Parnasse latin moderne: ou Choix des meilleurs morceaux des Poètes latins qui se sont le plus distingués depuis la renaissance des lettres jusqu'à nos jours, avec leurs notices et la traduction françoise, Volume 2

Couverture
Chez Yvernault et Cabin, 1808 - 486 pages
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 75 - Chez nos dévots aïeux le théâtre abhorré Fut longtemps dans la France un plaisir ignoré. De pèlerins, dit-on, une troupe grossière En public à Paris y monta la première ; Et, sottement zélée en sa simplicité, Joua les saints, la Vierge et Dieu, par piété. Le savoir, à la fin dissipant l'ignorance, Fit voir de ce projet la dévote imprudence. On chassa ces docteurs prêchant sans mission ; On vit renaître Hector, Andromaque, Ilion.
Page 299 - Mais vous naissez le plus souvent Sur les humides bords des royaumes du vent. La nature envers vous me semble bien injuste. — Votre compassion, lui répondit l'arbuste, Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci : Les vents me sont moins qu'à vous redoutables ; Je plie et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici Contre leurs coups épouvantables Résisté sans courber le dos; Mais attendons la fin.
Page 297 - LE CHÊNE ET LE ROSEAU. LE chêne un jour dit au roseau : Vous avez bien sujet d'accuser la nature ; Un roitelet pour vous est un pesant fardeau ; Le moindre vent qui d'aventure...
Page 417 - D'un choc épouvantable ils se frappent soudain. La terre en retentit, leurs lances sont rompues : Comme en un ciel brûlant deux effroyables nues , Qui, portant le tonnerre et la mort dans leurs flancs, Se heurtent dans les airs et volent sur les vents; De leur mélange affreux les éclairs rejaillissent ; La foudre en est formée, et les mortels frémissent.
Page 399 - Sur un autel de fer, un livre inexplicable Contient de l'avenir l'histoire irrévocable : La main de l'Eternel y marqua nos désirs, Et nos chagrins cruels, et nos faibles plaisirs. On voit la Liberté...
Page 71 - Jadis de nos auteurs les pointes ignorées Furent de l'Italie en nos vers attirées. Le vulgaire , ébloui de leur faux agrément , À ce nouvel appât courut avidement. La faveur du public excitant leur audace , / Leur nombre impétueux inonda le Parnasse...
Page 81 - Que Neptune en courroux, s'élevant sur la mer, D'un mot calme les flots, mette la paix dans l'air, Délivre les vaisseaux , des syrtes les arrache : C'est là ce qui surprend , frappe, saisit, attache'.
Page 77 - Il faut dans la douleur que vous vous abaissiez : Pour me tirer des pleurs , il faut que vous pleuriez . Ces grands mots dont alors l'acteur emplit sa bouche Ne partent point d'un cœur que sa misère touche.
Page 65 - Telle qu'une bergère, au plus beau jour de fête, De superbes rubis ne charge point sa tête, Et, sans mêler à l'or l'éclat des diamants, Cueille en un champ voisin ses plus beaux ornements; Telle, aimable en son air, mais humble dans son style, Doit éclater sans pompe une élégante Idylle.
Page 63 - Quoi que vous écriviez, évitez la bassesse : Le style le moins noble a pourtant sa noblesse. Au mépris du bon sens, le Burlesque effronté Trompa les yeux d'abord...

Informations bibliographiques