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EXPLICATION DES ABREVIATIONS

inferées dans le corps de cet Ouvrage.

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Je ne rapporte point ici les noms de tous les Auteurs à qui· j'ai eu recours pour faire ce Traité, parce que je les cite dans les endroits où j'ai befoin de leur autorité.

TRAITÉ

X*X
X

TRAITE

DE

L'ORTHOGRAPHE

FRANÇOISE

EN FORME DE DICTIONNAIRE.

A, Subft. mafc. premiere Lettre de l'Alphabet.

Pâtiffier.

Abaiffé, ée, part. paf. & adj. Abaiffement, f. m. plus en usage au figuré.

eft fouvent prépofi- | Abaisse fubft. mafc. terme de tion, qui reçoit plufieurs fignifications différentes, felon les mots auxquels elle fe 'joint; alors il le faut marquer d'un accent grave, ainsi qu'il fuit, à.

Aa, nom de plufieurs rivieres.
Abaca, efpece de lin qui croît dans

les Ines.

Abaiffer, v. act. Voyez la Remar
que du mot Abat-vent.
Abandon, f. m.

Abandonné, ée, part. pas. & adj.
Abandonnement, f. m.
Abandonner, v. a.

Abaco, fubft. masc. terme d'Arith-s'Abandonner, v. neut.

métique.

Abacot, ornement de tête des an-
ciens Rois d'Angleterre.
Abadir, f. f. Pierre qu'Ops ou
Rhée, femme de Saturne, em-
maillotta lorfqu'elle mit Jupi-
ter au monde.

Abaque, f. m. t. d'Architecte.
Abaris f. m. Grand-Prêtre d'A
pollon.

Abas, poids en ufage en Perfe.
Abas, f. m. Fils d'Hypothoon &
de Mélanire.
Abafourdir, v. a. Étourdir.

Abafter, f. m. Un des chevaux de

Pluton.

Abâtardir, v. a. Ne fe dit qu'au figuré.

Abâtardiffement, f. m. Ces deux mots vieilliffent.

Abatellement, f. m. Sentence du Conful dans les Echelles du Le

vant.

Abat-faim, f. m. Groffe piéce de viande.

Abat-jour, f. m. Petite fenêtre à demi fermée, qui ne reçoi le jour , & qui ne le donne que par en haut.

Abattage, f. m. Dépenfe pour exploiter un bois.

Abattant, f. m. t. de Marchand de draps.

Abattée, f. terme de Marine.
Abattement, f. m.

Abatteur, f. m.

Abattis, f. m.

Abattre, v. a.

Abattu, abattue, adj.
Abattures, f. f. pl. t. de Vénerie.
Abat-vent, f. m.

Tous ces mots font écrits avec
beaucoup de variété chez les Au-
teurs. Danet & Richelet écri-
vent abatre & fes compofés avec
un feul b & un t. Nos Anciens,
comme Dupuys fur Etienne en
1573. Baudoin fur Nicod en
1607. le P. Monet en 1637.&
le P. Binet en 1645. ont écrit
indifféremment abatre & abbatre.
MM. de l'Académie, Furetiere,
Joubert & Boudot écrivent abat-
tre avec un b & deux tt. A l'é-
gard des deux bb, j'avoue qu'il
s'eft gliffé dans l'ufage l'abus de
doubler la lettre initiale du fim-
ple dans tous les compofés de
la lettre ou prépofition A. On a
fuivi cette façon d'écrire dans
les précédentes éditions de cet
Ouvrage; mais dans celle-ci
nous ne devons pas nous laiffer
entraîner à ce torrent, puifque
nous avons à y oppofer l'Acadé-
mie & trois'autres bons Auteurs.

