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ISABELLE.

ISABELLE.

ISABELLE.

ISABELLE.

SCÈNE XV.
Que sans plus de soupirs
Il conclue un hymen qui fait tous mes désirs,

ISABELLE, SGANARELLE.
Et reçoive en ce lieu la foi que je lui donne

SGANARELLE.
De n'écouter jamais les voeux d'autre personne.
(Elle fait semblant d'embrasser Sganarelle, et donne Je le tiens fort à plaindre.

sa main à baiser à Valère.)
SGANARELLE.

Allez, il ne l'est point. Hai! hai ! mon petit nez, pauvre petit bouchon,

SGANARELLE. Tu ne languiras pas longtemps, je t'en répon.

Au reste, ton amour me touche au dernier point, (à Valère.)

Mignonnette, et je veux qu'il ait sa récompense. Va, chut! Vous le voyez, je ne lui fais pas dire, C'est trop que de huit jours pour ton impatience; Ce n'est qu'après moi seul que son âme respire.

Dès demain je t'épouse, et n'y veux appeler...
VALÈRE.
Eh bien! madame, eh bien! c'est s'expliquer assez;

Dès demain?
Je vois , par ce discours, de quoi vous me pressez,

SGANARELLE. Et je saurai dans peu vous ôter la présence

Par pudeur tu feins d'y reculer : De celui qui vous fait si grande violence.

Mais je sais bien la joie où ce discours te jette, ISABELLE.

Et tu voudrais déjà que la chose fût faite. Vous ne me sauriez faire un plus charmant plaisir;

Mais... Car enfin cette vue est fâcheuse à souffrir,

SGANARELLE.
Elle m'est odieuse; et l'horreur est si forte...

Pour ce mariage allons tout préparer.
SGANARELLE.
Hét hé!

ISABELLE, à part.

O ciel ! inspire-moi ce qui peut le parer.
ISABELLE.
Vous offensé-je en parlant de la sorte?
Fais-je...

SGANARELLE.

Mon Dieu ! nenni, je ne dis pas cela;
Mais je plains, sans mentir, l'état où le voilà;
Et c'est trop hautement que ta haine se montre.

SCÈNE PREMIÈRE.
ISABELLE.
Je n'en puis trop montrer en pareille rencontre.
VALÈRE.

ISABELLE.
Oui, vous serez contente, et dans trois jours vos yeux Oui, le trépas cent fois me semble moins à craindre
Ne verront plus l'objet qui vous est odieux.

Que cet hymen fatal où l'on veut me contraindre;

Et tout ce que je fais pour en fuir les rigueurs A la bonne heure. Adieu.

Doit trouver quelque grâce auprès de mes censeurs. SGANARELLE, à Valère.

Le temps presse, il fait nuit; allons, sans crainte auJe plains votre infortune;

A la foi d'un amant commettre ma fortune. [cune.
Mais...
VALÈRE.
(cune;

SCÈNE IL
Non, vous n'entendrez de mon coeur plainte au-
Madame assurément rend justice à tous deux,

SGANARELLE, ISABELLE
Et je vais travailler à contenter ses væux.

SGANARELLE, parlant à ceux qui sont dans sa Adieu.

maison.

Je reviens, et l'on va pour demain de ma part... Pauvre garçon, sa douleur est extrême! Venez, embrassez-moi, c'est un autre elle-même.

O ciel !
(Il embrasse Valère.)

C'est toi, mignonne! Où vas-tu donc si tard?
Tu disais qu'en ta chambre, étant un peu lassée,
Tu t'allais renfermer, lorsque je t'ai laissée;

ACTE TROISIÈME.

ISABELLE.

SGANARELLE.

ISABELLE.

SGANARELLE.

SGANARELLE.

ISABELLE.

SGANARELLE.

ISABELLE.

Et tu m'avais prié même que mon retour

Pour ces sortes de gens qui changent chaque jour: T'y souffrit en repos jusques à demain jour.

D'oublier votre sexe, et tromper l'espérance
ISABELLE.

D'un homme dont le ciel vous donnait l'alliance ?
Il est vrai; mais...
SGANARELLE.

