Dialogues et Vie du duc de Bourgogne, père de Louis XV.: Ouvrages

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Page 165 - Dans sa fureur la plus bizarre et la plus insensée, il est plaisant, éloquent, subtil, plein de tours nouveaux, quoiqu'il ne lui reste pas seulement une ombre de raison. Prenez bien garde de ne lui rien dire qui ne soit juste , précis et exactement raisonnable : il saurait bien en prendre avantage , et vous donner adroitement le change; il passerait d'abord de son tort au vôtre, et deviendrait raisonnable pour le seul plaisir de vous convaincre que vous ne l'êtes pas.
Page 175 - Roi, et faire plaisir à Monseigneur, et nullement pour le pénible avantage d'être votre précepteur ; et afin que vous n'en doutiez pas, je vais vous conduire chez Sa Majesté, pour la supplier de vous en nommer un autre, dont je souhaite que les soins soient plus heureux que les miens...
Page xv - Mémoires politiques et militaires, pour servir à l'Histoire de Louis XIV. et de Louis XV. composés sur les Pièces originales, recueillies par Adrien-Maurice, Duc de Noailles, Maréchal de France, et Ministre d'Etat. Par M, l'Abbé Millot.
Page 251 - Vous avez l'esprit cultivé et orné, pour pouvoir parler de tout , et pour vous proportionner à chacun. C'est un charme continuel qu'il ne tient qu'à vous 'de donner; il ne vous en coûtera qu'un peu de sujétion et de complaisance. Dieu vous donnera la force de vous y assujettir , si vous la désirez. Vous n'y aurez que la gloire mondaine à craindre.
Page 165 - ... hier. Cette humeur étrange s'en va comme elle vient. Quand elle le prend, on dirait que c'est un ressort de machine qui se démonte tout...
Page xi - Jl eut pour la retraite et la solitude un goût ou plutôt une passion qui lui a été commune avec d'autres gens de lettres; mais il y joignit une manière qui lui fut propre, de se rendre solitaire au sein même des sociétés. Au milieu des hommes il avait l'air d'un étranger qui entend la langue du peuple chez lequel il vit,, -et qui n'a pas l'habitude de la parler. En .s'adressant à, lui, on s'apercevait qu'on interrompait ses pensées et qu'on lui demandait un effort, et il avait autant de...
Page 123 - Quel plaisir de penser et de dire en vous-même : « Partout en ce moment on me bénit, on m'aime : On ne voit point le peuple à mon nom s'alarmer; Le ciel dans tous leurs pleurs ne m'entend point nommer. Leur sombre inimitié ne fuit point mon visage, Je vois voler partout les cœurs à mon passage !
Page 174 - Vous vous imaginez donc être plus que moi ; quelques valets sans doute vous l'auront dit; 'et moi, je ne crains pas de vous dire, puisque vous m'y forcez, que je suis plus que vous. Vous comprenez assez qu'il n'est pas ici question de la naissance.
Page 166 - ... accès d'emportement , tant il se contrefait bien. Après cette comédie jouée à ses propres dépens, vous croyez bien qu'au moins il ne fera plus le démoniaque. Hélas ! vous vous trompez : il le fera encore ce soir , pour s'en moquer demain sans se corriger.
Page 167 - Je promets , foi de prince , à M. l'abbé de Fénelon, de •< faire sur-le-champ ce qu'il m'ordonnera , et de lui obéir « dans le moment qu'il me défendra quelque chose ; et si j'y « manque , je me soumets à toutes sortes de punitions et de « déshonneur. Fait à Versailles, le 29 novembre IG89.

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