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Tolosam.

mit auctorempi consumimalorem fidei Jesum attollimus , ut pia.. benle ipso onmibus cor clocile, orlos in Ecclesia strepitus , ut vera teis S. Caelestini pontificis utamur, compressos tandem pacalissima t'ntione fuissc gratulemur. Communia in tantum finem vota, consilia , ei studia ingeminet cum aliis istius regni spectatissimis religionis zelo episcopis, quos singulari benevolenlive affectu complectimur, fraternitas tua, cui dum hanc rescribimus epistolam nostra in te voluntatis testem, coelestia quæque dona adprecamur, atque apostolicam benedictionem peramanier imperlimur..

.» Datum Romæ apud sanctum Petrum, die 8 maii anni 1833, povlificaiús nostri anno III. . GREGORIUS PP. XVI. »

El in dorso erat inscriptio : Venerabili fratri Paulo Theresice Davidi ära chiepiscopo Tulusano.

Concordat cum originali:

· P.T.D., archiepiscopus Tolosanus.

Grégoire XVI, pape. i Vénérable Frère, salut et bénédiction apostolique.

. » Nous avons lu avec des sentimens de bienveillance la lettre que vous nous écriviles, le 22 avril de l'année dernière, de concert avec plusieurs de nos vénérables Frères les évêques de France, et que vous avez pris soin de nous faire remettre par notre vénérable Frère Emmanuel, cardinal, évêque de Tusculum, grand penitencier, Celte leili'e nous a oilert une nouvelle et éclatante preuve ilu zèle pastoral, de la foi , et du respectueux attachement pour ce siége apostolique, dont nous savions parfaitement que vous el vos collègues vous êtes profondément pénétrés. Au moment'où votre leltre nous est parvenue, nous donnions depuis long-temps iros soins et toute notre applicalion à ce que, conformément à l'usage et à la pratique du saint Siege, après avoir mûrement pesé, selon l'expression du pape Zozime, ce que requieroit la nalure meme de la chose, nous puissions instruire à propos tous les enfans de l'Eglise du jugement qu'il faut porter, d'après la doctripe des lettres sacrées el de la sainte uradition, touchant ces malheureuses questions, qui font aussi le sujet de votre lettre. Avertis par ces paroles de saint Léon-le-Grand, notre prédécesseur, que notre foiblesse gouverne l'Eglise au nom de celui dont la foi combal toutes les erreurs, nous comprenons bien que notre charge spéciale est de consacrer tous nos efforts aux affaires où le salut de l'Eglise universelle se trouve compromis. C'est ce que nous avons fait avec confiance, aidé du secours d'en haut, el particulièrement sous les auspices de la très-sainte Vierge, en adressant, le jour solennel de son Assomption, aux évêques de l'univers catholique, la lettre en

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cyclique dans laquelle nous avons exposé, suivant le devoir de notre charge, la saine doctrine, la seule qu'il soit permis de suivre. Le Père des lumières, en qui nous avions mis toute notre espérance, a rendu notre voix une voix forte et puissante : votre encyclique a été reçue parlont avec joie, avec empressement, avec des sentimens religieux, comme nous l'ont altesté, avec actions de grâces, et les évêques et les personnages les plus recoinmandables dans tous les ordres de la société. Bien plus, les auteurs eux-mêmes et les partisans des projets qui faisoient surtout l'objet de nos plaintes, et auxquels nous avions eu soin d'envoyer l'encyclique, ont déclaré publiquement qu'ils se désistoieni à l'heure même de leurs entreprises, pour ne pas s'opposer à notre volonté.

Cette déclaration nous inspira d'abord la confiance qu'ils avoient obtempéré à notre jugement avec sincérité, pleinement, absolument, sans aucune sorte d'ambiguité, et que dans la suite ils en donneroient des témoignages plus convaincans, avec les sentimens de foi dont ils ont dit souvent, et dans des termes les plus expressifs, qu'ils étaient animés pour le vicaire de JésusChrist. Cet espoir si doux a voit relevé notre ame, alarmée du péril de la religion, dans l'extrême difficulté des temps; mais ce qu'on répand encore aujourd'hui dans le public nous jette de nouveau dans la douleur. Nous levons donc avec d'humbles prières nos yeux et nos mains vers Jésus-Christ, l'auteur et le consommateur de la foi, afin que, donnant lui-même à tous un cour docile, nous puissions nous féliciter, selon l'expression du pape saint Célestin, de ce que les bruits qui se sont élevés dans l'Eglise ont été calmés de la manière la plus paisible. Pour atteindre un but si important, redoublez, avec les autres évêques du royaume, que distingue éminemment leur zèle pour la religion, et que nous embrassons dans les sentimens d'une singulière affection; redoublez, mettez en commun vos voeux, vos conseils, vos soins, vénérable Frère, à qui nous adressons celte lettre comme un témoignage de nos sentimens particuliers, en demandant à Dieu pour vous tous les dons d'en haut,et en vous donnant, dans l'effusion de notre cour, notre bénédiction apostolique. . » Donné à Rome, à Saint-Pierre, le 8 mai 1833, le troisième de notre pontificat.