Il le mérite bien; et j'en suis fort ravi.
En quoi ?
ISABELLE.

Enfin de cent raisons mon dépit s'est servi
Vous me voyez confuse,

Pour lui bien reprocher des bassesses si grandes, Et je ne sais comment vous en dire l'excuse. Et pouvoir cette nuit rejeter ses demandes :

Mais elle m'a fait voir de si pressants désirs, Quoi donc? Que pourrait-ce être?

A tant versé de pleurs, tant poussé de soupirs, ISABELLE.

Tant dit qu'au désespoir je porterais son âme

Un secret surprenant: Si je lui refusais ce qu'exige sa flamme, C'est ma seur qui m'oblige à sortir maintenant, Qu'à céder malgré moi mon cæur s'est vu réduit; Et qui, pour un dessein dont je l'ai fort blåmée, Et pour justifier cette intrigue de nuit, M'a demandé ma chambre, où je l'ai renfermée. Où me faisait du sang relâcher la tendresse, SGANARELLE.

J'allais faire avec moi venir coucher Lucrèce, Comment?

Dont vous me vantez tant les vertus chaque jour :

Mais vous m'avez surprise avec ce prompt retour. L'eut-on pu croire? Elle aime cet amant

SGANARELLE. Que nous avons banni.

Non, non, je ne veux point chez moi tout ce mystère SGANARELLE.

J'y pourrais consentir à l'égard de mon frère :
Valère ?

Mais on peut être vu de quelqu'un du dehors;
ISABELLE

Et celle que je dois honorer de mon corps

Éperdument. Non seulement doit être et pudique et bien née, C'est un transport si grand qu'il n'en est point de Il ne faut pas que même elle soit soupçonnée. Et vous pouvez juger de sa puissance extrême, (même: Allons chasser l'infâme; et de sa passion... Puisque seule, à cette heure, elle est venue ici

ISABELLE. Me découvrir à moi son amoureux souci,

Ah! vous lui donneriez trop de confusion; Mé dire absolument qu'elle perdra la vie

Et c'est avec raison qu'elle pourrait se plaindre Si son âme n'obtient l'effet de son envie;

Du peu de retenue où j'ai su me contraindre : Que, depuis plus d'un an, d'assez vives ardeurs

Puisque de son dessein je dois me départir, Dans un secret commerce entretenaient leurs cours;

Attendez que du moins je la fasse sortir.. Et que même ils s'étaient, leur flamme étant nouvelle,

SGANARELLE. Donné de s'épouser une foi mutuelle...

Eh bien ! fais.

ISABELLE. La vilaine!

Mais surtout cachez-vous, je vous prie,
ISABELLE.

Et, sans lui dire rien, daignez voir sa sortie.
Qu'ayant appris le désespoir

SGANARELLE.
Où j'ai précipité celui qu'elle aime à voir,

Oui, pour l'amour de toi je retiens mes transports : Elle vient me prier de souffrir que sa flamme Mais, dès le même instant qu'elle sera dehors, Puisse rompre un départ qui lui percerait l'âme;

sans différer, aller trouver mon frère : Entretenir ce soir cet amant sous mon nom

J'aurai joie à courir lui dire cette affaire. Par la petite rue où ma chambre répond;

ISABELLE. Lui peindre, d'une voix qui contrefait la mienne, Je vous conjure donc de ne me point nommer. Quelques doux sentiments dont l'appåt le retienne, Bonsoir; car tout d'un temps je vais me renfermer. Et ménager enfin pour elle adroitement

SGANARELLE, seul. Ce que pour moi l'on sait qu'il a d'attachement. Jusqu'à demain, ma mie... En quelle impatience SGANARELLE.

Suis-je de voir mon frère, et lui conter sa chance! Et tu trouves cela...

Il en tient , le bon homme, avec tout son phébus

Et je n'en voudrais pas tenir cent bons écus.
Moi? J'en suis courroucée.

