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À Relation de ce qui s'est passé en l hommage rendu au roi Louis xII I. par le duc Charles - de Lorraine, pour le duché de Bar. Godefroy cerem. Franc, tome II. page 673,

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| [ E mardi deuxiéme avril 1641. le roi donna ordre au sieur de Chavigny secre| _,taire d'état , de proposer au duc Charles de Lorraine, de rendre la foi & hommage qu'il étoit tenu de faire à sa Majesté, à cause de son duché de Bar, mouvant de sa couronne, suivant le troisiéme article du traité qu'il venoit de faire avec sadite Majesté le 29. mars precedent : Sur quoi ledit duc Charles dit audit de Chavigny qu'il étoit prêt de rendre la foi & hommage, pourveu que l'on ajoutât en la forme de l'acte que l'on lui avoit fait voir, qu'il rendoit cette foi & hommage, comme avoient fait les ducs de Lorraine ses predecesseurs , ce que sa Majesté trouva bon ; B néanmoins étant en son cabinet, & attendant que ledit duc fut venu pour rendre cette foi & hommage, ainsi qu'il étoit demeuré d'accord, il pria ledit de Chavigny de faire sçavoir à M. le Chancelier qu'il desiroit lui proposer quelques difficultez sur la prestation de ladite foi & hommage, ce qui donna sujet audit Chancelier de venir trouver ce duc qui étoit proche la porte du cabinet du roi, ou étant il lui dit qu'il ne sçavoit ce que l'on desiroit de lui , qu'il n'avoit aucune connoissance de la forme de la foi & hommage, que ses prédecesseurs avoient rendue pour le duché de Bor, & qu'il doutoit même s'il étoit obligé de la rendre en la forme que l'on proposoit; qu'il avoit oui dire autrefois à ses officiers que les trois derniers ducs ses pre- ' decesseurs n'avoient fait aucune foi & hommage, qu'il avoit en son duché de Bar tous les droits régaliens, & que même il pouvoit faire des loix, suivant lesquelles C le parlement de Paris étoit obligé de juger en cas d'appel de ses juges; qu'il n'avoit aucune personne de conseil auprés de lui pour prendre resolution de ce qu'il devoit faire sur ces difficultez, néanmoins qu il étoit prêt de rendre obéissance aux commandemens du roi, & de faire tout ce qu'il lui ordonneroit. Sur quoi le Chancelier lui representa, que lorsqu'il avoit fait le traité, il avoit proposé les mêmes difficultez, & que l'on lui avoit fait voir que les ducs de Lorraine, étoient hommes liges du roi, à cause du duché de Bar mouvant de la couronne de France; que jamais la mouvance n'avoit été revoquée en doute par les ducs ses predecesseurs, qui en avoient rendu la foi & hommage-lige aux rois de France. Que si les rois Charles IX. & Henry III. avoient donné aux ducs ses prédecesseurs les droits régaliens, cela ne les exemptoit pas de la foi & hommage, d'autant que par les lettres patentes verifiées à la requête même des duçs ses predecesseurs, les rois de France se reservent le ressort & la souveraineté, & l'hommage-lige; & il est porté par lesdites lettres que le duc de Lorraine qui étoit alors, en avoit fait la foi & hommage ; qu'il étoit vrai que D les appellations de ses juges ressortissoient aux cas du presidial au bailliage de Sens, & aux autres cas en la cour de Parlement, qui juge suivant les coutumes du Barrois, qui ont été verifiées en ladite cour de Parlement; que les ducs de Lorraine , comme ducs de Bar, ne pouvoient changer les coutumes, ni donner de nouvelles loix à leurs sujets sans verification du Parlement , qui étolent des marques asseurées de souveraineté, & que partant il ne devoit faire aucune difficulté de rendre la foi & hommage-lige, ainsi qu'il étoit porté par l'acte qui lui avoit été presenté. Que les rois d'Angleterre, les ducs de Bretagne, les ducs de Bourgogne, l'archiduc d'Autriche, l'avoient renduë autrefois aux rois de France , pour les terres qu'ils posledoient mouvantes de la couronne, en la même forme que l'on desiroit de lui ; néanmoins que s'il faisoit quelque difficulté, il representeroit au roi ce qu'il lui avoit dit E pour recevoir sa volonté. Ensuite de quoi ledit Chancelier étant venu trouver le roi , & lui ayant fait entendre les difficultez proposées ci-dessus par ce duc, sa Majesté lui commanda de lui faire sçavoir qu'elle ne vouloit point le presser, qu'elle desiroit qu'il prît du temps pour s'instruire de ses droits, & que l'on lui feroit voir par bons titres l'obligation qu'il avoit de rendre cette foi & hommage ; ce qu'ayant été rapporté par le Chancelier audit duc, il dit que la difficulté qu'il avoit proposée, n'étoit pas qu'il eut dessein de differer de rendre cette foi & hommage-lige, au contraire qu'il étoit prêt, ainsi qu'il avoit dit, de rendre l'obéissance aux commandemens du roi, & de se jetter à ses pieds , qu'il prioit sa Majesté de lui accorder cette grace ; qu'il le fit, & de fait s'étant approché de sa Majesté, il lui auroit dit que la difficulté qu'il avoit faite, n'étoit pas pour differer de rendre la foi & #ose & Tome V. 6

