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Succombé il y a trois ans, les décorés de juillet, les républicains, et quelques gardes natiovaux, se sont montrés avec un crèpe au bras. Il a été fait de nouvelles arrestations à domicile et dans les lieux publics.

- La police a découvert, dans la nuit du 27 au 28, rue des Trois-Couronnes , chez le sieur Perardel, un dépôt secret d'armes et de munitions. Elle y a saisi , outre des armes nombreuses , un moule à balles encore chaud, où vingt balles peuvent être coulées à la fois; deus caisses de poudre fraîche en petits paquets ; une immense quantité de balles et de petits lingots de plomb qui devoient servir à en faire d'autres. Le sieur Perardel a été arrêté sur-le-champ.

- Six élèves de l'Ecole Polytechnique ont été arrêtés le 27 juillet dans un maison de la Vieille-Rue du Temple, où ils étoient occupés à faire des cartouches. - - M. le vice-amiral Willaumez est nommé inspectcur - général des ports

pour l'année 1834. - - Les militaires de la garnison de Paris, qui étoient retenus pour causes disciplinaires à la salle de police, ont été mis en liberté la veille des fêtes.

– M. le contre-amiral Hamelin est nommé directeur général du dépôt des cartes et plans de la marine, en remplacement de M. de Gourdon, décédé.

-- Tous les postes des tuileries ont été occupés les 127 et 28 par la troupe de ligne. La Tribune renrarque que Louis XVIII et Charles X se faisoient garder, le jour anniversaire de leur rentrée, par la garde nationale seule.

- Quelques journaux avoient annoncé que le ministre des affaires étrangères avoit eu une attaque de choléra. Celle nouvelle est inexacte.

- Les sieurs Trouillet, I.ecomle et Mercier, impliqués dans l'affaire des troubles de Clichy, occasionnés par l'intrus Auzon, avoient été retenus en prison sur la prévension d'avoir outragé l'adjoint du maire de cette commune. Ce fonctionpaire les ayant excusés à l'audience, ils ont élé définitivement acquiltés.

- On a fait venir de Cherbourg douze mousses pour les maneuvres du vaisseau construit sur pilotis dans le bassin du quai d'Orsay.

- Quelques journaux persistent à assurer que l'on continue de travailler aux forts détachés : un avis officiel donne in nouveau dénienti à celle assertion. La question des fortifications de Paris et du système à adopter pour une défense natiouale, ajoute cet avis, demeure toute entière pour être soumise aux chambres à la session prochaine.

- Il n'y a pas eu, depuis quelques jours, de nouveaux cas de choléra parmi les hommes de l'équipage de la frégate la Melpomène, revenue de Lisbonne à Toulon. Le conseil de santé avoit résolo que cette frégate scroit coulée; mais le gouvernement a donné coni re-ordre.

- Comme à Tours, c'est aux royalistes que l'on doit principalement l'établissement qui vient d'avoir lieu d'une caisse d'épargnes à Poitiers. La première liste de souscripleurs est remplie de noms d'anciens, fonctionnaires, magistrals et officiers. M. le vicomte de Curzay, ancien préfet et ancien député, figure le premier sur celle liste.

- Le conseil municipal de Metz a arrêté que le nom de place Napoléon seroit restituée à la place de l'Hôtel-de-Ville.

-- 1.a naissance du fils du roi des Belges a été annoncée à Bruxelles par 1or coups de canon. Le jeune prince recevra les noms de Léopolu-Louis-Philippe-VictorErnest. Il sera baptisé dans les premiers jours d'aoûl, à l'église de Sainte-Gudule. Le parrain et la marraine seront le roi et la reine des Français. Louis-Philippe sera représenlé par le duc de Nemours, qui va se rendre à Bruxelles avec sa mère, aussitôt après les fètes.

- Des journaux de Berlin, de Londres et de Bruxelles, sool remplis de réflexions sur le rétablissement de la statie de Buonaparle et sur le projet de forts autour de Paris.

