LXXVI. L'Ami de la Religion. 'n Ee .

lieu par le concours du chef de l'Eglise et du gouvernement, en verlu d'un traité solennellement revêtu des formes d'une loi de l'Etat. Quel a été le but général de ces circonscriptions ? De prévenir, d'empêcher toute confusion, tout conflit entre les ministres d'une inėme religion et entre les sectateurs de divers cultes. Quel a été leur but spécial? De garantir à chaque évèque la juridiction épiscopale sur toutes les parties du territoire contenu dans la circonscription de son diocèse, et, à l'égard de chaque curé, de lui assurer également tout le territoire renfermé dans la circonscription de sa paroisse. Sur quelles bases est fondé cet ordre de choses ? Il y en a deux, les lois de l'Eglise et les lois de l'Etat : d'abord les lois de l'Eglise, qui répriment sévèrement tout ecclésiastique, quel que soit son rang dans la hiérarchie, qui, sans l'autorisation des propres pasteurs, entreprendroit d'exercer son ministère sur un territoire qui lui seroit étranger : les saints canons déclarent, en ce cas, les fonctions qu'il exerce toujours illicites, et même quelquefois radicalement nulles, suivant la nature diverse des fonctions sacrées. Et qu'on n'allègue point que celle discipline ne regarde que les pasteurs d'un même culte; car il s'agit ici de droits reconnus et d'un ordre établi d'une manière irrefragable, à laquelle aucune atteinte, de quelque part qu'elle vicnne, ne peut préjudicier. La religion catholique, apostolique et romaine, d'après le concordat, s'exerce librement en France, avec sa doctrine et sa discipline, avec tout ce qui la constitue , par le concours le plus authentique et le plus éclatant de la puissance temporelle avec la puissance spirituelle. Tous les droits et prérogatives dont nos anciens souverains jouissoient auprès du saint Siége sont transmis par ce Irailé au premier consul et à ses successeurs sans nulle exception, si ce n'est à l'égard de ceux qui ne seroient pas catholiques (art. 17). Il y a donc ici stabilité, perpéluité. Telle est la barrière inébranlable qui nous protége.

Quelques modifications, nous n'en disconvenons pas, peuvent, en tout temps, avoir lieu dans certains objets particuliers de l'organisation, dont nous venons de faire ressortir toute la solidité; mais la barrière protectrice n'en reste pas moins ferme, puisque ces modifications ne peuvent s'effectuer * qu'en se conformant à toutes les règles observées dans l'orga

nisation première, et avec le concours des mêmes autorités. C'est ainsi que l'on procède à la circonscription de paroisses nou

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