Ce n'eft pas que je prétende ren. verfer le principe felon lequel on écrit: Accompagner, affoiblir, aggrandir, allouer, annotation, apporter, arranger, affocier, attirer, & femblables. J'admets ce principe avec quelque reftri&tion; & je crois que c'eft le fens de la prépofition jointe au verbe qui doit déterminer à doubler la lettre initiale, ou à ne la pas doubler. Elle doit être doublée quand la prepofition marque quelque rapport, ce qui arrive le plus fouvent: elle ne doit point être doublée, quand cette prépofition eft fufceptible d'une autre fignification, comme dans abattre. Mais ce qui doit juftifier l'Orthographe de l'Académie, quant aux deux tr, c'eft que battre vient de battere, que l'on trouve dans les Conftitutions de Charlemagne, & qu'on a dit au lieu de batuere, qui eft dans Plaute. Bartre a été tiré directement de battere par contraction. Abbatial, tiale, adj. Abbaye, f. f. Il y en a qui écriaujourd'hui Abbaie.

On prononce Abbai-ie; l'y eft donc néceflaire pour tenir la place des deux i. Richelet fait encore plus mal lorfqu'il écrit Abaie avec un feul & un ï. V. la Remarque du mot fuivant. Abbé, f. m.

Ce mot felon l'interprétation de S. Jérôme vient du Syriaque Abba, qui fignifie pere ou paternité. Les Latins par analogie ont écrit Abbas avec deux bb: à pari, nous ne pouvons nous difpenfer de les admettre en François au mot Abbé. Abbesse, f. f.

Quoique tous nos bons Auteurs François aient écrit de la forte, Richelet a cru devoir retrancher un b de ce mot. S'il l'avoit omis par inadvertence, il ne l'auroit pas auffi retranché du Latin

Abbatiffa, qu'on a de tout temps écrit avec deux bb. Ce font des fautes impardonnables.

Abhorrer, v. a.
Abia, f. f. Fille d'Hercule.
Abject, abjecte, adj.

Abbeville, Ville de France, en Abjection, f, f.

Picardie.

A, b, c, f. m.

V. Pr.

Abceder, v. n. t. de Chirurgie. Se changer en abcès. Abcès, f. m. Plufieurs écrivent abfcez. let. è. Danet, Richelet, & l'Académie écrivent abcès fans avoir égard à l' qui eft dans le mot Latin abfceffus. Furetiere écrit abfes; mais c'eft une faute qu'il faut éviter.

Abdiare, Ville & Royaume d'Afie.
Abdication, f. f.

Abdiqué, ée, part. paf. & adj.
Abdiquer, v. a.

Abdoinen, f. m. t. d'Anatomie.
Abducteur, adj. m. t. d'Anatomie.
Abduction, f. f. t. d'Anatomie.
Abécédaire, f. m. Qui eft à l'a, b, c.
Abécher, v. a. V. Abéquer.
Abeille, f. f.

Abeilles. V. Ariftée.
Abéone & Adéone, f. f. Divinités

qui préfidoient aux voyages. Abequer un oiseau, v. a.

Richelet écrit ainfi. Des Auteurs écrivent abbecquer, mais l'ufage n'approuve plus ce c; il a été retranché de quantité d'autres mots où il étoit inutile comme en celui-ci de forte qu'on écrit aujourd'hui, choquer, paquet, piquer, vaquer, &c. pour chocquer, pacquet, picquer, vacquer, &c. Furetiere & Danet écrivent abbécher, mais ce mot vieillit; abequer eft plus en ufage: ainfi il faut écrire & prononcer de cette derniere façon. Aberden, Ville Maritime de l'Ecoffe Septentrionale. Aberration f. f. t. d'Aftronomie. Abêti, ie, adj. Abêtir, v. a. Ab hoc & ab hac mot emprunté du Latin. Il eft bas & populaire. Abhorré, ée, adj.

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,

Abilene, Contrée de Svrie.
Ab-inteftat, t. de Jurifprudence.
Abiffinie, Royaume d'Afrique.
Abjuration, f. f.
Abjuré, ée, adj.

Abjurer, v. a. On dit, abjurer une béréfie.

Ablais, f. m. t. de Coûtume. Ablaque, adj. Soie que l'on tire de Perfe.

Ablatif, f. m. t. de Grammaire.
Able, ou Ablette, f. m. Sorte de
poiffon.
Abléder, v. n.
Ablégat, f. m.