ISABELLE, dans la maison.
Quoi! ma sæur, ai-je dit, êtes-vous insensée ? Oui, de vos déplaisirs l'atteinte m’est sensible :
Ne rougissez-vous point d'avoir pris tant d'amour Mais ce que vous voulez, ma seur, m'est impossible;

SGANARELLE.

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Je veux,

ISABELLE.

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SGANARELLE.

LE COMMISSAIRE.

SGANARELLE.

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Mon honneur, qui m'est cher, y court trop de hasard; | Veut que du moins l'on tâche à lui rendre l'honneur.
Adieu. Retirez-vous avant qu'il soit plus tard. Holà!
SGANARELLE.

(Il frappe à la porte d'un commissaire.) La voilà qui, je crois, peste de belle sorte : De peur qu'elle revînt, fermons à clef la porte.

SCÈNE V. ISABELLE, en sortant. O ciel! dans mes desseins ne m'abandonnez pas ! SGANARELLE, UN COMMISSAIRE, UN NOSGANARELLE, à part.

TAIRE; UN LAQUAIS, avec un flambeau. Où pourra-t-elle aller ? Suivons un peu ses pas.

LE COMMISSAIRE.
ISABELLE, à part.

Qu'est-ce?
Dans mon trouble, du moins, la nuit me favorise.

SGANARELLE.
SGANARELLE, à part.

Salut , monsieur le commissaire.
Au logis du galant? Quelle est son entreprise ?

Votre présence en robe est ici nécessaire;

Suivez-moi, s'il vous plaît , avec votre clarté.
SCÈNE III.

LE COMMISSAIRE.

Nous sortions...
VALÈRE, ISABELLE, SGANARELLE.

Il s'agit d'un fait assez hâté.
VALÈRE, sortant brusquement.
Oui, oui, je veux tenter quelque effort cette nuit

Quoi ?
Pour parler... Qui va là ?

ISABELLE,
à Valère.

D'aller là-dedans, et d'y surprendre ensemble Ne faites point de bruit, Deux personnes qu'il faut qu'un bon hymen assemble: Valère; on vous prévient, et je suis Isabelle. C'est une fille à nous, que, sous un don de foi, SGANARELLE.

Un Valère a séduite et fait entrer chez soi. Vous en avez menti, chienne: ce n'est pas

elle. Elle sort de famille et noble et vertueuse;
De l'honneur que tu fuis elle suit trop les lois; Mais...
Et tu prends faussement et son nom et sa voix.

LE COMMISSAIRE.
ISABELLE, à Valère.

Si c'est pour cela, la rencontre est heureuse, Mais à moins de vous voir par un saint byménée...

Puisqu'ici nous avons un notaire.
VALÈRE.
Oui, c'est l'unique but où tend ma destinée;

Monsieur?
Et je vous donne ici ma foi que dès demain
Je vais où vous voudrez recevoir votre main.

Oui, notaire royal.
SGANARELLE, à part.
Pauvre sot qui s'abuse!

De plus, homme d'honneur.
VALÈRE.

SGANARELLE.
Entrez en assurance.

Cela s'en va sans dire. Entrez dans cette porte, De votre Argus dupé je brave la puissance;

Et, sans bruit, ayez l'oeil que personne n'en sorte : Et devant qu'il vous pút ôter à mon ardeur,

Vous serez pleinement contentés de vos soins; Mon bras de mille coups lui percerait le coeur.

Mais ne vous laissez point graisser la parte, au moins.

LE COMMISSAIRE.
SCÈNE IV.

Comment ! vous croyez donc qu'un homme de jus

SGANARELLE.
SGANARELLE.

Ce que j'en dis n'est pas pour taxer votre office.

Je vais faire venir mon frère promptement : Ah! je te promets bien que je n'ai pas envie

Faites que le flambeau m'éclaire seulement. De te l'ôter, l'infâme à tes feux asservie;

(à part. ) Que du don de sa foi je ne suis point jaloux, Je vais le réjouir cet homme sans colère. Et que, si j'en suis cru, tu seras son époux.

