Images de page
PDF
ePub
[ocr errors][ocr errors]

roit cru ponvoir insulter nn prélal qui, dans ce moment, parcouroit la Vendée. et y recueilloit des témoignages de foi et de respect. On lui auroit passé, dit le Vendéen, de médire des aulorités; mais ses injures envers M. l'éréque de Luçon ont été mal accueillies, et ses pbrases patriotiques n'ont irouvé aucun écho dans l'auditoire. Le Vendéen déclare qu'il n'a pas entendu ce discours, et qu'il n'en parle que par ouï dire; mais que, comme des copies odieuses en courent par la ville, il engage M. Chabot à le faire imprimer, afin de dissiper les calomnies.

- On a saisi le anméro du 11 des Mélanges occitaniques de Montpellier, pour avoir donné à un relevé, fait dernièrement par la Gazelle de Bretagne, le titre de Tableau des assassinats commis dans l'Ouest pendant l'Elat de siége.

– Il y a eu encore quelque agitation à Lyon, parmi la classe industrielle, au sujet des pris de fabrication et du salaire des ouvriers en soie. On assure que l'harmonie est rétablie de part et d'autre.

- L'autorité craignoit beaucoup un charivari pour M. Pou!le à son arrivée à Draguignan. Les agens de police et la gendarmerie sont restés sur pied , et la garnison a été consignée. On s'est borné à la pose de placards, plus hostiles que ne l'agroit été une musique discordante.

- On évalue à 60,000 francs le dommage causé par l'incendie du séminaire de Montauban. La caisse de cet établissement, contenant environ 30,000 francs, a été, dit-on, enlevée au milieu du désordre occasionné par l'événement.

- Les duels et les suicides se multiplient à mesure que l'incrédulité fait des progrès. Chaque jour les journaux enregistrent de ces fails déplorables. Aujourd'hui on annonce que le fils du préfet de la Haute-Vienne s'est donné la mort, à Liinoges , par suite de dégoút de la vie. Ponr mieux réussir, il a pris à la fois une forte dose d'opium et s'est jelé à l'eau. Dans le même moment, un soldat de la garnison attentoit également à ses jours.

-- Un violent incendie a éclaté, dans la nuit du 6 au 7, au hameau de la Neuville, dépendant de la commune de Corbie. En un quari-d'heure 55 maisons ont été la proie des flammes.

- La grosse pièce d'artillerie d'Alger, nommée la Consulaire , depuis qu'elle a servi à lancer de cette ville sur l'escadre anglaise le corps du consul de cette nation, en 1817, a été apportée à Brest, où elle vient d'être élevée sur un piedestal.

- Deux compagnies de ligne de la garnison de Pau ont été envoyées à Salies où il règne toujours de l'agilation à cause de la fabrication illicite de sel qui se fait dans les communes voisines.

- Le 30 juin, jour de la fête patronale de Flagny, arrondissement de Mâcon, une rixe a eu lieu entre les jeunes gens de deux coinmunes voisines, depuis longtemps ennemis. Un individu a été tué au milieu du désordre.

. - Une seconde recrudescence de choléra à eu lieu sur la frégate la Melpo. mène, revenue de Lisbonne à Toulon. Quatre nouveaux cas graves de ceite ma. ladie s'y sont déclarés le 15 juillet ; quant aux marins débarqués an lazaret, leur état s'améliore de jour eu jour. Il paroît qu'au départ de la Melpomèrie le cho. léra a alleint les autres båtimens de guerre français qui se trouvoient dans le Tage.

- Le général polouais Bem , qui s'étoit rendu à Bourges pour recruter, parini les réfugiés du dépôi, des volontaires pour l'armée de don Pédro, a été fort mal accueilli. Des rassemblemens se sont formés devant la maison où il logeoit, el des menaces violen les ont été prononcées contre lui. Uo réfugié polonais a même lentė de l'assassiner d'un coup de pistolet. Le général Bem s'est retiré sur l'invitation de l'autorité.

- La inéme exallation des réfugiés contre lout projet de se rendre en Portugal, a été aussi le cause de désordres à Châteauroux. Le réfugié Raczkowski fut poutsuivi dans celle ville par un rassemblement de 150 de ses compatrioles, qui mirent ses habits en pièces et rouloient le massacrer. Un coinmissaire de police er un pelelou de gendarmerie n'auroient pu le soustraire à ces excès si les fermiers et les cultivaleurs réunis pour le marché n'avoient prêté main-forte à la garde, le soir, on eut beaucoup de peine à arracher des mains des réfugiés polona is le nommé Krzyzanowski, qui avoit manifesté le désir de s'enrôler pour doo Pedro,