GRÉGOIRE XVI. » Ceux qui ont voulu douter que l'encyclique fût dirigée contre la doctrine de l'Avenir trouveroient ici la réfutation de cette idée, d'ailleurs insoutenable ; car il est clair par le bref que les doctrines qui ont excité l'attention des évêques sont les mêmes que celles que l'encyclique signale et réprouve. Or, c'est incontestablement conire les doctrines de l'Avenir et de ses par

tisans que sont dirigées la lettre et la censure des évêques. Donc ce sont les mêmes doctrines que l'encyclique a voulu condamner. Le bref du 8 mai est donc une sorte de confirma-. tion de l'encyclique, et on ne sauroit échapper aux conséquences qui en découlent contre les opinions nouvelles que le pape et les évêques ont eu également en vue. Il faut s'attendre néannioins que l'on cherchera à atténuer l'effet du bref, comme on avoit cherché à atténuer l'effet de l'encyclique. Déjà un. journal vient de dire qu'il a confiance que les bruits qui ont excité la douleur du saint Père, n'ont point de fondement, c'est-à-dire apparemment que S. S. s'en sera rapportée à des personnes prévenues. Quel dommage qu'elle n'ait pas consulté le journaliste, qui, étant naturellement mieux informé, et étant d'ailleurs parfaitement exempt de préventions , auroit dissipé ses alarmes et calmé sa douleur ! Il ajoute que ce qu'il dit, il le croit vrai ; qu'il n'est mů que par l'amour de la paix, et qu'il n'a aucune intention d'infirmer l'autorité de la parole du pontise. Soit, mais est-il bien respectueux, lorsque le pape parle, d'aimer mieux croire qu'il se trompe que d'avouer lcs: torts de ses amis?

NOUVELLES ECCLÉSIASTIQUES.

Rome. Le vendredi 28-juin, veille de la fête des apôtres Pierre et. Paul, le saint Père entonna les premières vêpres dans l'église. Saint-Pierre. Le lendemain S. S. célébra pontificalement la messe dans la même basilique; elle étoit assistée des cardinaux Galeffi , Mattei , Rivarola et Riario-Sforza. Après la messe , les chanoines, du Vatican offrirent au saint Père le presbylerium d'usage. La chambre apostolique a reçu les redevances dues à l'église romaine, et a protesté contre celles qui avoient été omises. La veille et le jour la façade et la coupole de l'église Saint-Pierre ont été richement illuminées.

- Le 2 juillet, le saint Père a changé de résidence, et s'est rendu du Vatican au palais Quirinal pour y passer l'élé.

Paris. M. l'Archevêque a adressé, sous la date du 18 juillet, la circulaire suivante à MM. les curés de son diocèse : :

'« Monsieur lé curé, par sa lettre close, en date du 13 de ce mois, à l'occasion de l'avniversaire des 27, 28 et 29 juillet, le Roi réclame , comme en 1831, les . suffrages que l'Eglise accorde à tous les chrétiens morts dans son sein, en

faveur de ceux qui ont péri pendant les combals de ces trois journées. Déjä

MM. les archidiacres ont dû vous communiquer mes instructions à ce sujet. Je vous transmels de nouveau moi-même, M. le curé, l'expression d'un désir que M. le préfet du département m'avoit précédemment manifesté; comme en 1831, je vous rappelle que vous aurez à faire célébrer à cette intention, le samedi 27 de ce mois, un service dans volre église paroissiale, et à vous concerter avec quide, droil, afin de donner à ce service la solennité convenable, La messe sera celle In anniversariis, les oraisous Pro pluribus Defunctis...