Holà! Oui, faisons-le surprendre avec cette effrontée :

(Il frappe à la porte d'Ariste.) La mémoire du père à bon droit respectée, Jointe au grand intérêt que je prends à la sæur,

SGANARELLE.

LE NOTAIRE.

LE COMMISSAIRE.

[tice...

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ARISTE.

SGANARELLE.

SCÈNE VI.

SGANARELLE.

Je raille... Il est fort bon avec sa raillerie!
ARISTE, SGANARELLE.

Pauvre esprit! je vous dis , et vous redis encor

Que Valère chez lui tient votre Léonor, Qui frappe? Ah! ah! que voulez-vous, mon frère?

Et qu'ils s'étaient promis une foi mutuelle

Avant qu'il eût songé de poursuivre Isabelle.
SGANARELLE.
Venez , beau directeur, suranné damoiseau!

ARISTE.
On veut vous faire voir quelque chose de beau.

Ce discours d'apparence est si fort dépourvu...

SGANARELLE.
ARISTE.
Comment?

Il ne le croira pas encore en l'ayant vu :
SGANARELLE.

J'enrage. Par ma foi, l'âge ne sert de guère
Je vous apporte une bonne nouvelle. Quand on n'a pas cela.
ARISTE.

(Il met le doigt sur son front.) Quoi ?

ARISTE.

Quoi! voulez-vous, mon frère...
Votre Léonor, où, je vous prie, est-elle?

SGANARELLE.
ARISTE.

Mon Dieu ! je ne veux rien. Suivez-moi seulement;
Pourquoi cette demande? Elle est, comme je croi, Votre esprit tout à l'heure aura contentement,
Au bal chez son amie.

Vous verrez si j'impose, et si leur foi donnée
SGANARELLE.

N'avait pas joint leurs cours depuis plus d'une année.
Eh! oui, oui; suivez-moi,

ARISTE.
Vous verrez à quel bal la donzelle est allée.

L'apparence qu'ainsi, sans m'en faire avertir,
ARISTE.

A cet engagement elle eût pu consentir!
Que voulez-vous conter?

Moi qui dans toute chose ai, depuis son enfance, SGANARELLE.

Montré toujours pour elle entière complaisance, Vous l'avez bien stylée :

Et qui cent fois ai fait des protestations Il n'est pas bon de vivre en sévère censeur;

De ne jamais gêner ses inclinations!
On gagne les esprits par beaucoup de douceur;

SGANARELLE.
Et les soins défiants, les verrous et les grilles, Enfin vos propres yeux jugeront de l'affaire.
Ne font pas la vertu des femmes ni des filles; J'ai fait venir déjà commissaire et notaire :
Nous les portons au mal par tant d'austérité, Nous avons intérêt que l'hymen prétendu
Et leur sexe demande un peu de liberté.

Répare sur-le-champ l'honneur qu'elle a perdu;.
Vraiment! elle en a pris tout son soůl, la rusée; Car je ne pense pas que vous soyez si lâche
Et la vertu chez elle est fort humanisée.

De vouloir l'épouser avecque cette tache,
ARISTE.

Si vous n'avez encor quelques raisonnements
Où veut donc aboutir un pareil entretien?

Pour vous mettre au-dessus de tous les bernements. SGANARELLE.

ARISTE. Allez, mon frère aîné, cela vous sied fort bien; Moi? Je n'aurai jamais cette faiblesse extrême Et je ne voudrais pas pour vingt bonnes pistoles De vouloir posséder un cæur malgré lui-même. Que vous n'eussiez ce fruit de vos maximes folles : Mais je ne saurais croire enfin... On voit ce qu'en deux sœurs nos leçons ont produit; L'une fuit les galants, et l'autre les poursuit.

Que de discours ! ARISTE.

Allons, ce procès-là continuerait toujours.
Si vous ne me rendez cette énigme plus claire...

SCÈNE VII.
L'énigme est que son bal est chez monsieur Valère;
Que, de muit, je l'ai vue y conduire ses pas,

SGANARELLE, ARISTE, UN COMMISSAIRE, Et qu'à l'heure présente elle est entre ses bras..

UN NOTAIRE.

SGANARELLE.

