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NTOINE-GASTON de Roquelaure , marquis de Biran , marêchal de France, chevalier des ordres du roy , obtint au mois de decembre 168 3. de nouvelles lettres d'érection de la terre de Roquelaure en duché-Pairie, elles n'ont point été enregistrées & ont été rapportées cy-devant p. 9o4. & suiv. La genealogie de la maison de ROQUELAURE sera donnée dans la suite de cuite histoire, chapitre des Marêchaux de France.

# # # # ° AU B I G NY-R IC HE MONT : DUCHÉ PAIRIE

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D UBIGNY petite ville de la province de Berry sur la riviere de Nyere, apparte, noit anciennement au chapitre de S. Martin de Tours. Le roy Philippes Auguste en l'année 1 18o. l'acquit par échange de ce chapitre auquel il donna la terre de Rebrechien prés Orleans. Le roy Philippes le Bel donna Aubigny à Louis de France, comte d'Evreux son frere, pour faire partie de son appanage par lettres du lundy avant la S. Denys 1298. confirmées au mois d'avril 13o7. Cette terre retourna à

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NANCOET DE KEROUALLE, & les descendans du duc de Richemont.

PIECES CONCERNANT LE DUCHE-PAIRIE D' A U B I G N Y.

Lettres patentes du roy Philippes VI qui portent que la terre d'Aubignyressortiroit nuement au parlement de Paris.

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Collationné à son original étant au trésor des chartes, par moy conseiller ordi

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Lettres de don fait par le roy Charles VII à fean Stuart connêtable d' Ecosse, de la terre & seigneurie d'Aubigny.

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Et au dos d'icelle étoit écrit : Lečta & publicata Pictavie in parlamento regis penultima die julii anno Domini 1425. BoYER.

Extrait des registres des ordonnances royaux registrez en parlement. Signé, Du TILLET.

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OUIS, par la grace de Dieu, roy de France & de Navarre : A tous presens & à venir, salut. La terre d'Aubigny sur Nierre dans notre province de Berry, ayant été donnée dés l'année 1422. par le roy Charles VII. l'un de nos prédecesseurs, à Jean Stuart, comme une marque des grands & considerables services qu'il avoit rendus dans la gucrre au roy & à sa couronne, & cette donation ayant été accompagnée de la condition que ladite terre d'Aubigny pasleroit de mâle en mâle à tous les descendans dudit Jean Stuart, avec reversion à notre couronne lorsque la branche masculine qui seroit venue de lui, seroit éteinte ; ce cas porté par lesdites lettres de donation, est arrivé l'année derniere par la mort de notre cousin le duc de Richemond, dernier de la ligne masculine dudit Jean Stuart. Mais parceque cette terre ayant été durant tant d'années dans une maison qui avoit l'honneur d'appartenir de si prés à notre trés-cher & trés-amé frere le roy de la Grande Bretagne, le- D dit roy nous auroit fait témoigner qu'il seroit bien-aise qu'à cette consideration nous voulussions bien la faire passer à une personne qu'il affectionneroit, & rentrer aprés elle dans une maison qui fût encore unie par le sang à la sienne. Qu'à ce sujet il nous auroit fait requerir que nous voulussions bien accorder nos lettres de donation de ladite terre d'Aubigny sur Nierre, à la dame Louise-Renée de Keroualle, duchesse de Portsmouth , pour passer aprés sa mort à tel des enfans naturels de notre frere le roy de la Grande Bretagne qu'il voudra nommer, sous les mêmes clauscs & conditions que la même terre fut premierement donnée par Charles VII en 1422. au susdit Jean Stuart , & que ladite terre étant passée à tel fils naturel dudit roy de la Grande Bretagne qu'il aura voulu nommer, elle demeure audit fils naturel & à ses descendans de mâle en mâle, avec droit de reversion à notre couronne au deffaut d'enfans mâles, & par l'extinction de la ligne masculine qui seroit sor- E tic de lui. Comme nous embrassons avec plaisir les occasions qui se presentent de donner à notredit frere le roy de la Grande Bretagne des marques de notre amitié & de l'extrême consideration que nous avons pour ce qu'il désire, & que nous avons *-ssi bien agréable qu'une terre qui étoit demeurée durant tant d'années dans une

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Lettres patentes qui ordonnent que les appellations des jugemens & ordonnances des juges de la chastellenie d'Aubigny seront relevées distinctement & sans moyens au Parlement de Paris, de même que les appellations des Pairies du royaume.

Du mois de fevrier 1683.

T OUIS, par la grace de Dieu, roy de France & de Navarre ; A tous presens & à venir, Salut. Notre trés-chere & bien-amée cousine Louise-Renée de Penancoet de Keroualle, duchesse de Portsmouth, nous a fait remontrer que Philippe de Valois, d'heureuse mémoire, par ses lettres patentes de l'année 1347. ayant ordonné en faveur du comte d'Evreux, seigneur de la terre & chastellenic d'Aubigny en Berry , que la justice de ladite chastellenie ressortît nuëment & immédiatement en notre cour de parlement de Paris, les seigneurs de ladite terre & leurs officiers ont toujours jouï de ce droit, & le declarerent dans le rocés-verbal de la redaction de la coutume de Loris; & comme nous avons donné ladite terre à l'exposante , & rés elle à celui des enfans naturels mâles de notre trés-cher & trés-amé frere le roy d'Angleterre qu'il nommeroit & à ses descendans en ligne directe de legitime mariage, à la charge de reversion à notre couronne, l'exposante nousa trés-humblement fait supplier de lui accorder nos lettres de confirmation de celles de l'année 1347. sur ce neceslaires , à quoy inclinant favorablement à la Priere dudit roy d Angleterre, de notre grace speciale, pleine puissance & autorite royale , nous avons ladite concession confirmé & approuvé, confirmons & approuvons Par ces Presentes,

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