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Le Théâtre change & repi éfente un endroit agréable du Jardin de M. Western; on découvre une allée très-courte qui conduit à son Château que Tonvoit dans le fond. Sur la gauche se trouve un Jìége de ga^on : dans le fond 3 Une ou deux alites d'arbres & çà & fur la Scène quelques-uns de ces sièges peints en ver d qu: font Cl Londres j comme à Paris j la parure des Jardins, i

SCENE PREMIERE. T

BLIFIL, DOf LING.
D O W L i N G.

Jjlifii, Blifil, arrêtons ici un moment. -
BLIFIL.

Je le venx bien. Je veutf même , avant, d'aider trouver mon oncle j te rappeller ta promesse.' ■•

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B L I F I L.

Ce mariage nous rend heureux l'un & l'autre: si j'écoutais res désirs, si j'osais parler, je paraîtrais moins riche aux yeux de Western j il voudrait rompre , & je perdrais ma fortune.'

D O W L I N G. II suffit, je t entends; ton cœur est faux. Je t'ai donné ma parole; je m'en souviens. A ton tour, souviens-toi de ce que je te vais dire. J'étais porteur des lettres de feu ta mere. Je te les ai remises. Je vais à Londres, où ton oncle AKvorthy m'envoie : mais prends-y garde; s'il faut qu'à mon retour la vérité ne soit_pas sortie de ta bouche , situ n'as pas déclaré que Jones est ton frerc , ton aîné, je le ferai moi-même.

B L I F I L

Écoute.

DOfLING. Point de réponse. Adieu,

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; SCENE II.

BLIPIL, seàl.

Î^a R s , Je ne te crains pas. Ces lettres... je les riens. Je sauvai t'arrêter à Londres plus long-tems que tu ne le penses... Je puis d'un seul mot... Non, je ne te crains pas*, & ton protégé, cec homme si parfait... Ah! le voici.

SCENE III.

JONES, BLIFIL

JONES. Doi! vous ici, Monsieur > B L 1 F I ÍU

Oui.

JONES. Et votre voyage? \

B L I F I L;

Bien.

(II sort.)

JONES, seul. Heureux mortel ! de la naissance 5c de la fortune. Pour quelle raison Sophie a-t-elle disparu avant le dellert? Je ne sçais j mais tout m'istquiète. Jamais je n'eus l'ame íì triste.

Ariette.
Amour, quelle est donc ta puissance!
Me dois-je aveugler fur mon fort?
Aux doux attraits de l'efpérance
Mon cœur peut-il s'ouvrir encor?
J'ose aimer la belle Sophie »
Le plus rare bienfait des Cieux ,
Et qu'ils semblent avoir choisie
Pour charmer le cœur & les yeux.

( 2/ jette les yeux sur ce qui l'environne. )

La jeune fleur

Éclose à peine
De son teint n'a pas la fraîcheur:
Naissante rose , ton odeur
Est moins douce que son haleine ,
Et le jour moins pur que son cœur.

Amour, quelle est donc ta puissance 1
Me dois-je aveugler fur mon fort?
Aux doux attraits de l'efpérance
Mob cœur peut-il s'ouvrir encor ì

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