- Le major Beauclerck a présenté le 15, à la chambre des communes d'Angleterre, une pétition, couverte de signatures, coutre l'impôt de la drèche et la taxe sur les portes et fenêtres. Elle a été appuyée par MM. O'Connor , Evans et autres, et déposée sur le bureau. M. Wrollesley a ensuite fait que motion pour obtenir qu'avant l'importante séance du 18 ou fil l'appel nominal sous les peines portées par la loi contre les absens (une mise aux arrèls et une amende de 500 liv,si.) il a rappelé, en effet, cuinbien éloit imporlante la question de la réforme de l'Eglise d'Irlande. Lord Aliborp a déclaré que l'existence du ministère actuel est attachée à l'adoption du bill; mais il å engagé son ani à retirer sa mo. tion, attendu que l'on pouvoit compter sur le patriotisme des piembres de la chambre. On a rejeté, à la majorité de 160 voix contre 1'25, la proposilion qu'avoit faite M. Wrotesley, de déclarer que l'hunneur et l'indépendance de la chambre des communes étoient menacés par la décision anticipée qui a en lien dans la chanıbre des pairs, au sujet du bill de la réforme de l'église d'Irlande.

- On a affiché le 16, à Lloyd, un avis portant que la régence de don Pédro a déclaré Lisbonne en état de blocns. Celle notification a eu lien avec l'apponi du gouvernement anglais. M. Robinson s'en est plaint le même jour à la chambre des communes. . La chambre des représentans de la Belgique a été saisie le 19, sur l'interpellation de M. Robaulx , d'une question de liberté individuelle par rapport aux étrangers résidant en Belgique. Il s'agissoit de l'arrestation et de l'expulsion du

Territoire brige, en l'absence d'une loi d'extradition, d'un Français prévenu de bau. - queroute frauduleuse, el d'un Prussieu condaminé comme vagabond. Il a été reconnu

que l'administrateur de la police avoir enfreini l'art. :28 de la constitution, qui promet prolection aux étrangers, el le ministère a promis de présenter une lui qui réglera les effets de cette protection.

-- Le nouveau projet d'acle fédéral de la Suisse a été rolé et accepté, le 30 juin, dans les assemblées primaires du canton de Soleure. Le nombre des citoyens aples à voter, éloit de 12,013. Il y a eu 4,03 c soix pour le rejel, et 1,884 pour l'acceptation; mais, comme les absens éloient considérés comme acceptans, on a ajouté, en faveur du vole, le nombre 5,905 des absens, et l'acie a été déclaré accepté à une majorité de 3,748 voix. N'est-ce pas une supercherie udiense de profiler du moment où les travaux de la campagne relenvient un grand nombre d'électeurs pour faire considérer comme acceptans tous ceux qui ne viendroient pas aux assemblées ? Voilà donc une consiitution fondie sur line: fiction et sur me manoeuvre pleine de partialité et de lyrannie!

Dans sa scance du 8 juillet, la dièle fédérale de la confédération belcitique 's'est occupée de la question relative anix réfugiés italiens et polopais. Le président a aunoncé que le gouvernement français consentoir à recevoir les réfugiés italiens qui avoient été dirigés sur Genève. Quant aux Polonais, qui, au nombre de 500, ont adressé une pétition à la diète pour demander sa protection et des secours, il a été résolu que l'on continueroil les négociations pour obtenir leur rentrée en France.

- La grande lour de Bologne, qui a été bâtie en itog et qui a en hanteur 256 pieds holonois ou 97 mètres, vient d'être le théâtre de la folie d'un individu qui, le 25 juin dernier, est monté au haut de la tour et s'est ensuile jeto en bas. Il paroît que ce suicide étoit prémédité. Le malheureux s'appeloil Gaëtan Marchesi , avoit près de 35 ans et avoit, dit-on, dooné des preuves d'une colie duite assez mauvaise et irréligieuse. Il s'étoit vanté le matin que la Gazelle para Jerois bientôt de lui.

--Le pays de Tunis est toujours en révolution, et l'on est si pen en suresi dans la ville, que le brick le Voliigeur, qui s'y trouve en station, est oblige de faire descendre lous les jours treute hommes de son équipage pour la garde di consul français.

Recueil de poésies religieuses avec cette épigraphe :

Exultavit spiritus ineus in salutari meo (1). Ce recueil se compose de prières, d'odes, de cantiques sur des mystères ou pour des fêtes. L'auteur paroîl inspiré par une piété rendre : il chante la Provi.

(1) In-18. Prix : 75 C., et a fr. franc de port. Chez Blaise, rue Férou, n. 214 et au bureau de ce journal. .

dence , le divin amour, le cæar de Jésus, la sainte Vierge. Il a un cantique sur le chapelet. Les dernières pièces sont sur sainte Clo!ilde, Jeanne d'Arc, Françoised'Amboise et Loys. Ce recueil se recommande par les sentimens les plus religieux exprimés avec une heureuse facilité. Le produit de la vente est destiné à une @uvre de piété.

