Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe, Volume 9

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Janet et Cotelle, 1821
 

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Page 326 - Que tout meure avec moi, Madame ; que m'importe Qui foule après ma mort la terre qui me porte ? Sentiront-ils percer par un éclat nouveau, Ces illustres aïeux, la nuit de leur tombeau ? Respireront-ils l'air où les feront revivre Ces neveux qui peut-être auront peine à les suivre, Peut-être ne feront que les déshonorer, Et n'en auront le sang que pour dégénérer ? Quand nous avons perdu le jour qui nous éclaire, Cette sorte de vie est bien imaginaire, Et le moindre moment d'un bonheur...
Page 430 - Ne les détournez point, ces yeux qui m'empoisonnent, Ces yeux tendres, ces yeux perçants, mais amoureux, Qui semblent partager le trouble qu'ils me donnent. Hélas ! plus ils sont dangereux, Plus je me plais à m'attacher sur eux. Par quel ordre du ciel, que je ne puis comprendre, Vous dis-je plus que je ne dois...
Page 212 - Quoi ! des plus chères mains craignant les trahisons, J'ai pris soin de m'armer contre tous les poisons, J'ai su, par une longue et pénible industrie, Des plus mortels venins prévenir la furie.
Page 49 - Ah ! vous me charmez trop, moi de qui l'âme altière Cherche à voir sous mes pas trembler la terre entière : Moi qui veux pouvoir tout, sitôt que je vous voi, Malgré tout cet orgueil, je ne puis rien sur moi. Je veux, je tâche en vain d'éviter par la fuite Ce charme dominant qui marche à votre suite : Mes plus heureux succès ne font qu'enfoncer mieux L'inévitable trait dont me percent vos yeux. Un regard imprévu leur fait une victoire; Leur moindre souvenir l'emporte sur ma gloire...
Page 325 - Vivez, Seigneur, vivez, afin que je languisse, Qu'à vos feux ma langueur rende longtemps justice. Le trépas à vos yeux me semblerait trop doux, Et je n'ai pas encore assez souffert pour vous. Je veux qu'un noir chagrin à pas lents me consume, Qu'il me fasse à longs traits goûter son amertume; Je veux, sans que la mort ose me secourir, Toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir.
Page 186 - Bérénice ménage tout ce qu'elle doit à l'amitié d'Antiochus; elle intéresse par la vérité de sa tendresse pour l'empereur. Il semble qu'on entende Henriette d'Angleterre elle-même, parlant au marquis de Vardes. La politesse de la cour de^ Louis XIV, l'agrément de la langue française, la douceur de la versification la plus naturelle, le sentiment le plus tendre, tout se trouve dans ce peu de vers.
Page 200 - C'est l'effet de l'un et de l'autre. Il n'est pas étonnant que personne ne soit arrivé à ce point de perfection ; mais il l'est que le public ait depuis applaudi avec transport à des pièces qui à peine étaient écrites...
Page 46 - Cruel poison de l'ame, et doux charme des yeux! Que devient, quand tu veux, l'autorité suprême, Si tu prends malgré moi l'empire de moi-même ; Et si cette fierté qui fait par-tout la loi, Ne peut me garantir de la prendre de toi?
Page 18 - Un grand destin commence, un grand destin s'achève * : L'empire est prêt à choir, et la France s'élève ; L'une peut avec elle affermir son appui, Et l'autre en trébuchant l'ensevelir sous lui.
Page 199 - ... sévères , je suis encore étonné qu'on ait pu tirer des choses si touchantes d'une situation qui est toujours la même; qu'on ait trouvé...

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