La théorie platonicienne de l'amour

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F. Alcan, 1908 - 229 pages
 

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Page 192 - C'est un amour qui, détourné des objets sensibles accoutumés, tend seulement vers la science et vers la vertu, ce qui d'ailleurs n'est pour lui qu'un seul et même but. Le désir de l'éternité qui est à la base de la génération physique...
Page 206 - Puisque l'existence du monde n'est qu'un passage continuel de la vie à la mort, et de la mort à la vie, loin que tout soit, rien n'est.
Page 226 - la loi universelle, qui anime tout le réel, qui fait vivre la nature, qui meut l'âme du monde etc.
Page 31 - L'essence sans couleur, sans forme et impalpable, ne peut » être contemplée que par l'intelligence qui est le guide de l'âme.
Page 134 - Dieu nous l'a donnée comme un génie , car elle occupe le faîte du corps, et, grâce à sa parenté avec le ciel, elle nous élève au-dessus de la terre, comme des plantes qui n'ont rien de terrestre , mais toutes célestes. En dressant vers les lieux où elle a sa première origine l'âme , qui est comme la racine de notre être, Dieu dresse notre corps tout entier. Celui qui s'abandonne aux passions et aux querelles, sans souci du reste , n'enfante nécessairement...
Page 138 - Entre le monde d'ici-bas et le monde supérieur, quel qu'en soit le nom : régions habitées par les dieux, ciel peuplé par des astres qui sont eux-mêmes divins, ou plutôt encore monde supra-céleste des pures Idées, entre ces deux sphères Platon a besoin d'intermédiaires, afin qu'elles ne demeurent pas isolées l'une de l'autre et que l'inférieure puisse participer de la supérieure, sans que la pureté de celle-ci en reçoive néanmoins aucune altération.
Page 26 - était démontré que le délire fût un mal; au contraire, les » plus grands biens nous arrivent par un délire inspiré des » Dieux. C'est dans le délire que la prophétesse de Delphes et » les prêtresses de Dodone ont rendu aux citoyens et aux états » de la Grèce mille importants services; de sang-froid, elles » ont fait fort peu de bien, ou même elles n'en ont point fait » du tout. Parler ici de la Sibylle et de tous...
Page 133 - Léon Robin, dans une brève esquisse de la démonologie platonicienne, écrivit à propos de ce passage (dans lequel, disait-il, « Platon attribue à l'homme sage et tempérant un rôle analogue à celui qu'il donne aux démons » (3)) : « le rapprochement qui s'impose de la conception des facultés démoniques dans le Banquet avec le passage du Gorgias semble en particulier confirmé par le Cratyle, car Platon (4) y rattache le mot Saifjuav à l'étymologie Sa^/nwv
Page 130 - L'idée de l'Amour médiateur s'exprime dans le Banquet sous une forme bien connue: l'Amour est un démon et un grand démon. Or la fonction des démons est d'être les intermédiaires entre les immortels et les mortels, d'unir l'une à l'autre les deux sphères, de remplir l'intervalle qui les sépare, de donner à l'Univers l'unité et la liaison.
Page 176 - Ce qui fait qu'un homme est aimé d'un autre, c'est que ce dernier croit retrouver en lui l'image de son dieu, et les efforts qu'il fait pour façonner et pour parfaire cette image suscitent en lui un effort parallèle pour imiter la vie divine, pour en retrouver en lui-même l'image.* Léon Robin, la Théorie platonicienne de l'amour (Paris: Alcan, 1933), p.

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