La Minerve française

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1820
 

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Fréquemment cités

Page 356 - Celle-ci consistait à exercer collectivement, mais directement, plusieurs parties de la souveraineté tout entière, à délibérer sur la place publique, de la guerre et de la paix, à conclure avec les étrangers des traités d'alliance, à voter les lois, à prononcer les jugements, à examiner les comptes, les actes, la gestion des magistrats, à les faire comparaître devant tout le peuple, à les mettre en accusation, à les condamner ou à les absoudre ; mais, en même temps que c'était...
Page 355 - ... inclinations, à ses fantaisies. Enfin, c'est le droit, pour chacun, d'influer sur l'administration du gouvernement, soit par la nomination de tous ou de certains fonctionnaires, soit par des représentations, des pétitions, des demandes, que l'autorité est plus ou moins obligée de prendre en considération.
Page 30 - ... seule le lui rendre; elle le lui a rendu : avec la race royale , le droit a commencé à lui apparaître ; chaque jour a marqué son progrès dans les esprits, dans les mœurs, dans les lois. En peu d'années, nous avons recouvré les...
Page 356 - Toutes les actions privées sont soumises à une surveillance sévère. Rien n'est accordé à l'indépendance individuelle, ni sous le rapport des opinions, ni sous celui de l'industrie, ni surtout sous le rapport de la religion.
Page 141 - L'homme auquel les actions d'un autre ne nuisent pas . n'a pas le droit de les publier. Ordonnez que tout homme qui insérera dans un journal , dans un pamphlet, dans un livre, le nom d'un individu , et racontera ses actions privées, quelles qu'elles soient, lors même qu'elles paraîtraient...
Page 358 - Le danger de la liberté antique était qu'attentifs uniquement à s'assurer le partage du pouvoir social, les hommes ne fissent trop bon marché des droits et des jouissances individuelles. Le danger de la liberté moderne, c'est qu'absorbés dans la jouissance de notre indépendance privée, et dans la poursuite de nos intérêts particuliers, nous ne renoncions trop facilement à notre droit de partage dans le pouvoir politique.
Page 115 - Messieurs , il n'ya point de loi qui règle le mode d'accusation des ministres ; mais il est de la nature d'une telle délibération qu'elle ait lieu en séance publique , et à la face de la France. Je propose à la Chambre de porter un acte d'accusation contre M. Decazes , ministre de l'intérieur , comme complice de l'assassinat de monseigneur le duc de Berry , et je demande à développer ma proposition.
Page 32 - Jours enformede lettres ,-Paris, 1820, in-8°; — des Motifs qui ont dicté le nouveau projet de loi sur les élections; Paris, 1820, in-8°; — Pièces relatives à la saisie des lettres et papiers dans le domicile de MM.
Page 358 - Dans celle-ci, plus l'homme consacrait de temps et de forces à l'exercice de ses droits politiques, plus il se croyait libre; dans l'espèce de liberté dont nous sommes susceptibles, plus l'exercice de nos droits politiques nous laissera de temps pour nos intérêts privés, plus la liberté nous sera précieuse.
Page 355 - C'est pour chacun le droit de n'être soumis qu'aux lois, de ne pouvoir être ni arrêté, ni détenu, ni mis à mort, ni maltraité d'aucune manière, par l'effet de la volonté arbitraire d'un ou de plusieurs individus. C'est pour chacun le droit de dire son opinion, de choisir son industrie et de l'exercer; de disposer de sa propriété, d'en abuser même; d'aller, de venir, sans en obtenir la permission, et sans rendre compte de ses motifs ou de ses démarches.

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