Vie, poésies et pensées de Joseph Delorme

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M. Lévy, 1863 - 306 pages
 

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Page 81 - S'il sentait en son âme pleine Le flot contenu murmurer, Ne savait que fondre en prière, Pencher l'urne dans la poussière Aux pieds du Seigneur, et pleurer. Comme un cœur pur de jeune...
Page 86 - L'étang sous la bruyère avec le jonc qui dort; Voir couler en un pré la rivière à plein bord; Quelque jeune arbre au loin, dans un air immobile, Découpant sur l'azur son feuillage débile; A travers l'épaisseur d'une herbe qui reluit, Quelque sentier poudreux qui rampe et qui...
Page 30 - L'autre ami de loin répète; Rime, tranchant aviron, Éperon Qui fends la vague écumante; Frein d'or, aiguillon d'acier Du coursier A la crinière fumante; Agrafe, autour des seins nus De Vénus Pressant l'écharpe divine, Ou serrant le baudrier Du guerrier Contre sa forte poitrine...
Page 150 - Mais la terre et la mer et l'âge et les malheurs Ont épuisé ce corps fatigué de douleurs. La voix me reste. Ainsi la cigale innocente, Sur un arbuste assise, et se console et chante. Commençons par les Dieux : Souverain Jupiter, Soleil qui vois, entends, connais tout, et toi, mer, Fleuves, terre, et noirs dieux des vengeances trop lentes, Salut ! Venez à moi de l'Olympe habitantes, Muses; vous savez tout, vous déesses; et nous, Mortels, ne savons rien qui ne vienne de vous.
Page 234 - Tout ce vaste de l'âme et ce vaste des cieux, Appartenaient à l'un, au plus harmonieux. L'autre à de beaux élans vers la sphère sereine Mêlait le goût du cirque et de l'humaine arène ; Et pour témoins, au fond, les lutins familiers, Le moyen...
Page 249 - Dussé-je, au bout de tout, ne trouver presque rien : C'est mon mal et ma peine, et mon charme aussi bien. Pardonne, je m'en plains, souvent je m'en dévore, Et j'en veux mal guérir,... plus tard, plus tard encore!
Page 84 - Tout le jour du loisir ; rêver avec des larmes ; Vers midi , me coucher à l'ombre des grands charmes ; Voir la vigne courir sur mon toit ardoisé , Et mon vallon riant sous le coteau boisé; Chaque...
Page 280 - J'étais un arbre en fleur où chantait ma Jeunesse,] Jeunesse, oiseau charmant, mais trop vite envolé, Et même, avant de fuir du bel arbre effeuillé, II avait tant chanté qu'il se plaignait sans cesse. Mais sa plainte était douce, et telle en sa tristesse Qu'à défaut de témoins et de groupe assemblé, Le buisson attentif avec l'écho troublé Et le cœur du vieux chêne en pleuraient de tendresse. Tout se tait, tout est mort! L'arbre, veuf de chansons, Étend ses rameaux nus sous les mornes...
Page 21 - Morts pourtant sans savoir que jamais je naîtrais Et tout cela revint en mon âme mobile, Ce jour que je passais le long du quai dans l'île. Et bientôt, au sortir de ces songes flottants, Je me sentis pleurer, et j'admirai longtemps Que de ces hommes morts, de ces choses •vieillies, De ces traditions par hasard recueillies, Moi, si jeune et d'hier, inconnu des aïeux, Qui n'ai vu qu'en...

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