SGANARELLE.

ARISTE.

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SGANARELLE.

Et Valère déjà, sur ce qui vous regarde,

Et le nom est en blanc pour ne l'avoir point vue. A signé que pour femme il tient celle qu'il garde. Signez. La fille après vous mettra tous d'accord. ARISTE.

VALÈRE.
La fille...

J'y consens de la sorte.
LE COMMISSAIRE.
Est renfermée, et ne veut point sortir

Et moi, je le veux fort. Que vos désirs aux leurs ne veuillent consentir.

(à part.)

(haut.)

Nous rirons bien tantôt. Là, signez donc, mon frère; SCÈNE VIII.

L'honneur vous appartient.
VALÈRE, UN COMMISSAIRE, UN NOTAIRE,

ARISTE.
SGANARELLE, ARISTE.

Mais quoi ! tout ce mystère...

SGANARELLE.
VALÈRE , à la fenêtre de sa maison.

Diantre! que de façons! Signez, pauvre butor. Non, messieurs; et personne ici n'aura l'entrée

ARISTE.
Que cette volonté ne m'ait été montrée.
Vous savez qui je suis, et j'ai fait mon devoir

Il parle d'Isabelle, et vous de Léonor.

SGANARELLE.
En vous signant l'aveu qu'on peut vous faire voir.
Si c'est votre dessein d'approuver l'alliance,

N'êtes-vous pas d'accord, mon frère, si c'est elle,

De les laisser tous deux à leur foi mutuelle? Votre main peut aussi m'en signer l'assurance ;

ARISTE. Sinon, faites état de m'arracher le jour,

Sans doute.
Plutôt que de m'ôter l'objet de mon amour.

SGANARELLE.
SGANARELLE.

Signez donc, j'en fais de même aussi. Non, nous ne songeons pas à vous séparer d'elle.

ARISTE. (bas, à part.) Il ne s'est point encor détrompé d'Isabelle :

Soit. Je n'y comprends rien.

SGANARELLE. Profitons de l'erreur.

Vous serez éclairci.
ARISTE, à Valère.

Mais est-ce Léonor?
SGANARELLE,
à Ariste.

Nous allons revenir.
Taisez-vous.

SGANARELLE, À Ariste.

Or çà, je vais vous dire
Mais...

La fin de cette intrigue.

(Ils se retirent dans le fond du théâtre.) Paix donc.

SCÈNE IX.
ARISTE.
Je veux savoir...

LÉONOR, SGANARELLE, ARISTE, LISETTE.
SGANARELLE.
Encor?

LÉONOR.
Vous tairez-vous ? vous dis-je.

O l'étrange martyre!
VALÈRE.

Que tous ces jeunes fous me paraissent fåcheux ! Enfin, quoi qu'il avienne, Je me suis dérobée au bal pour l'amour d'eux. Isabelle a ma foi; j'ai de même la sienne,

LISETTE. Et ne suis point un choix, à tout exar ner,

Chacun d'eux près de vous veut se rendre agréable. Que vous soyez reçus à faire condamner.

LÉONOR.
ARISTE, à Sganarelle.

Et moi, je n'ai rien vu de plus insupportable;
Ce qu'il dit là n'est pas...

Et je préférerais le plus simple entretien
SGANARELLE.

A tous les contes bleus de ces diseurs de rien.
Taisez-vous , et pour cause;

Ils croyent que tout cède à leur perruque blonde, (à Valère.)

Et pensent avoir dit le meilleur mot du monde, Vous saurez le secret. Oui, sans dire autre chose, Lorsqu'ils viennent, d'un ton de mauvais goguenard, Nous consentons tous deux que vous soyez l'époux Vous railler sottement sur l'amour d'un vieillard; De celle qu'à présent on trouvera chez vous. Et moi, d'un tel vieillard je prise plus le zèle LE COMMISSAIRE.

Que tous les beaux transports d'une jeune cervelle. C'est dans ces termes-là que la chose est conçue,

Mais n'aperçois-je pas...

LE COMMISSAIRE.

ARISTE.

SGANARELLE.

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