Petite bibliothèque des théatres, contenant un recueil des meilleures pieces du théatre françois, tragique, comique, lyrique & bouffon, depuis Porigine des spectacles en France, jusqu'à nos jours, Volume 31

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Au Bureau de la Petite bibliotheque des théatres, 1786
 

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Page 55 - Dans un trouble si grand j'ai peine à vous répondre: Mes frayeurs , vos bontés , tout sert à me confondre. Le prince ne vous doit paroître qu'un ingrat ; D'un outrage apparent vous avez vu l'éclat : Je ne suis à vos yeux qu'une indigne rivale ; Cependant....
Page 51 - Vous ne régnerez plus qu'au gré de son caprice. Le peuple, qui croira qu'il s'est fait redouter, Sur ses moindres chagrins prêt à se révolter, Et méprisant pour lui vos ordres inutiles , Va livrer tout l'état aux discordes civiles. Vous verriez tous les cœurs appuyer ses projets ; Vous n'auriez qu'un vain trône, il auroit les sujets. Ma parole tremblante à chaque instant s'arrête : Il a sauvé mes jours , et je proscris sa tête !. .. Mais je dois à mon roi de sincères avis.
Page 12 - Je sais ce que ma mort vous coûteroit de pleurs, Et ne crains mes dangers que comme vos malheurs. Vous le savez, l'espoir d'être un jour couronnée Ne m'a point fait chercher votre auguste hyménée; Et quand j'ai violé la loi de cet état Qui traite un tel hymen' de rebelle attentat, Vous savez que, pour vous me chargeant de ce crime, De vos seuls intérêts je me fis la victime. Cent fois dans vos transports et le fer à la main, Je vous ai vu tout prêt à vous percer le sein , Consumé tous...
Page 64 - D'un œil compatissant regardez l'un et l'autre ; N'y voyez pas mon sang, n'y voyez que le vôtre. Pourriez-vous refuser à leurs pleurs, à leurs cris, La grâce d'un héros, leur père et votre fils? Puisque la loi trahie exige une victime, Mon sang est prêt, seigneur, pour expier mon crime.
Page 61 - D'une vertu si ferme étonner l'univers. Soyez juste; des rois c'est le devoir suprême: Mais le crime apparent n'est pas le crime même: Un ingrat, un rebelle est digne du trépas: A ces titres, seigneur, votre fils ne l'est pas.
Page 31 - Ni qu'en entretenant ses transports furieux Votre cœur ait eu part au crime de vos yeux : Je ne punirai point des malheurs que peut-être Malgré votre vertu vos charmes ont fait naître; Quoi qu'il en soit enfin je veux bien l'ignorer: Sans rien approfondir il faut tout réparer. INÈS. Je l'ai bien cru , seigneur, d'un monarque...
Page 17 - L'infant est-il pour vous un objet odieux? Et ce prince à tel point at-il blessé vos yeux , Que vous trouviez sa main indigne de la vôtre? Pourquoi craindre l'instant qui vous joint l'un à l'autre? J'ai peine à concevoir, madame, que mon fils Soit aux yeux de Constance un objet de mépris. CONSTANCE. Un objet de mépris !... Hélas ! s'il pouvoit l'être...
Page 13 - Si je crains pour vos jours, je vais tout hasarder; Et vous m'êtes d'un prix à qui tout doit céder. Mais, s'il le faut, fuyez : que le plus sûr...
Page 60 - Oui , ma vertu triomphe ; et la faveur du ciel M'instruit à terminer un embarras cruel : Sa voix a retenti , le sort veut qu'on l'entende ; Ce n'est point votre sang, c'est le mien qu'il demande: Mourir pour un sultan en vous c'est désespoir ; Mourir pour mon époux, seigneur, c'est mon devoir. THÉODORE. Non , ne m'arrêtez plus!... Une douleur si tendre Ne peut....
Page 47 - Mahomet , par mon soin magnanime , Ne renonce à l'hymen dont tu lui fais un crime. Des armes qu'il te donne , avant de le percer, Par les mains du soldat tu veux me renverser. Esclave révolté , songe à te mieux connoître : Loin d'attenter snr lui , tremble aux pieds de ton maître.

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