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de France , & autres Officiers de la couronne, grands & notables personnages du

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conseil du roi. En témoin dequoi & par commandement de Sa Majesté, nous avons figné la presente de nos mains à Paris ledit jour 22. mars 1661. & icelle delivrée audit sieur duc , pour lui fervir ainsi que de raison. Signé , D E L o M E N 1 E, & L E T E L L I E R. . 4 · · - - - | Nous, CHARLES , Duc de Lorraine, reconnoissons le contenu en ces presentes veritable. A Paris le cinquiéme jour d'avril 1661. Signé, CH. de Lorraine.

- Hommage rendu par M. le due de Lorraine, le 25. novembre 1699.

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prince du Sang, Pair & grand-maître de France, trés-haut & puissant prince Louis A

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Du 27. Novembre 1699.

| OUIS, par la grace de Dieu, roi de France & de Navarre ; A nos amez &

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Voyez l'arrêt du parlement de Paris du 27. mai 1699. qui ordonne au bailly de Bar & autres juges de parler du roi, comme il convient à des sujets de parler de leur souverain

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D E S AN C I E N S C O MT E S E T D U C S D E B A R L E DU C.

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C OUIS comte de Montbelliard, de Mouson & de Ferrette, défit les troupes du prince Renaud, oncle d'Agnés femme de l'Empereur Henry III. qui venoit assie ger le château de Montbelliard l'an 1o44. selon la chronique d'Herman Contrast & souscrivit l'an 1o65. avec Gerard II. du nom comte d'Alsace, & duc de la haute Lorraine, une charte pour l'abbaye de S. Gengoul. Voyez p. 6. des preuves de l'hist. de la maison de BAR LE DUC par André du čhesne, in fol. en 163 I. Femme, SOPHIE comtesse de Bar, seconde fille de Frederic II. duc de la haute Lorraine , & de Mathilde de Suabe , se trouve nommée avec ses freres dans une D Charte de l'abbaye de Cluny de l'an 11o5. 1. BRuNoN de Montbelliard, mort sans alliance. 2. THIERRY I. du nom , comte de Bar , qui suit. 3. LoUIs de Montbelliard, nommé avec ses freres dans un titre de l'abbaye de Cluny de l'an 11o5. 4 FREDER 1 c de Montbelliard , comte de Lucelembourg, marquis de Suze,' embrasla le parti du pape Gregoire VII. contre l'empereur Henry I V. & ne laisla point de posterité d'Agnes marquise de Suze sa femme, fille de Pierre de Savoye, marquis de Suze, & d'Agnes de Poitiers , il mourut en Piemont le 29. juin 1o92. suivant Jean Bertels , & fut enterré dans l'église de S. Pierre de Canosque. André du Chesne dit qu'ils eurent un fils Pierre de Lucelembourg E lequel souscrivit avec le titre de comte , à une charte de la comtesse Mathilde fille de Beatrix de Lorraine , sa grande tante l'an 11o6. mourut sans enfans, & eut pour successeur au comté de Lucelembourg Etienne évêque de Metz, frere de Renaud I. du nom, comte de Bar. Voyez l'histoire de la maison de Bar le Duc, p. 12. & preuves, p. 5. 6. & 7. 5. & 6. MATHILDE & SoPHIE de Montbelliard, sont nommées dans la charte de l'abbaye de Cluny en 1 1o5. 7. BEAT R1x de Montbelliard, ou de Bar , fut la seconde femme de Bertold de Zeringen I. du nom , Duc de Carinthie, mourut le 25. octobre 1o92, & fut enterrée en la ville de Toul.

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^HIERRY I. du nom , comte de Montbelliard , de Bar , de Mouson , de Ferrette & de Verdun, fonda l'abbaye de Ste Waubourg , ordre de S. Bcnoit, pres la ville de Haguenaw en Alsace l'an 1o74. & celle de Biblisheim Pour des religieuses. Richer évêque de Verdun lui donna en 1o96. le gouvernement du comté de Verdun , comme l'ont remarqué Laurent de Liege & Alberic. Voyez P. 8. des pr euves de l hist. de la maison de Bar le Duc par A. du Chesne. Tome V. M 6

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