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, DES PAIRS DE FRANcE. jOYEvJE. 24? A X I I. ,

ILLES de Melun, seigneur de la Salle, de Viezvy, de la Loupe & de Marcheville, confirma la fondation des cinq prebendes de l'église de Clery, faite par son pere l'an 13oo. partagea en 1297. la succession d'Etienne de Sancerre son beaupere. Il étoit mort en 13 12. que ses enfans étoient sous la garde noble de Jean de Courtenay II. du nom, seigneur de Champignelles. Femme, MARGUERITE de Sancerre, fille puînée & heritiere d'Etienne de Sancerre II. du nom, seigneur de S. Briçon & de Perennelle de Milly. Voyez tome II. de cette histoire, pag. 848. B 1. JEAN de Melun, seigneur de la Loupe, qui suit. 2. SIMoN de Melun, écuyer, seigneur de la terre de Marcheville au Perche, pour laquelle il jura fidelité sur les SS. Evangiles à Richard abbé de S. Evroull'an 1313. (a) Il prit aussi la qualité de seigneut de la Salle & de Viezvy, dans la vente qu'il fit le Samedi aprés la S. Hilaire 133 I. à Hugues de Bouville, seigneur de Milly en Gastinois, d'une rente qu'il prenoit au tresor, il fut pere de 1. AL Ix de Melun , laquelle étoit veuve en 136o. de Simon de Coutes. 1 I. ANNE de Melun, nommée dans un titre de l'an 1395. . MARIE de Melun , nommée avec sa mere & ses deux freres dans un titre de l'abbaye de saint Evroul, fut dame d'Autry qu'elle porta en mariage à jean de C Beaumont, seigneur d'Ogierville, lequel obtint arrêt au mois † I 32.2. pour la mouvance de la terre de Pierrefite en Berry, qui relevoit de celle d'Autry. Ils vendirent ensemble à l'abbaye du Moncel une rente qu'ils prenoient sur le tresor en 134I.

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pitaine d'une compagnie de gens d'armes qu'il tenoit en garnison en ses châteaux la Salle & de Viezvy en 136o. obtint l'année suivante remission de plusieurs exD cés qu'il avoit commis, & se trouva le 13.Août avec deux chevaliers & cinq écuyers de sa chambre, à l'assemblée des gens d'armes du diocese de Rouen sous Mouton de Blainville. Femme, HENRIETTE de Sully, dame de Cernoy & d'Autry, fille de jean II. du nom, sire de Sully, & de Marguerite de Bourbon. Voyez tome II. de cette histoire, ag. 858. • p #. SIMoN de Melun, seigneur de la Salle, de la Loupe & de Viezvy, vendit l'an E 1383. la seigneurie de la Loupe au Perche, à Renaud d'Angennes , écuyer de l'écurie du roi , lequel en fit hommage à Jean évêque de Chartres, le Jeudi penultiéme jour de Juillet de la même année. (b) 2. MARIE de Melun, qualifiée dame de Cernoy au mois de Decembre 1372. 3. AL 1x de Melun, dame de Cernoy, d'Autry, de la Salle & de Viezvy, épousa Geofroy de Husson chevalier, qui rendit aveu au comte de Sancerre de la terre de Cernoy, le Lundi aprés la S. Jean-Baptiste 139 I. Elle vivoit encore l'an 14o6. suivant les memoires de Monsieur Challudet tresorier de France à orleans.

J§ de Melun, chevalier, seigneur de la Salle, de Viezvy & de la Loupe, ca-
C

( a ) Cartular de S. Evroul.

( b ) Extrait des titres del'évêché de Chartres.

| #S29292222#29292928285 * C H A P / T R E X I I I.

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E marquisat de la BAUME-D'HOSTUN, situé en Dauphiné, fut érigé en

duché sous le nom seul d'Hostun , en faveur de CAMILLE-D'HOSTUN, C comte de Tallart, marêchal de France, chevalier des ordres du roi, &c. par lettres données à Versailles au mois de mars 1712. MARIE-JOSEPH duc d'Hostun son fils, obtint au mois de mars 1715. du roi Louis XIV. des lettres d'érection de ce duché en Pairie, lesquclles furent registrées au parlement de Paris le 2. avril suivant. Voyez des pieces qui suivent, concernant cette érection, aprés lesquelles on donnera la genealogie de

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PIECES CON CERNANT LE DU CHE-PAIRIE D ' H O S T U N. D Lettres d érection du marquisat de la Baume-d'Hostun en duché, du mois de mars 1712.

OUIS, par la grace de Dieu, roi de France & de Navarre, dauphin de Vien

nois, comte de Valentinois & Diois : à tous presens & à venir , Salut. Les rois nos prédecesseurs ont pris un soin particulier de récompenser le merite & la vertu de ceux qui par des actions distinguées se sont élevez au dessus des autres, Nous avons suivi avec plaisir cet exemple, & proportionnant nos graces aux services qui nous sont rendus, & à notre état, Nous accordons de grandes récompenses à ceux qui par des actions éclatantes s'en sont rendus dignes. Celles qui avec raison nous touchent le plus, regardent nos sujets qui exposent leurs vies dans les guerres E que nous sommes obligez de soutenir , & principalement ceux qui joignent à unc * naissance illustre beaucoup de zele & d'attachement à notre personne, & assez de valeur, de courage, de capacité & d'experience, pour meriter de commander en chef nos armées. C'est ce que nous rencontrons en notre trés-cher & bien-amé cousin Camille d'Hostun, comte de Tallard, marêchal de France, chevalier de nos ordres, gouverneur, & notre lieutenant general en notre pays & comté de Bourgogne , & notre lieutenant general au gouvernement de notre province de Dauphiné. Il a commencé à se consacrer à notre service dés l'année 1667. en qualité de guidon des gendarmes Anglois, depuis lequel temps il n'a pas cessé de nous servir dans nos armées & dans les differentes occasions importantes où nous l'avons employé avee tout le succés que nous devions attendre de la confiance que nous avons toujours prise en lui. Les récompenses que nous lui avons accordées successivement prouvent la fatisfaction

que nous avons reçûë de lui. Nous lui accordâmes en 1673, la charge de notre lieutCIlallt

