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les prisons, étoient consultés sur ce point, nous ne doutons pas que le langage de la modération ne leur parût préférable à celui de la violence. Ils conpoissent le proverbe qui indique la manière de prendre les mouches ; et, en y réfléchise sant bien, c'est aussi la seule mélbode qui soit bonne pour prendre des am nisties. :.- En vérité, les patriotes de juillet sont des gens bien difficiles ! Ce sont enx qui pleurent et gémisseut le plus. S'ils ont, tant à se plaindre de leur lot, après l'avoir choisi eux-mêmes, el fait celui des autres comne bon leur a sembić, quïi's jugent du sort de leurs ac. incus! Mais c'est ce qu'ils ne veulent pas comprendre. Ils ne sarent compter que ce qui leur manque. Ce mois de juillet, qui ne desrois lour retracer que des souvenirs de gloire, des contentemeps et de riantes images, ne leur envoie au contraire que des réflexions tristes, des regrets et des idécs, noires. Ou les enlend à la journée se demander les uns aux autres ce qu'ils ont gagné. Un aide-de-camp de Louis-Philippe, M. de Labyrde, leur répond qu'ils ont gagné un roi habile. La belle avance, disent les patriotes, s'il n'est habile que pour lui, et si, dans le marché que nous avons fait, c'est nous qui sonımes, les dupes ! En dernière analyse, nos bons amis, les vainqueurs de juillet ve sont pas contens, et il paroit qu'un roi hobile ne suffit point à leur boulieur. Or, s'ils en sout déjà là au troisième anniversaire des glorieuses journées, que dironia ils l'année prochaine, lorsqu'on n'aura plus ni monument de la Pastille, 'ni stalue de Bonaparle à leur donner ? Quant aux vaincus, ils sont véritablement plus heureux que les moinyueurs. Ils n'ont jainais eu d'illusions à dissiper, jaipais rien à chonger à leur premier compte. Eulin, ils ne sont point exposés à éprourer de ces joies rentrées qui font quelquefois souffrir les quires si cruellement.

.- Il paroît que le gouvernement veut, celle année, célébrer avec beaucoup de pompe l'anniversaire de la révolution qui lui a donné naissance. Les dépenses ne seront pas éparguées , et l'on ne craindra plus que les pa!riores reprochent de l'indifférence pour celle grande époque. On ne se bornera poi à un seul jour de fète. Le vaisseau de ligne que l'on construit sur la Seine, et qui coûtera 120,000 francs pour ue servir que ces trois jours, prendra, le premier jour, les signes de deuil, comme pour la niort d'un amiral; le second, il sera pavoisé aux couleurs de loutes les nations; el, le troisième, il sera le but d'une allaque lerminée par ou fen d'artifice. Toutes les manauvres seront exécutées par des marins appelés de nos ports. Au moment où l'on rera le feu d'artifice, Irvis globes énormes, disposés ani lerre plain du Pont-Neuf, seront illuminés avec les inscriplions 27, 28, 29. Il sera consacré 700,000 francs pour les divertissemens et les illuminations des Champs Elysées. On élèvera sur la place de la Concorde, où devoit étre placée la statie de Louis XVI, l'effigie en toile de l'obélisque de Luxor , qui n'a pu encore parvenir à Paris, Enfin, il y aura revne générale, poe solennelle de la première pierre des deux entrepôts du commerce colonial et d'aus fles établissemcis, et inauguration de la slalue de Buonaparle, que l'on s'est dése terminé à faire ce jour, et au pied de laquelle viendra joner la musique de lus les régimens.

- Coinme le projet de loi sur les pensionnaires de la caisse de vélérance de l'ancienne liste civile n'a pas encore élé volé à la dernière session, une ordonnance autorise l'aliénation de 20,000 fr. de rente, 5 pour 100, à prendre sur l'inscription de 155,196 fr. appartenant à la dite caisse, pour eu distribuer aux pensionnaires le produit en secours, qui ne pourront excéder le montant d'un sémestre de la pension ni la somme de 1,500 fr. . - M. le duc de Bassano , président de la commission chargée de la distribution des 530,000 fr. votés pour les pensionnaires de l'ancienne liste civile et les eondamnés politiques de la restauration, vient d'inviter les pensionnaires à lui adresser leur réclamation, et d'y joindre un certificat d'indigence , dont il donne le modèle.

