OEuvres complètes de Voltaire: Théâtre. 1877

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Garnier frères, 1877
 

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Page 250 - Il monte, il y saisit d'une main assurée Pour les fêtes des dieux la hache préparée. Les éclairs sont moins prompts; je l'ai vu de mes yeux, Je l'ai vu qui frappait ce monstre audacieux. »Meurs, tyran, disait-il; dieux, prenez vos victimes.
Page 124 - Si j'avais à répondre à d'autres qu'à Zopire, Je ne ferais parler que le dieu qui m'inspire ; Le glaive et l'Alcoran, dans mes sanglantes mains, Imposeraient silence au reste des humains; Ma voix ferait sur eux les effets du tonnerre, Et je verrais leurs fronts attachés à la terre : Mais je te parle en homme, et sans rien déguiser; Je me sens assez grand pour ne pas t'abuser...
Page 102 - A qui pourrais-je plus convenablement adresser la satire de la cruauté et des erreurs d'un faux prophète, qu'au vicaire et à l'imitateur d'un Dieu de paix et de vérité ? Que votre Sainteté daigne permettre que je mette à ses pieds et le livre et l'auteur. J'ose lui demander sa protection pour l'un, et sa bénédiction pour l'autre. C'est avec ces sentiments d'une profonde vénération, que je me prosterne, et que je baise vos pieds sacrés.
Page 250 - L'autel étincelait des flambeaux d'hyménée; Polyphonte, l'œil fixe, et d'un front inhumain, Présentait à Mérope une odieuse main ; Le prêtre prononçait les. paroles sacrées ; Et la reine, au milieu des femmes éplorées, S'avançant tristement , tremblante entre mes bras . Au lieu de l'hyménée invoquait le trépas ; Le peuple observait tout dans un profond silence. Dans l'enceinte sacrée en ce moment s'avance Un jeune homme , un héros , semblable aux immortels...
Page 235 - Tu vends mon sang à l'hymen de la reine ; Ma vie est peu de chose, et je mourrai sans peine : Mais je suis malheureux, innocent, étranger; Si le ciel t'a fait roi, c'est pour me protéger. J'ai tué justement un injuste adversaire. Mérope veut ma mort; je l'excuse, elle est mère: Je bénirai ses coups prêts à tomber sur moi ; Et je n'accuse ici qu'un tyran tel que toi. POLYPHONTE. Malheureux, oses-tu, dans ta rage insolente....
Page 214 - J'ai voulu dans la guerre exercer ma jeunesse, Servir sous vos drapeaux, et vous offrir mon bras ; Voilà le seul dessein qui conduisit mes pas.
Page 496 - Restes d'un demi-dieu, dont à peine je puis Égaler le grand nom, tout vainqueur que j'en suis, De vos traîtres, dit-il, voyez punir les crimes : Attendant des autels, recevez ces victimes; Bien d'autres vont les suivre.
Page 125 - L'Inde esclave et timide, et l'Egypte abaissée, Des murs de Constantin la splendeur éclipsée ; Vois l'empire romain tombant de toutes parts, Ce grand corps déchiré, dont les membres épars Languissent dispersés sans honneur et sans vie : Sur ces débris du monde élevons l'Arabie.
Page 204 - Ne m'a point préparée à ce comble d'audace. Sujet de mon époux, vous m'osez proposer De trahir sa mémoire et de vous épouser? Moi, j'irais de mon fils, du seul bien qui me reste, Déchirer avec vous l'héritage funeste?
Page 8 - Peignez donc, j'y consens, les héros amoureux; Mais ne m'en formez pas des bergers doucereux ; Qu' Achille aime autrement que Thyrsis et Philène ; N'allez pas d'un Cyrus nous faire un Artamène ; Et que l'amour, souvent de remords combattu, Paraisse une faiblesse et non une vertu.

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