À

tenant general au gouvernement de Dauphiné, aprés qu'il nous eut fait connoitre

qu'il en étoit digne pcndant l'année 1668. où il servit en qualité de mestre de camp ;

dans la campagne de 1672. où il nous suivit, & où il eut au secours de Worden le

pied percé d'un cheval de Frise en entrant dans la redoute où les ennemis furent

forcez ; à la campagne de 1673. & au combat de Senefoù il eut un cheval tué sous lui & un blessé. Il fut fait brigadier en 1676. aprés avoir été choisi par notre cousin le vicomte de Turenne en 1674. pour commander le corps de bataille de l'armée aux combats de Mulhausen & de Turkeim, & nous avoir continué ses services en 1675. & 1676. cette nouvelle dignité ne servit qu'à exciter son zele & son attention, il ne perdit aucune occasion jusqu'à la paix de Nimegue, & ensuite aux sieges de Courtray & de Luxembourg, de répondre à la bonne opinion que nous avions de lui , ce qui nous engagea de l'honorer du titre de marêchal de nos camps & armées en 1688. Pendant la guerre qui recommença alors , & ne finit qu'en l'année 1697. il s'est signalé dans les differens commandemens qu'il a eu , soit dans les armées, à la tête desquelles nous étions en personne, soit dans les emplois particuliers qui lui ont été confiez. Ce qu'il fit en 169o. commandant pour lors dans les pays situez entre l'Alsace , la Sarre, la Moselle & le Rhin, fit bien connoître qu'il étoit capable des plus difficiles entreprises; il passa ce fleuve sur la glace pour mettre à contribution le Bergstras & le Ringau. Il eut l'année suivante beaucoup de part à la gloire que nos troupes remporterent en combattant contre l'Electeur de Saxe, à la défaite du prince de Wirtemberg, & à la levée du siege d'Eberbourg, & il reçût un coup de mousquet à l'attaque de Rhinfeld. Ces differentes actions & ce qu'il fit encore à la vûë & avec l'approbation de feu notre trés-cher & trés-amé fils le Dauphin, pendant qu'il étoit à la tête de nos armées en Allemagne, lui firent meriter le titre de lieutenant general de nos armées en 1693. Il se montra digne de ce choix dans les mêmes commandemens que les années precedentes que Nous lui donnâmes pendant l'hyver, & des corps d'armée separez qu'il eut sous ses ordres pendant les étés, jusques à la conclusion de la paix en 1697. La valeur qui lui est naturelle n'est pas la seule qualité qui lui ait attiré notre estime, la delicatesse de son esprit jointe à la grande prudence dont il accompagne toutes ses actions, Nous persuaderent qu'il seroit aussi capable de nous servir dans les negociations les plus importantes, que de commander nos armées. Dans cette confiance Nous l'envoyâmes cn Angleterre en qualité de notre Ambassadeur extraordinaire. Il a si bien répondu à la haute opinion que Nous avions conçûë de lui , & s'y est comporté avec tant de sagesse & d'habileté, & Nous avons eu tant de sujet de Nous louer de la réussite des negociations, dont il étoit chargé, que Nous & notredit fils le Dauphin lui confiâmes nos pleins pouvoirs pour traiter seul avec l'Empereur, l'Angleterre & la Hollande, de tous les droits de notredit fils sur la succession de la couronne d'Espagne, dont pour lui marquer notre entiere satisfaction, à son retour nous l'associâmes à notre ordre & milice du S. Esprit, par la dignité de chevalier de nos ordres, & nous lui donnâmes le gouvernement du comté de Foix. Il passa dés le commencement de la presente guerre en Allemagne, pour y commander notre armée, & s'étant trouvé en l'année 17o2. à la tête d'un corps destiné pour agir sur le bas Rhin, nous avons connu pendant la durée du siege de Kaiserwert que rien n'échappe à sa vigilance & à sa bonne conduite, pour donner à nos armes toute la gloire & tous les avantages qu'un capitaine experimenté peut leur procurer. Ce qui a encore parû par les justes mesures qu'il prit pour chasser les Hollandois du camp de Mulheim, où ils s'étoient établis, & par la prise de Traerback qu'il soumit à notre obéissance. Tant de preuves de valeur, de prudence, de capacité & d'experience dans la guerre, & dans nos plus importantes affaires, nous firent juger au commencement de l'année 17o3. que nous ne pouvions lui confier le commandemcnt de nos armées avec trop d'autorité & de dignité, & nous firent prendre la resolution de l'honorer de l'état & office de marêchal de France. Il continua au

· mois de fevrier de la même année à nous rendre ses services, il marcha au secours de

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