- Une ordouvance du 5 juillet charge M. de Boubers, maître des requères, secrétaire - général du ininistère des finances, de certifier la garantie du gouvernement français sur les obligations de l'emprunt grec.

, -- MM. Begaul et Privat sonl nonimés conseillers aux cours royales de Donai el Nimes. M. Anthouard est nommé président du tribunal du Vigan (Gard). M. Lesca, procureur du Roi à Bayonne, passe à Louviers , et est remplacé par M. Maurice. M. Mange-du-Bois des Entes, est nommé procureur d:1 Rui à Pi. Thiviers.

- Au second lour de scrutin, M. Hovius, maire de Saint-Malo, et candidat de l'opposition, a été élu député. Il a obtenu 107 voix , et le candidat ministėriel, M. Tupivier, 76..

- Le général Guilleminot a refusé la présidence de la commission d'enquête sur Alger.

- A la suite d'une longue perquisition on a saisi, chez M. Eug. Lhéritier, un manuscrit non encore terminé sur l'Histoire de France.

- On a fait, le 11, des perquisitions dans les cabinets littéraires, pour saisir différens écrits politiques. Une visite domiciliaire a eu lieu aussi chez M. Sarrans jeupe.

- Nous rappelons qu'il y aura mercredi prochain 17, une éclipse de soleil visible en France et dans une grande partie de l'Europe. A Paris, elle commeucera à 5 h. 1 m. du matin, et finira à 6 h. 53 m.; sa grandeur sera de 8 doigts , ou des deux tiers du disque solaire , à 6 h. a m. .

- M. Thiers, ministre des travaux publics , accompagné de M. Edmond Blanc, secrétaire - général , est monté le 11 sur la colonne de la place Vendôme, pour

visiter les dispositious assez difficiles qui ont été failes pour la pose de la staltie de • Buonaparte.

- M. Cronam, négociant, et consul-lionoraire de France à Belem, près de

Para , au Brésil, vient d'être nommé chevalier de la Légion-d'Honneur, en récompense de sa conduite pendant les scènes de désordre dont celle ville a été le théâtre les 16, 17 et 18 avril.

- C'est le navire marchand, l'Etoile de la mer, venant de l'ile Bourbon à Marseille, qui a rencontré le 26 juin, à cinq lieues de Carthagène, la corvelle, l'Agathe, ayant à bord madame la duchesse de Berry. Le commandant de la cor. velte a déclaré au capitaine de l'Etoile que tout le monde se portoit bien sur son bâtiment.

- Madame de Damas, mère du gouverneur de M. le duc de Bordeaux, vient de mourir en Bretagne.

- M. le comte Frollier de Bagneux, ancien préfel de Maine-et-Loire, vient de se constituer prisonnier à Rourbon-Vendée, pour y ètre jugé sur les délits politiques qui lui sont imputés. Pour l'y contraindre, on avoit séquestre ses biens, et refusé de le juger par contumace comme les autres prévenus.

– Un orage a renversé le 16 juin l'arbre de la liberté qui avoit été élevé à Maurs (Cantal). On ne songe pas à le relever. .

- Le Journal des Débats cite vin fait qui donne une preuve des inconvé. niens de confier aux officiers municipaux des campagnes, surtout dans certaines provinces, la tenue des registres de l'état civil. Il ne se passe pas de semaine, dit-il, que le tribunal civil de Brest ne soit appelé à rectifier des actes de l'état civil dressés dans les communes rurales. Dernièrement, il s'agissoit d'une fille appelée pour le prochain tirage de la conscription ; l'acte de naissance présentoit,, à l'égard du sexe, un sens inintelligible. A l'audience suivante , un jeune homme qui avoit été représenté comme étant du sexe féminin, réclamoit contre la rédaction de l'acle.