-Des journaux se sont émus il y a quelques jours de la seule idée de rendre l'église Saint-Germain-l'Auxerrois au culle. Des habitans de cette paroisse réclament depuis long-temps contre la privation de leur église. Dernièrement, dans une réunion de la garde nationale du 4o arrondissement, un adjoint de la mairie, M. Viguier, parla sar ce sujet; il dit que la fermeture de l'église étoit due à une émeute , el qu'il étoit dans l'intérêt comme dans le voeu da gou-' vernement de faire cesser cet état de choses. Il proposoit donc de faire une pélition pour demander que l'église fût rendue à sa destination. Des habitans du quartier ne sembloient pas devoir se. refuser à ce qui est notoirement le võu de leurs voisins, de leurs amis, de leurs familles. Pourquoi punir les paroissiens de SaintGermain - l'Auxerrois pour un fait auquel la plupart sont étraopers? Quoi! une église sera éternellement fermée parce qu'on y a célébré un service pour un prince assassiné onze ans auparavant. Quelle loi autorise une telle vengeance ? Ou plutôt n'esi-ce pas là un acte arbitraire qui devroit faire hople aux amis de la légalité? Eh bien! MM. les gardes nationaux du 4e arrondissement onl, dit-on, rejeté unanimement la proposition de M. Viguier; il est vrai qu'ils n'étoient pas là en très-grand nombre. La réunion n'avoit pour but qu'une nomination d'officiers, et c'est une chose à laquelle bien des gardes nationaux prennent peu d'intérêt. Nul doute que si on eût su que la question de la restitution de l'église devoit être agitée ce jour-là, il se fût présenté à la mairie un bien plus grand nombre d'honnêtes et paisibles habitans qui connoissent et partagent le vau de la population. Le veu émis dans la l'éunion n'est donc point celui de la majorité de la garde nationale de l'arrondissement. Encore moins faut-il croire qu'elle eut élé de l'avis du sieur Durand-Brager, capitaine, et du sieur Fournier, qui ont dit que, si on rouvroit l'église, il seroit du devoir de tout bon citoyen d'en exiger la fermeture. Entendent-ils qu'il faudroit faire une émeute pour cela? Quels bons citoyens! quels singuliers défenseurs de l'ordre! quels plaisans amis de la tolérance!

– Le clergé du diocèse du Mans vient de faire une perte sensible dans la personne de M. François-Jacques Bouleau, curé de Bouère , âgé seulement de 58 ans, mort le 23 juin 1833 , après une courte maladie. Il étoit né à Gennes, près Château-Gonijer, et finissoit ses humanités au collège de celle ville, lorsque commencèrent les troubles de la France. 'Il ful jeté dans le monde à l'âgé le plus critique; au milieu des dangers qui en louroient les jeunes gens à cette époque, il conserva sa foi et sa piélé, et demeura inébranlable dans la pratique des vertus auxquelles il avoit été formé. A peine les orages de la révolution étoient-ils calmés, il examina sérieusement sa vocation ; el se croyant appelé aux redoutables fonctions du ministère sacré, il he songea qu'à s'y préparer. Il n'y avoit encore de séminaire nulle part. M. l'évêque d'Angers, recueillit quelques élèves de son diocèse dans son palais épiscopal, et leur donna pour direcleurs d'anciens prêtres de la conspagnie de Saint-Sulpice. M. Bouleau demanda et obtint d'être admis avec eux. Il sut se concilier la bienveillance de ses maîtres, l'affection de ses condisciples et l'estime de kons; il étoit surtout renommé pour la solidité de son jugement. Qưdonné prêtre à Noël 1808, il fut nommé par M. de Pidoll, évèque du Mans; vicaire à Chantenay, où il resta cinq ans, il acquit line confiance générale, et y laissa des regrets qui n'y sont pas encore effacés. Devenu curé de Bouère, graude et importante papoisse de la Mayenne, près Sablé, on a peine à comprendre loul ce qu'il a fait en moins de vingt aus avec une fortune assez médiocre, mais qu'il administroji sayeineur. Il voyoit les choses en grand, el embrassoit, dans ses projets, l'avenir aussi- bien que le présent. Sa mort prématurée l'a empêché d'exéculer lout ce qu'il avoit conçu. Cependant il laisse une église bien réparée, une helle tribune distribuée de manière à v placer convenablement Jes enfans, le sacristie parfaitement pourvue, un établissement de Sour's de la Charité pour l'instruction des petites filles et la visite des pauvres infirmes, un autre établissement de deux Frères pour l'école des garçons; un domaine de sept journaux et demi de terre el lleux prés pour ses successcurs, à qui il lègue pareillement sa bibliothèque; les commencemens d'une bibliothèque catholique pour les fidèles de sa paroisse, et une reule annuelle pour l'entretenir et l'augmenter; pareille toudation avec une rente annuelle à Geunes, sa paroisse nalale; une propriété au bureau de charité pour distribuer des secours aux pauvres malades ou infirmes de Bouère, et faire le commencenient d'un hôpital qu'il avoit intention de bâlir el de doler, et dont il seroit venu à bout, s'il eût vécu encore quelques années ; une rente de 50 francs au séminaire du Mans, une reule semblable au séminaire des Missions étrangères à Paris, plusieurs autres dons el rentes à ses domestiques et à quelques-uns de ses parens, et avec tout cela il laisse la plus grande partie du petit patrimoine qu'il avoit reçu de ses pères à sa famille. On est étonné qu'il ait pu faire lant de choses ; mais il trouvoit des secours dans la générosité des personnes aisées dont il possédoit la confiance; il s'exécutoit le premier, et vivoit dins une vraie pauvreté, l'ayant jamais

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