Des prédicateurs du XVIIe siècle avant Bossuet

Couverture
Vve E. Belin et fils, 1883 - 446 pages
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Pages sélectionnées

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 134 - Or sus, Mesdames, la compassion et la charité vous ont fait adopter ces petites créatures pour vos enfants; vous avez été leurs mères selon la grâce depuis que leurs mères selon la nature les ont abandonnés ; voyez maintenant si vous voulez aussi les abandonner. Cessez d'être leurs mères pour devenir à présent leurs juges; leur vie et...
Page 129 - Livres, pour en chercher sans relâche la lettre par l'étude, l'esprit par l'oraison, la profondeur par la retraite, l'efficace par la pratique, la fin par la charité, à laquelle tout se termine, et « qui est l'unique trésor du christianisme, » cAnstiani nominis thesaurus, comme parle Tertullien...
Page 87 - ... visibles défauts de l'éloquence charmante de saint François de Sales sont confessés et absous. « Chez lui, dit M. Jacquinet, les pensées subtiles, les images raffinées n'ont rien de pédantesque : le bel esprit dans ses sermons n'est point affecté, au sens propre du mot, et n'a rien d'ambitieux... On retrouve, on sent jusque dans ses combinaisons d'idées ou d'images les plus singulières, dans ses paraphrases et ses paraboles les plus inattendues et les moins simples, la plus parfaite...
Page 129 - ... tout ces grands hommes sont nourris de ce froment des élus, de cette pure substance de la religion, et que pleins de cet esprit primitif qu'ils ont reçu de plus près et avec plus d'abondance de la source même...
Page 134 - ... voyez maintenant si vous voulez aussi les abandonner. Cessez d'être leurs mères, pour devenir à présent leurs juges: leur vie et leur mort sont entre vos mains; je m'en vais prendre les voix et les suffrages: il est temps de prononcer leur arrêt, et de savoir si vous ne voulez plus avoir de miséricorde pour eux. Ils vivront si vous continuez d'en prendre un charitable soin ; et, au contraire, ils mourront et périront infailliblement si vous les abandonnez : l'expérience ne vous permet...
Page 304 - Vous êtes damné si vous continuez. » Un jésuite adoucira tout. Puis l'huile, pour peu qu'il en tombe sur un habit, s'y étend et fait insensiblement une grande tache ; mettez un bon Père jésuite dans une province, elle en sera bientôt toute pleine.
Page 371 - Seigneur de consacrer ce bras qui est la terreur de toute l'Europe et le bonheur de la France; mais en même temps que Votre Altesse se souvienne que, si elle ne rapporte pas...
Page 373 - II n'est ni assez bon ni assez mauvais pour venir d'ailleurs. Il est aussi impossible d'y trouver une absurdité ou un solécisme qu'un aperçu profond ou un mouvement d'éloquence ; c'est le poli , la dureté et le froid de la glace. Est-il donc si difficile de faire un livre de PortRoyal? Prenez...
Page 248 - Elles nous apprennent que toutes ces grandeurs dont le monde se glorifie, et dont l'orgueil des hommes se repaît ; que cette naissance dont on se pique , que ce crédit dont on se flatte , que cette autorité dont on est si fier, que ces succès dont on se vante , que ces biens dont on s'applaudit , que ces dignités et ces charges dont on se prévaut, que cette beauté, cette valeur, cette réputation dont on est idolâtre ; que tout cela, malgré nos préventions et nos erreurs, n'est que vanité...
Page 343 - Dieu, chrétiens, a deux places augustes et vénérables , je veux dire l'autel et la chaire. Là se présentent les requêtes , ici se publient les ordonnances ; là les ministres des choses sacrées parlent à Dieu de la part du peuple , ici ils parlent au peuple de la part de Dieu ; là...

Informations bibliographiques