- 'On aroit organisé à Strasbourg in charivari pour M. Saglio. En vain l'artorité avoit fait metire sur pied des troupes depuis quatre jours. Le 7. à midi, quatre voitures remplies des instrumens nécessaires , et conduites par un grand noinbre de jeunes gens, sont arrivées dans la ville pour celle maneuvre. La force armée a dispersé ces turbulens. Le soir, les exéculeurs du charivari sont : revenus à la charge, el ils sont parvenus à commencer leur musique. Les pa-. , trouilles ont fait cesser le désordre; 10 coup de feui a été tiré dans la mêlée. M. Saglio s'est empressé de se réfugier å la campagne. .

– Le gouvernement a envoyé aux mines du Crenzoł M. Reaunier, inspecteurgénéral des ponis-el-chaussées..."

- Le ministre du commerce et des travaux publics à décerné une médaille d'argent au sous-officier polonais Blembocki, en dépôt à Bourges, pour avoir sauvé, le 4 mai, un militaire français qui se voyoit. .. :

- L'Indicateur, de Bordeaux, annonce que deux ministres viecneol d'expé- '. dier plusieurs circulaires pour recommander administrativement les journaux : rédigés sous l'influence des fonds secrels.

le génie militaire a scorisert pou fant !a lateliaison des soins , prés d'at. yrr, les canaus construies par les Romains pour assainir la plaine de milija. A vec ne dépense de 25,000 fr. on les répareroit facilement.

- Le baron Ernest de Gérami), major au service d'Autriche, et gouverneur des archiducs François et Ferdinan:1, fils du duc de Modène, est mor! a Modene, le 27 juill, à l'âge de cinquante ans. Il est frère du père de Geramb), trapiste, aujourd'hui en Orient. Le laron Érnesi de Góraunb entra de bonne heure au service: et eut la direction de l'instillt militaire des cadets, d'abordi å Olinuiz, puis à Gra!z. En 18zg, il fut chargé par le duc de Molène de diriger l'éducation des princes ses fils, et s'en acquilla avec zèle. Une indisposition dont il étoit alleint clepuis quelques jours prit tout à coup, le 24 juin, un caractère alarmant. Le malade reçut le ciatique le 25; sa famille régnante y assista. Le due deroit partir le 26 avec toute sa famille pour sa campagne de Caltajo; mais il ne voulut point quitter le mourant, et laissa partir l'archiduchesse et ses enfans. Il assista aux derniers moinens du barou, qui est fort regretté pour ses excellentes qualités. Le prince a proc.is de prendre soin de sa reuvé et de ses enfans. Le corps a été portë å Sau-Cataldo , dans l'église et le cimetière des religieux réformés.

y Le Journal des Débats lui-même annonce, cummc probabile, la tenue prochaine d'un congrès enropéen. L'état politique de l'Europe, dit celle feuille, domc beaucoup de consistance à ce bruil.

: - Les derniers journauix anglais contenoient, à la date du 30 juin, des noutelles de l'expédition pédriste des Algarves, commandée par Villaflor. Suivant celle relation, il n'y avoit pas encore eu de sairrépandu depuis le 24, jour du débarquement. Les deux tiers du royaume des Algarves s'éloient déclarés pour doua Maria ; son pavillon floltoit à Tavira, capitale, .et cinq bâtimens de guerre de ce port s'étoient réunis à l'eseadre constitutionnelle, qui s'est dirigér. sur Lisbonne. Les pédristes avoient trouvé à Lagos , lied du débarqueinent, 40 pièces de cavon et une caisse militaire rerfermant ro,000 liv. sierl., et, dès le premier moment, 400 militaires de don Miguel et 500 miliciens avoieot passé arec les constitution'. nels. Il patoft fuc le défsárquenient avoit été d'abord tenté à Villa-Réal, mais que la garnison avoit opposé uuè trop grande résistance pour l'effectuer.

- Le bill de réforme de l'église irlandaise a été volé, le 9, à la chambre desi communes, à la majorité de 274 contre 94..... .. . .

