Petite bibliotheque des théatres: Chef-d'œuvre d'Autreau. Danaus

Couverture
Au bureau [de la Petite bibliotheque des théatres], 1785
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Pages sélectionnées

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 12 - Eh ! que fait sa jeunesse . Lorsque de l'âge mûr je lui vois la sagesse ? Profond dans ses desseins qu'il trace avec froideur, C'est pour les accomplir qu'il garde son ardeur. Il sait défendre un camp et forcer des murailles , Comme un jeune soldat il aime les batailles; Comme un vieux général il sait les éviter.
Page 24 - A votre souverain cessez d'être infidèle ; Gloire, intérêt, devoir, vers lui tout vous rappelle. Ah ! remplacez le fils que vous avez perdu Par un fils plus illustre et plus grand en vertu ; Qui , portant avec moi votre sang sur le trône , Fait réjaillir sur vous l'éclat de sa couronne.
Page 18 - Né dans Naple, et banni par son usurpateur, Je le vois dans ces lieux me rendre sa faveur. Ferdinand, pour priver Nemours de la couronne Que Naples lui destine, et que Louis lui donne Vient de m'encourager, par des bienfaits nouveaux, A tromper l'amitié de ce jeune héros. Il me rend , en secret, le duché d'Altémore; Du nom de vice-roi sa main me flatte encore.
Page 46 - Mais non , c'est lui donner une mort plus certaine; Et d'un secours trop prompt l'imprudence inhumaine, Arrachant le poignard, va déchirer son cœur. Ménage habilement ce dangereux bonheur. Sur-tout, si sa vertu redoute ma présence, De mes feux toujours purs peins-lui bien l'innocence : Dis que d'un chevalier je remplis le devoir, Dis que j'aime sans crime et même sans espoir; Que je suis en un mot, quelque ardeur qui m'inspire, Trop digne de son cœur pour vouloir le séduire. SCÈNE IV. COUC...
Page 26 - ... à vos pieds jette un cri si touchant ! Hélas! ne changez point pour la tendre Euphémie En un supplice affreux le bienfait de la vie! A l'auteur de mes jours , en sauvant sa vertu, Je rendrai, s'il le veut, plus que je n'ai reçu ! AvoGARE,/a relevant.
Page 63 - ... sortirez pas. J'ai su près du monarque excuser votre absence. De vos justes raisons j'ai senti la puissance : Votre vertu craignoit de revoir un amant, Et doit plus que jamais le craindre en ce moment ; Car, je n'en doute pas, vous êtes informée Que Raoul, démentant la vaine renommée, Vit et revient vainqueur? Jugez si, dans ce jour, Où j'ai connu par vous sa flamme et votre amour, J'approuve et je chéris la noble retenue ( avec ironie. ) Qui fuit si prudemment les dangers de sa vue. Mon...
Page 49 - Bayard, m'auriez-vous rejeté? Votre cœur magnanime eût imité les nôtres ; Un prodige d'honneur en sait inspirer d'autres... Dans l'ivresse où je suis je ne sais même encor Si l'élan de la gloire et son sublime essor N'entraînent point mon ame exaltée, agrandie, ( après un court silence. ) Au sacrifice entier... Non, ma chere Euphémie! Non, ce triomphe horrible est au-dessus de moi ! BAYARD.
Page 23 - Là mes bras ont pressé les restes effroyables De son corps déchiré par leurs lances coupables; Sa main serra ma main pour la derniere fois : Les accens...
Page iv - Foix est très court , mais plein de feu , d'énergie , et de tableaux frappans: l'auteur semble par la rapidité de son style exprimer celle des exploits de son héros. On me demandera peut-être pourquoi j'ai pris deux héros à la fois ; je répondrai d'abord : Lisez la piece...
Page 85 - Non , fais-moi périr seule ; et par mes justes peines , Taris , avec mon sang , la source de vos haines. Gardez tous deux vos coups aux rivaux des François ; Laissez ce faux honneur , le père des forfaits. Eh ! pour qui bravez-vous l'humanité trahie ? Est-ce à moi de coûter un fils à la patrie?...

Informations bibliographiques