Essai sur la langue et la philosophie des indiens

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Parent-Desbarres, 1837 - 395 pages
 

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Page 178 - L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature ; mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'écraser : une vapeur, une goutte d'eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu'il sait qu'il meurt, et l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien.
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Page 39 - ... autres par de vastes pays, on retrouve encore sans beaucoup de peine le fil qui parcourt le domaine étendu de toute une famille de mots, et qui nous ramène jusqu'à la simple naissance de la première racine. « Au contraire, dans les langues qui n'emploient que des affixes au lieu de flexions, les racines ne sont pas, à proprement parler, ce que ce mot indique. Ce n'est point une semence féconde, mais seulement comme un assemblage d'atomes que le premier souffle fortuit peut disperser ou...
Page 48 - ... pénibles efforts, sa faible et incohérente participation à la lumière de la raison. Elle montre, au contraire, que si ce n'est partout, du moins dans la région qui nous occupe, l'intelligence la plus claire et. la plus pénétrante a existé dès le commencement parmi les hommes. En effet, il ne fallait rien moins qu'une pareille vertu pour créer une langue qui, même dans ses premiers et plus simples éléments, exprime...
Page 43 - Le thème de l'avantage naturel des langues flexionnelles et celui, articulé aux confins de la biologie et de la morale, de la dégénérescence, y rendent particulièrement sensible la référence aux sciences de la vie : « Que les langues dans lesquelles domine le système de flexion aient généralement l'avantage sur les autres, il suffit pour l'accorder d'avoir mûrement examiné la question ; mais il faut songer aussi que la plus belle langue n'est pas exempte de dégénérer.
Page 168 - Il n'ya aucune chose plus grande que moi, Ardjouna, et toutes dépendent de moi, comme les perles du cordon qui les retient. Je suis la vapeur dans l'eau, la lumière dans le soleil et dans la lune, l'invocation dans les Védas, le son dans l'air, l'énergie masculine dans l'homme, le doux parfum dans la terre...
Page 38 - Dans la langue indienne ou dans la langue grecque, chaque racine est véritablement ce que dit ce nom, une racine, un germe vivant, car les idées de rapport étant marquées par un changement interne, la racine peut se déployer librement, prendre des développements indéfinis, et en effet elle est quelquefois d'une richesse admirable. Mais tout ce qui sort de...
Page 74 - Ainsi, passant tour à tour du sommeil à la veille et de la veille au sommeil, constamment il fait naître à la vie tout ce qui a le mouvement et tout ce qui ne l'a pas ; puis il l'anéantit et demeure immobile. Les créations et les destructions du monde sont innombrables ; et l'Être suprême les renouvelle comme en se jouant.
Page 25 - Mais le point décisif qui éclairera tout, c'est la structure interne des langues ou la grammaire comparée, laquelle nous donnera des solutions toutes nouvelles sur la généalogie des langues, de la même manière que l'anatomie comparée a répandu un grand jour sur l'histoire naturelle 1.
Page 38 - Mais tous les mots qui naissent, de cette manière, de la racine simple, conservent encore l'empreinte de leur parente; ils tiennent encore les uns aux autres, se soutiennent et s'appuient, en quelque sorte, mutuellement. De là, d'une part, la richesse, et de l'autre, la persistance et la longue durée de ces langues, dont on peut dire qu'elles se sont formées d'une manière organique, et qu'elles sont l'effet d'un tissu primitif; tellement qu'après des siècles et dans des langues séparées...

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