Le Mémorial du Chretien , suivi d'une Notice sur la Fondation de l'Eglise

de Notre-Dame de Boulogne-sur-Seine ; par M. Duchaine, curé de Boulogne. (1)

Cet ouvrage renferme un abrégé des preuves de la religion, un abrégé de la religion chrétienne, de courles instructions sur les mystères et les tères de l'année, des méditations sur les fins dernières de l'homme et sur la passion, des avis sur la prière et sur l'usage des sacremens; enfin des lectures de piété tirées de l'Ecriture ou de divers auteurs sur Dien , sur l'homme et sur les préceples et instructions du Sauveur. L'auteur a voulu rassembler dans un volume les instructions reçues dans l'enfauce, et qu'on oublie trop souvent au milieu du lumulte du monde. Le livre est approuvé par M. l'archevêque...

La Notice qui termine le volume nous apprend que l'église de Boulogne-surSeine fut fondée en 1319, par des habitans de Paris qui avoient été en pélerinage à Notre-Dame de Boulogne-sur-Mer, et qui voulurent avoir anssi plas à leur portée un pélerinage semblable en l'honneur de la sainte Vierge. Le lieu qui s'ap. peloit Menut prit le nom de Boulogue. On établit une confrérie dans la nouvelle église , et les papes y accordèrent des indulgences. L'auteur cite à cet égard des détails historiques qui iniéresseront le lecteur curieux de ces sortes de recherches.

(1) In - 12. Prix: 1 fr. 50 c., et a fr. franc de port. Chez Leroi , place du Louvre; et au bureau de ce Journal.

fe Gérant, Adrien Le Clere.

COURS DES EFFETS PUBLICS.-Bourse du 19 juillet 1833. Trois poir 100, jouissance du 22 déc., ouvert à 77 fr. 05 c. et fermé à 77 (r. 00 c. Cinq pour 100, jouiss. du 22 mars, ouvert à 104 fr. 05 c. et fermé à 104 fr. 00 c. Actions de la Banque. . . . . . . . . . . . . . . 1745 fr.00 c.

IMPRIMERIE D'AV, LE CLERE ET COMP.

MARDI 23 JUILLET 1833.

De l'Eglise catholique en Suiss

(Extrait du Catholique, de Spire.) En Suisse aussi l'esprit du siècle s'essaie à affoiblir la fentgion et à troubler l'Eglise. Sur ce sol de liberté, on cherche à opprimer et à enchainer le clergé. Des gouvernemens nouveaux, créés aux cris de libertés et de progrés des lumières, veulent aujourd'hui dominer et asservir : on n'en a que trop d'exemples dans le canton d'Argovie, ou l'autorité principale intima, le 9 février 1832, à M. Stockmann , curé de Vohlenschwyl, l'ordre de marier un de ses paroissiens avec sa cousine germaine, sans avoir de dispense ecclésiastique pour cet empêchement dirimant. Le curé refusa la bénédiction nuptiale, comme il le devoit; et ayant consulté son évêque, le prélat lui défendit formellement de passer outre, en lui faisant connoître qu'il ne pourroit, sans encourir la suspense, unir les deux individus qui n'avoient pas de dispense. M. l'évêque communiqua, le 26 janvier, à l'autorité la défense qu'il avoit faite; il en exposa les motifs, et fit remarquer que le treizième chapitre de la constitution d'Argovię garantissoit aux catholiques le libre exercice de leur religion. L'autorité civile s'obstina à soutenir son ordre, et, le curě ayant refusé d'y obtempérer, elle déclara la cure vacante, annonça par des circulaires le jour de l'installation d'un nouveau curé, et nomma, en attendant, un jeune prêtre nommé Borner pour faire les fonctions. On demanda au pasteur les clefs de l'Eglise, en lui signifiant qu'elle seroit fermée à tout ecclésiastique, hormis Borner, et que les capucins, entre autres, seroient expulsés par la force armée s'ils se présentoient. Borner répondit à l'idée qu'on avoit de lui, il bénit le mariage, et, déclaré suspens par son évêque de toute fonction sacerdotale, il osa, célébrer la messe le dimanche, en présence, au plus, de huit à dix personnes. La même autorité statua , le 30 juillet 1832, qu'à l'avenir un de ses délégués assisteroit aux élections des doyens, et, minutieuse et taquine dans son dépit, elle enleva aux religieux capucins le privilége, qu'ils avoient depuis des siècles , de recevoir de la poste leurs enyois francs de port.

Tome LXXVI. L'Ami de la Religion. . LI

« PrécédentContinuer »