Œuvres complètes de Voltaire: La pucelle. Petits poëmes. Premiers contes en vers. 1877

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Garnier frères, 1877

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Page 423 - Les miracles sont bons ; mais soulager son frère , Mais tirer son ami du sein de la misère , Mais à ses ennemis pardonner leurs vertus , C'est un plus grand miracle , et qui ne se fait plus Ce magistrat , dit-on , est sévère , inflexible ; Rien n'amollit jamais sa grande âme insensible.
Page 475 - N'est qu'un passage étroit vers un monde éternel. Nous essuyons ici des douleurs passagères : Le trépas est un bien qui finit nos misères. Mais quand nous sortirons de ce passage affreux, Qui de nous prétendra mériter d'être heureux? Quelque parti qu'on prenne, on doit frémir, sans doute. Il n'est rien qu'on connaisse, et rien qu'on ne redoute. La nature est muette, on l'interroge en vain; On a besoin d'un Dieu qui parle au genre humain.
Page 398 - Comme il disait ces mots , Du bout de l'horizon accourt avec furie Le plus terrible des enfants Que le nord eût portés jusque-là dans ses flancs. L'arbre tient bon ; le roseau plie. Le vent redouble ses efforts , Et fait si bien qu'il déracine Celui de qui la tête au ciel était voisine , Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts.
Page 359 - Tu veux donc, belle Uranie, Qu'érigé par ton ordre en Lucrèce nouveau, Devant toi, d'une main hardie, Aux superstitions j'arrache le bandeau; Que j'expose à tes yeux le dangereux tableau Des mensonges sacrés dont la terre est remplie, Et que ma philosophie T'apprenne à mépriser les horreurs du tombeau Et les terreurs de l'autre vie.
Page 456 - A la religion discrètement fidèle , Sois doux, compatissant, sage, indulgent comme elle ; Et sans noyer autrui songe à gagner le port : La clémence a raison , et la colère a tort. Dans nos jours passagers de peines, de misères, Enfants du même Dieu , vivons du moins en frères ; Aidons-nous l'un et l'autre à porter nos fardeaux...
Page 419 - Mais malheur à l'auteur qui veut toujours instruire ! Le secret d'ennuyer est celui de tout dire. C'est ainsi que ma muse avec simplicité Sur des tons différents chantait la vérité , Lorsque, de la nature éclaircissant les voiles, Nos Français à Quito cherchaient d'autres étoiles; Que Clairaut, Maupertuis , entourés de glaçons . D'un secteur à lunette étonnaient les Lapons , Tandis que , d'une main stérilement vantée...
Page 466 - Je dois être aussi cher à mon maître , moi être pensant et sentant , que les planètes, qui probablement ne sentent point.
Page 477 - Atomes tourmentés sur cet amas de boue, Que la mort engloutit et dont le sort se joue, Mais atomes pensants, atomes dont les yeux, Guidés par la pensée, ont mesuré les cieux, Au sien de l'infini nous élançons notre être, Sans pouvoir un moment nous voir et nous connaître.
Page 384 - Quelque différence qui paraisse entre les fortunes, il ya néanmoins une certaine compensation de biens et de maux qui les rend égales.
Page 460 - O Dieu qu'on méconnaît, ô Dieu que tout annonce, Entends les derniers mots que ma bouche prononce ; Si je me suis trompé, c'est en cherchant ta loi. Mon cœur peut s'égarer, mais il est plein de toi. Je vois sans m'alarmer l'éternité paraître ; Et je ne puis penser qu'un Dieu qui m'a fait naître, Qu'un Dieu qui sur mes jours versa tant de bienfaits, Quand mes jours sont éteints me tourmente à jamais1.

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