- M. Tennysson a développé le 23 juillet sa motion tendant à ce que la chambre des communes ne fut élie que pour cinq ans, au lieu de l'être pour sepl. M. Hume a appuyé celle motion, en regrellaut même que son collèguen'eût pas proposé de réduire les pouvoirs à trois ans. La discussion s'est prolongée. Lord Althorp s'est opposé à la prise en considération, par le motif qu'il ne couvenoit pas de trailer me matière aussi délicale et aussi importanle lorsque la session est déjà avancée. La motion a été rejetée à la majorité de 213 voix contre 164.

- M. O'Connell a proposé le 25 juillet, à la chambre des couimunes, de Iraduire à la barre les propriétaires et éditeurs du Morning-Chronicle, du Times, du Morning-Herald el del Morning-Post, comme rendant un comple inexact des débals de la chambre, el supprimant à dessein des parties de discours. Celle motion, qui a été comballue par lord Althorp, u'ayant pas été appuyee, M. O'Con. uell l'a retirée.

- Dans le cours de la discussion des articles du bill de la réforme de l'église d'Irlande, lord Wellington avoit présenté un amendement tendant à conserver les évêchés que le bill veut supprimer, en donnant la faculté au rui de les attribuer aux évêques titulaires des autres siéges. Lord Grey a comballu cet amendement comme détruisant le principe du bill; il n'a été rejeté qu'à la majorité de 14 voix,

- La chambre des lords a adopté le 25 jusqu'à la 116* clause du bill de la réforme de l'église d'Irlande. L'archevêqne de Cantorbéry a alors proposé un amendement tendant à ce que les revenus , provenant des bénifices suspendus , fussent appliqués, par les commissaires, à la construction et à la réparation des églises du lieu, ou réunis aux fonds généraux. Le comte Grey et le ministre de Lansdown ont soulenu que les commissaires devoient avoir un ponroir illimité. L'amendement mis aux voix a passé à la majorité de 2 suffrages. Lord Grey a demandé aussitôt l'ajournement, afin que le gonvernement avisâi au parti à prendre. Le lendemain ce ministre a prononcé un discours pour esprimer son regret de la résolution qui avoit élė prise, et en faire sentir les inconvéniens. Il a prie l'assemblée d'adopler un amendement modificatif de celui de la veille, et qui consisloil à admettre les prélats dans les réunions de commissaires répartiteurs. Celte disposition a passé sans opposition.

- La ville qui doit servir de résidence au gouvernement grec s'appellera Othonville, et sera construite sur l'isthme de Corinthe. Le jour de l'anniversaire de sa naissance, le roi de la Grèce a amnistié les palicares, et a créé un ordre de Saint-Sauveur pour les défenseurs de la patrie, les artistes, les industriels et les fonctionnaires publics. . - La commission, pour l'organisation ecclésiastique en Grèce, s'occupe d'un projet , ayant pour but de séparer entièrement l'Eglise grecque, et de ne plus reconnoître le patriarche de Constantinople. Le clergé dépendroit à l'avenir d'un synode dans le genre de celui qui dirige les affaires ecclésiastiques en Russie.

Nouvelle Bibliothèque catholique de Lille ; deuxième et troisième livraisons

. de 1833. (1)

Nous avons rendu comple, n' 2087, de la première livraison de 1833. La se-, conde et la troisième livraisons ont paru depuis. La livraison d'avril contient trois ouvrages : Les Vacances, ou Lettres de quelques jeunes personnes, 2 vol.; les Amis de régiment, 2 vol.; et la Foi, i vol. Le prenier de ces ouvrages renferme la correspondance de quelques jeunes personnes avec leur maîtresse, madame de Sainte-Thérèse, religieuse ursuline. On fait entendre que celle correspondance n'est point une fiction; seulement on a déguisé les noms. Le but de l'ouvrage est de donner des avis à quelques jeunes personnes pour se conduire dans le monde quand leur éducation est terminée. Les conseils de l'institutrice sont tels qu'on peut l'aliendre d'une femme sage et expérimentée, qui s'étoit occupée longtemps de l'éducation de la jeunesse, et qui avoit à cæur de la préserver des sé. ductions du monde. Les Amis de régiment sont l'histoire de deux militaires qui allient la piété avec la bravoure, et qui, par leur conduite ferme et prudente, s’allirent l'estime de leurs chefs et l'amitié de leurs camarades. Ces militaires sont placés quelquefois dans des circonstances fort délicates, et s'en tirent avec honneur. La Foi, par M. L. B., est une instruction chrétienne sur la foi, sur les vérités qui en sont l'objet, sur les motifs sur lesquels elle repose, sur les qualités de la foi, sur la nécessité d'y joindre les euvres. L'ouvrage est solide et bien écrit.

