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De même que son pere, un fol orgueil l'enflame,
Allons sans perdre tems....

POR IS

Ce n'est pas tout, Madame, On dit que Pyrrhus même a joint les révoltés.

OLIMPIA S. Dieux, je ne crains plus rien; tous vos coups sont portés! Il ne me reste plus d'espoir qu'en Ptolomée; Pour venger nos affronts, que fa main soit armée : Hâtons-nous d’assembler mes Chefs & mes Soldats; Qu'ils aillent seconder les efforts de fon bras. Et vous, fi ma fureur vous paroît légitime, Dieux, qui me trahissez ! liyrez-moi la vi&time, Sur qui doit retomber l'éclat de mon courroux; Que la foudrę me venge, pu conduisez mes coups !

Fin du quatriéme Adte,

AC TE V.

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SCENE PREMIER E.

ANTIGONE, CEP:HISE.

ANTIGONE.
ON, rien ne peut calmer l'ennui qui

me dévore ;

Tes difcours & tes foins le redoublent

encore : Laisse-moi me livrer à l'horreur de mon fort ; Ne contrains plus , Céphise , un trop juste transport. Pour tant de honte , Ô Dieux ! j'étois donc destinée ! Ainsi donc, dans le cours d'une même journée, L'on m'arrache à jamais à l'objet de mes feux ; Un autre, malgré moi , doit obtenir mes veux ; Et lorsque mon hymen lui donne un diadême, C'est peu que le perfide, à cet honneur suprême, Préfere un autre objet dont son cæur est épris ; C'est peu de m'accabler de haine & de mépris,

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Sa pallon encor jusques-là le ravale
Qu'il prétend, en ma place, élever ma rivale !
N'entends-tu pas les cris d'un peuple audacieux ,
Armé pour soutenir les desseins odieux?
Céphise, c'en est trop ! sortons de cet Empire ;
A son triste destin , abandonnons l'Epire ;
Allons

, pour nous venger , foulever nos Etats;
Portons le feu, le fer au sein de ces climats;.
Que, dans des flots de sang, s'effacent mes injures;
Et donnons, s'il se peut , à trembler aux parjures !

CEPHISE.
Le peuple , pour Pyrrhus, envain est révolté,
Leur funeste projet n'est point exécuté :

Madame , peusez-vous que la Reine y consente? : Croyez-vous que bien-tôt fa

vengeance

éclatante Ne dissipera pas un complot criminel; Laisseroit-elle rompre un serment solemnel! Autant que vous, contre eux , sa haine est animée ; Vos Gardes, ses Soldats ont suivi Ptolomée; Il fera tout pour vous, il çaura vous venger.

ANTIGONE. Il ne fera peut-être , hélas ! que m'outrager. Oui, s'il sçavoit aimer , j'en pourrois tout attendre, Et lui fcul suffiroit, sans doute , à me défendre ; Mais, inutile espoir ! l’amour le touche peu ; Avec quelle froideur , il immoloit son feu ;

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