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PYRRHUS.
La Reine vient!

SOSTHENE.
O Ciel!

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SCENE V.

OLIMPIAS, SOSTHENE, ;

PYRRHUS.

OLIMPIAS au fond du Théatre.

M a

présence les trouble! Quel soupçon j'en conçois ! que ma crainte redouble!

(à Softhêne.)
Softhêne, eh bien, le Prince est-il déterminé
A monter sur le trône, où je l'ai destiné?
Que lui cònseillez-vous!

SOSTHENE.

N'en doutez point , Madame? Je venois ranimer la vertu dans son ame; Et je crois qu'à la gloire, il va rendre , en ce jour, Tout ce qu'elle est en droit d'exiger de l'amour.

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TECLIS,

OLIMPIAS.
Et Téglis?

SOSTHENE.
A mes loix, elle est prête à se rendres

OLIMPIAS.
Il suffit.

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SCENE V I.
OLIMPIAS, PYRRHUS.

OLIMPIA S.
V

Enez donc; c'est trop long-tems attendre;
Antigone, à l'Autel, me demande un époux;
Allons, mon fils.

PYRRHUS.
O Ciel! que me proposez-vous?

OLIMPIA S.
Quoi, rien ne pourra donc te défiller la vûe! !
Sans relâche abreuvé, d'un poison qui te tue,
Insensible à mes pleurs, & sourd à mes soupirs,
Tu ne te rendras point à de nobles desirs ?
Lorsqu'avec tant d'ardeur, je travaille à ta gloire,
Toi seul, dédaignes-tu le soin de ta mémoire
(Elle regarde attentivement Pyrrhus qui paroît dans un trou-
ble extrême , & qui ne répond rien ; reprenant aussi-tôt.)

C'en est trop, justes Dieux! fils indigne de moi,
Je ne te dis plus rien ; suis une infame loi :
Cours te livrer entier à la beauté fatale,
Pour qui, ton fol amour t'abaisse, te rayale;
Va lui facrifier ton nom, ta liberté :
Mais tremble.... je pourrois punir ta lậchęté.

PYRRHUS.
Ah ! fans

que

votre bouche ici me le déclare, Je fçais trop ce,que peut votre fureur barbare! Mais fi, pour m'asservir à d'odieuses loix, Vous m'enleviez Téglis une seconde fois ; Si vous osiez, sur elle, étendre votre haine, Ne croyez pas qu'alors le respect me retienne; Je ne connoîtrois plus ni raison, ni devoir : Vous voyez mon amour craignez mon desespoir.

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OLIMPIAS seulea OU suis-je! quelle audace ! & que viens.je dema

tendre! Est-ce Pyrrhus ; ce fils si soumis & fi tendre! Quel démon , aujourd'hui , s'empare de son cæurt Peu content d'immoler sa gloire, son bonheur,

E iij

Le perfide, pour plaire à l'objet qu'il adore,
Oferoit, en ce jour , sacrifier encore,
Et le devoir de fils, & celui de sujet?
Mais comment a-t-il pû découvrir mon secret?
Ah! je vois qu'il est tems qu'éclate ma vengeance !
Trop de bonté me nuit; punissons qui m'offense!

SCENE vin.

OLIMPIAS, MITRANE.

MITRANE. E

N faveur de Pyrrhus, le peuple est révolté,

Madame; chacun s'arme, on court de tout côté:
Déja, des plus mutins, une troupe hardie,
Sur la garde du Fort, signale sa furie:
Ils veulent que Pyrrhus dispose de sa foi,
Et par tout , à grands cris, on le proclame Roi:
C'est lui seul, en un mot,qu'ils demandent pour maître.

OLIMPIA S.
Ah!voilà les projets que méditoit un traître !
Ciel !... courez arrêter Sosthêne avec Téglis;
Qu'ils soient chargés de fers.

SCENE I X.

OLIMPIAS, DORIS.

OLIMPIAS poursuivant.

Q

Un gros

Ue m'apprens-tu, Doris?

D O R I S.
Madame, à chaque instant, le defordre s'augmente:
Les rebelles , par tout , ont femé l'épouvante ;
Bien-tôt vous n'avez plus de fidéles sujets ;

de révoltés marche vers ce Palais ;
Softhêne est à leur tête, il presse, il les anime.

OLIMPIA S.
Sosthêne ! ah! sur sa fille , allops punir son crime;
Frappons.

D O R I S.
Il n'est plus tems; ces fuins sont superflus,
Madame, en ce Palais, déja Téglis n'est plus.

OLIMPIA S.
Eh bien, n'oublions rien pour découvrir l’azile ,
Qui, contre elle, rendroit ma colere inutile;
Par force, ou par adresse, il faut s'en emparer ;
Rien n'est perdu, Doris, si je l’en puis tirer.

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