La livraison de juillet renferme quatre ouvrages : Les charmes de la Société

(1) Par an, 120 volumes in-18; prix : 6 fr., et 9 fr. franc de port. Chaque volume séparément 35 c., et 50 c. franc de port. On peut se procurer au xmêmes conditions toutes les années antérieures depuis 1827 inclusivement, Paris, chez Ad. Le Clere et C', au bureau de ce journal, et à Lille chez Lefort.

des chrétiens, a vol.; les E.remples de confiance en Dieu, i vol. ; l' Espérance, I vol.; et des Essais dramatiques et moraux, i vol. Les Charmes de la So. cietė du chrétien sont de l'auteur de René. L'éditeur dit, dans sa préface, qu'il se proposoit d'abord de reproduire l'ouvrage de madame Aubert sous le même titre; mais qu'il a cru ensuite plus utile de montrer les vertus chrétiennes. mises en action, et exerçant une heureuse influence dans une famille. En conséquence, on verra ici l'ascendant de la vertu d'une jeune personne élevée dans la piele, et qui triomphe par sa sagesse des préventions d'une parente accoutumée à vivre dans le lourbillon du monde. Les Exemples de la confiance en Dieu au milieu des plus grands périls offrent quelques faits pris dans la Vie des Saints ou dans l'Histoire des Voyages modernes. Il y a là de quoi admirer ce que peuvent chez des chrétiens la foi et la résignation. L'Espérance, par M. L. B., est dans le même genre que le volume de la livraison précédente sur la foi. C'est une instruction abrégée sur l'espérance chrétienne, sur son fondement, sur son objet, sur ses motifs, sur ses effeis, etc. Enfin, les Essais dramatiques et moraux, par l'auteur de Florence et mademoiselle E. P., renferment deux petits drames : l’un, qui montre l'orgueil puni et la vertu récompensée; l'autre, qui fait voir les bienfaits de la Providence.

Ces divers ouvrages tendent, sous des formes variées , à inculquer l'amour de la religion, et à prouver lanıòi combien elle repose sur des fondemens solides, tanlôt combien elle nous apporte de paix et de bouheur, autant du moins qu'il est permis d'en espérer ici-bas.

Il paroît depuis quelques mois à Paris un auire recueil du inème genre , sous le titre de Bibliothèque instructive et amusande (1). Nous en avons vu la première livraison qui est aussi de 5 volumes. Les ouvrages qu'elle renferme sont : Pierre Desbordes ou le Danger des mauvaises liaisons, par M. d'Exauvillez, a vol. in-18; Adélaïde de Lichtemberg, par M. l'abbé Hunkler, i vol. ; Dialogues sur les moyens d'être heureux, par M. d'Exauvillez, s vol; el des Pensées et Réflexions propres à former nos opinions sur les homines et les choses, par le même, 1 vol. Nous avons rendu compte de Pierre Desbordes; les Dialogues sont dans le même genre que plusieurs autres écrits de M. d'Exauvillez, dont il a été parlé dans ce journal. L'auteur y expose les bienfaits de la religion dans un style simple, mais naturel et attachant. Les Pensées et Réffexions roulent sur la religion, la politique, l'hornme et la société. A lélaïde de Lichtemberg ou la Piété filiale , par M. l'abbé Hunkler, est un roman moral saus doute, inais où l'auteur a un peu prodigué les événemens extraordinaires.

(1) Par an 4 livraisons, composées chacune de 5 vol.; prix 10 fr. et 15 fr. (rauc de port. Chaque vol. se vend séparément 60 c. el : fr. franc de pori. A Paris, chez Gaume frères, rue du Pot-de-Fer no 5, et au bureau de ce journal.

IMPRIMERIE D'AD, LE CLERE ET Comp.

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