Oeuvres de Montesquieu, Volume 5

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Gueffier et Langlois, an IV de la République, 1796
 

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Page 158 - C'est ici qu'il faut se donner le spectacle des choses humaines. Qu'on voie , dans l'histoire de Rome , tant de guerres entreprises , tant de sang répandu , tant de peuples détruits, tant de grandes actions, tant de triomphes, tant de politique, de sagesse, de prudence , de constance , de courage; ce projet d'envahir tout , si bien formé , si bien soutenu , si bien fini , à quoi aboutit-il , qu'à assouvir le bonheur de cinq ou six monstres?
Page 4 - Une des causes de sa prospérité c'est que ses rois furent tous de grands personnages. On ne trouve point ailleurs, dans les histoires , une suite non interrompue de tels hommes d'État et de tels capitaines. Dans la naissance des sociétés, ce sont les chefs des républiques qui font l'institution ; et c'est ensuite l'institution qui forme les chefs des républiques.
Page 100 - ... opposées qu'elles nous paraissent, concourent au bien général de la société, comme des dissonances dans la musique concourent à l'accord total. Il peut y avoir de l'union dans un État où l'on ne croit voir que du trouble, c'est-à-dire une harmonie d'où résulte le bonheur, qui seul est la vraie paix. Il en est comme des parties de cet univers, éternellement liées par l'action des unes et la réaction des autres.
Page 204 - Il ya des causes générales, soit morales, soit physiques, qui agissent dans chaque monarchie, l'élèvent', la maintiennent, ou la précipitent ; tous les accidents sont soumis à ces causes...
Page 566 - Ce qui fait ordinairement une grande pensée, c'est lorsqu'on dit une chose qui en fait voir un grand nombre d'autres, et qu'on nous fait découvrir tout d'un coup ce que nous ne pouvions espérer qu'après une grande lecture.
Page 315 - Seigneur, lui dis-je, il est heureux que le ciel ait épargné au genre humain le nombre des hommes tels que vous. Nés pour la médiocrité, nous sommes accablés par les esprits sublimes. Pour qu'un homme soit au-dessus de l'humanité, il en coûte trop cher à tous les autres.
Page 99 - Rome des divisions : et ces guerriers si fiers, si audacieux, si terribles au dehors, ne pouvoient pas être bien modérés au dedans. Demander, dans un état libre, des gens hardis dans la guerre, et timides dans la paix...
Page 203 - Voici, en un mot, l'histoire des Romains : ils vainquirent tous les peuples par leurs maximes; mais, lorsqu'ils y furent parvenus, leur république ne put subsister; il fallut changer de gouvernement, et des maximes contraires aux premières, employées dans ce gouvernement nouveau, firent tomber leur grandeur.
Page 42 - Il est vrai que d'abord la frayeur y fut extrême ; mais il n'en est pas de la consternation d'un peuple belliqueux , qui se tourne presque toujours en courage , comme de celle d'une vile populace qui ne sent que sa foiblesse.
Page 418 - ... ils ne sont pas plus forts avec ce nouvelliste ; et ce nouvelliste n'est pas plus fort avec eux. Il faut toujours en revenir à la raison; mon livre est un livre de politique, et non pas un livre de théologie ; et leurs objections sont dans leurs têtes , et non pas dans mon livre. Quant à Voltaire , il a trop d'esprit pour m'entendre ; tous les livres qu'il lit, il les fait; après quoi , il approuve ou critique ce qu'il a fait.

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