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Able ret f. m. Filet carré pour
pêcher les Ables.
Abluer, v. a. t. d'Ecriture.
Ablution, f. f.
Abnégation, f. f.

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Abo Ville Capitale de la Fin-
lande en Suede.
Aboi d'un chien, f. m.
Aboiement, f. m.

quant aux

On prononce aboiment, mais il n'y a que Richelet qui ait écrit de la forte peut-être fera-t-il autorifé par l'ufage deux dernieres fyllabes. Abois, f. m. plur. Erre aux abois, Abois, t. de Chaffe. Aboli, ie, part. pas. & adj. Abolir, v. a. Aboliffement, f. m. Abolition, f. f.

Abomafus, l'un des eftomacs des
animaux qui ruminent.
Abominable, adj.
Abominablement, adv.
Abomination, f. f.
Abominer, vieux v. a.
Abondamment, adv.
Abondance, f. f.
Abondant ante, adj.
d'Abondant, adv. t. de Prat,
Abonder, v. n.
Abonné, ée,
Abonnement

adj.

1. m

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Abonner: s'Abonner, v. n.
Abonni, ie, part. paf. & adj.
Abonnir, v. a.
Abord, f. m.
d'Abord, adv.
Abordable, adj. m. & f.
Abordage, f, m. t. de Marine.
Abordé, ée, adj.
d'Abordée, adv.

Aborder, v. n. Aller à bord. Aborder, v. a. Approcher. Aborigenes, f. m. pl. Peuples dont on ne connoît pas l'origine. Abornement, ou Abournement,f.m. Aborner, v. a. t. d'Arpentage. Donner des bornes.

Abortif, ive, adj. Qui eft venu

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Abouquement, f. m.

t.

Abouquer, v. a. t. de Salines,
Abouté, adj. t. de Blafon,
Aboutir, v. n,
Aboutiffant, ante, adj.
Aboutiffement, f. m. Ne fe dit que
d'un abcés qui aboutit.
Abouts, f.m. t. de Charpentier.
Aboyant, ante, adj.
Aboyer, y. n.

Il ne faut pas écrire aboïer comme Richelet, parce que l'i ne convient point dans ce mot, Voyez Préf. lett. i & Y Aboyeur, cufe, Abrégé, f. m.

adj.

Abrégé, ée, part. paf. & adj.
Abregement, f, m.
Abréger, v. a.

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Abrenoncio mot Latin francifé, qui ne fe dit que dans le ftyle familier.

Abréviation, f. f.
Abréviateur, f. m.

Ces fix mots nous viennent du
Latin abbreviario ; cependant l'u-

fage adopté par l'Académie en a retranché un b. On trouve dans Danet abbrégé & abrégé, ce qui fait croire qu'il balançoit fur le choix de ces deux manieres d'écrire; mais celui de l'Académie eft préférable. Abréviature, f. f. Le même qu'Abréviation.

Abreuvé, ée, part. pas. & adj.
Abreuver, v. a.

Ne fe dit en ce fens qu'en parlant des chevaux & autres beftiaux. Abreuvoir f. m. Abri, f. m.

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A l'abri, façon de parler, adv.
Abricot, f. m. Fruit.
Abricoté, f. m. Sorte de dragée.
Abricotier, f, m. Arbre.
Abrier, v. a. t. de Jardinier.
Abrité, ée, adj. t. de Jardinage,
Abrivent, f. m.
Abrogation, f. f.
Abrogé, ée, adj.
Abroger, v. a.

Abroliani, Mouffeline fabriquée à
Bengale,

Abrotone, f.f. Herbe odoriférante,
Abrouti, adj. t. d'Eaux & Forêts,
Abruti, ie, part, pas. & adj.
Abrutir, v. a.
Abrutiffement, f. m.

Joubert & Boudot doublent le b
dans ces deux mots. V. Préf. let. B,
Abruzze, Province du Royaume de
Naples.
Abfence, f. f.
Abfent , adj. & fubft.

s'Abfenter, v. n.

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