- Un erénement extraordinaire cient de se passer auprès d'Irvine, petit pert d'Ecosse. Pendant que deus personnes étoient à piècler dans la rivière Granock, ils remarquèrent un tourbillon au milieu de elle rivière ce it leir sembla que l'eau descendoit rapidement et s'engouffroir dans la terre. Pensant qu'il se faisoit tine irruption dans des mines de charbon qui se trouvent au dessous du Granocki, Ils coururen't donner l'alarme à l'entrée des mines. Les ouvriers elront lout juste te femps de se saucer, car plusieurs avoicnt déjà de l'eau jusqu'au coup. leair continua à s'engouifrer dans les immenses čas ités des urines; e le lendemaint on

Sioe extrên intet larre de terrain s'ouvrit avec fracas; toute l'eau de la rivière y precipita et le lit demeura culièrement à sec. Trois hommes qui étoient datis wu baleau, évitèrent: comme par miracle d'ètre entrainés dans le gouffre ; ils quillèrent à lenips le Laleau qui s'y précipila. Un autre scene succéda à celle-ci. L'air comprimé par le poids de l'eau se lil jour à travers la terre de tons côtés ; de grandes quantités de sable et de lerre furent lancés vers le ciel et retonibèrent en pluie. Par smile de l'événement plus de 600 ouvriers sont sans ouvrage, et les mines paroissent détruites sans ressource.

- Le chevalier Daupias, se disant consuil-général de Portugal à Paris, a fait insérer dans les journaux de Paris une nole, pour déclarer les ports de ce l'oyaume en élal de blgeois par les forces navales de dorra Maria.

i-- Le gouvernement autrichien a fait retirer les réfugiés polonais à Trieste, oů on les embarquera pour l'Angleterre.

Troisième lerticil'un Robbin converti oux Israélites ses frères, sur les

. motifs de sa conversion (1).

Celie leltre fait suite à celles que M. Drach publia à Paris en 1825 et en 1827, et dont nous avons rendu comple, numéros i 149 el 1338. L'auteur paroît aujour. d'hui fixé à Rome, et c'est là que sa troisième leire a paru. Depuis la publication de sa seconde letre, dil-il, um grand nombre de ses frères sont entrés dans le sein de l'Eglise; plusieurs d'entre eux appartiennent à des familles distinguées, ct se font remarquer par leurs lalevs; quelques-lllis sont entrés dans le sacerdoce, el d'autres ont mème embrassé l'état religieux,..

uwi. .. . Celle troisiènıe felire est consacrée à l'explication de la célèbre prophétie d'Isaïe: Ecce virgo concipiel...... Lę prophèle annonçoit un signe que le Seigneur deyoit donner lui-mère; ce signe étoit qu'une vierge enfanleroit un fils qui seroit nommé. Emmanuel, l'ancien Testament ne fait plus aucune mention de l'accomplissement de celle prédiction d'Isaïe. La parole de Dieu , dit M. Drach, seroit-elle tombée. à lerre? Non; l'univers périra plutôt qu'un iota ne s'accomplisse. Mais quel seroit donc ce sigive annoncé par Isaïe, si ce n'est pas la naissance du Messie? Les rab. bins couviennent que le chap. vii d'Isaïe et les suivaus se rapportent à la rédempliun d'Israël. L'auteur le pronve par des passages tirés de leurs livres. Ils out imaginé des signes pour expliquer la prophétie; M. Drach fait voir qu'aucun de ces siynes ne répond à la grandeur de l'objet, niali lon solennel du proplėle. Il réfute les objections des rabbins, particulièrement sur le mot hébreu alma, que nous iraduisons par vierye, el les niet en contradiction avec eux-mêmes. Il répond aussi sur ce point à Voltaire qui, dans sa manie irréligieuse, s'éloit emparé de l'objec.

(1) In-8°. Prix: 6 fr. 50 C., et 7 fr. 25 c. franc de port. A Rome, chez Bouclée; 01 , à Paris, au bureau de ce Journal.

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