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non.

PANCRACE.

PANCRACE. Passez donc de l'autre côté; car cette oreille-ci est Si la fin nous peut émouvoir par son être réel, ou destinée pour les langues scientifiques (et étrangè- par son être intentionnel ? ? res), et l'autre est pour [la vulgaire et ]la maternelle.

SGANARELLE.
SGANARELLE, à part.

Non, non, non, non, non, de par tous les diables, Il faut bien des cérémonies avec ces sortes de gens-ci.

PANCRACE.
PANCRACE.

Expliquez donc votre pensée, car je ne puis pas Que voulez-vous ?

la deviner. SGANARELLE.

SGANARELLE. Vous consulter sur une petite difficulté.

Je vous la veux expliquer aussi; mais il faut m'éPANCRACE.

couter. (Pendant que Sganarelle dit :) L'affaire que [ Ah! ah! ] sur une difficulté de philosophie, sans

j'ai à vous dire, c'est que j'ai envie de me marier avec doute ?

une fille qui est jeune et belle. Je l'aime fort, et l'ai SGANARELLE.

demandée à son père; mais comme j'appréhende... Pardonnez-moi. Je...

PANCRACE dit en même temps, sans écouter PANCRACE.

Sganarelle : Vous voulez peut-être savoir si la substance et l'ac

La parole a été donnée à l'homme pour expliquer cident sont termes synonymes ou équivoques à l'é

sa pensée; et tout ainsi que les pensées sont les porgard de l'être ?

traits des choses, de même nos paroles sont-elles les SGANARELLE.

portraits de nos pensées. Point du tout. Je... PANCRACE.

( Sganarelle, impatienté, ferme la bouche du docteur Si la logique est un art ou une science ?

avec sa main à plusieurs reprises, et le docteur continue SGANARELLE.

de parler d'abord que Sganarelle 6te sa main.) Ce n'est pas cela. Je...

Mais ces portraits different des autres portraits en PANCRACE.

ce que les autres portraits sont distingués partout de Si elle a pour objet les trois opérations de l'esprit,

leurs originaux, et que la parole enferme en soi son ou la troisième seulement ?

original, puisqu'elle n'est autre chose que la pensée SGANARELLE.

expliquée par un signe extérieur; d'où vient que ceux Non. Je...

qui pensent bien sont aussi ceux qui parlent le PANCRACE.

mieux. Expliquez-moi donc votre pensée par la paS'il y a dix catégories, ou s'il n'y en a qu'une a ?

role, qui est le plus intelligible de tous les signes. SGANARELLE.

SGANARELLE pousse le docteur dans sa maison, et Point. Je...

tire la porte pour l'empêcher de sortir. PANCRACE.

[ Peste de l'homme! ] Si la conclusion est de l'essence du syllogisme?

PANCRACE au dedans de sa maison.
SGANARELLE.

Oui, la parole est animi index et speculum. C'est Nenni. Je...

le truchement du cæur, c'est l'image de l'âme. ( Il PANCRACE.

monte à la fenêtre et continue. ) C'est un miroir qui Si l'essence du bien est mise dans l'appétibilité ou

nous présente naïvement les secrets les plus arcanes 3 dans la convenance 3 ?

de nos individus ; et puisque vous avez la faculté de SGANARELLE.

ratiociner et de parler tout ensemble, à quoi tientNon. Je...

il que vous ne vous serviez de la parole pour me PANCRACE.

faire entendre votre pensée ? Si le bien se réciproque avec la fin ?

SGANARELLE. Eh! non. Je...

Cette question est aussi inintelligible que les précédentes sont ridicules. En recueillant toutes ces subtilités scolastiques,

Molière voulait se moquer du faux savoir, et devenait le venC'est-à-dire si elle a pour objet la perception, le jugement, geur du bon goût, après l'avoir été du bon sens. et le raisonnement, ou ce dernier seulement.

2 a L'indice et le miroir de l'âme. » C'est ce que Pancrace tra. Les catégories étaient un moyen de classer toutes les pen- duit encore mieux par les mots de truchement et d'image. (A.) vies de l'entendement humain. Aristote en comptait dix.

3 Arcanes, mot latin francisé; il signifie secret mystérieux. 3 Il s'agit de savoir si l'essence d'un bien se trouve dans ce Plus bas, ratiociner pour raisonner, terme de logique qui n'a qu'on désire ou dans ce qui convient.

jamais été en usage que dans les écoles.

SGANARELLE.

tique, onirocritique', physique et métaphysique, C'est ce que je veux faire; mais vous ne voulez (revenant ) cosmométrie, géométrie, architecture, pas m'écouter.

spéculoire et spéculatoire3, ( s'en allant) médecine, PANCRACE.

astronomie, astrologie, physionomie, métoposceJe vous écoute, parlez.

pie 4, chiromancie, géomancies, etc.
SGANARELLE.
Je dis donc, monsieur le docteur, que...

SCÈNE VII.
PANCRACE.
Mais surtout soyez bref.

SGANARELLE.
SGANARELLE.
Je le serai.

Au diable les savants qui ne veulent point écouter
PANCRACE.

les gens ! On me l'avait bien dit que son maître Évitez la prolixité.

Aristote n'était rien qu'un bavard. Il faut que j'aille SGANARELLE.

trouver l'autre; peut-être qu'il sera plus posé et plus Eh! monsi...

raisonnable. Holà ! PANCRACE. Tranchez-moi votre discours d'un apophthegme à

SCÈNE VIII.
la laconienne.
SGANARELLE,

MARPHURIUS, SGANARELLE.
Je vous...
PANCRACE.

MARPHURIUS.
Point d'ambages', de circonlocution.

Que voulez-vous de moi, seigneur Sganarelle ? (Sganarelle, de dépit de ne pourvoir parler, ramasse des

SGANARELLE. pierres pour en casser la tête du docteur.)

Seigneur docteur, j'aurais besoin de votre conseil PANCRACE.

sur une petite affaire dont il s'agit, et je suis venu Eh quoi! vous vous emportez au lieu de vous expliquer? Allez, vous êtes plus impertinent que celui écoute le monde,

ici pour cela. ( à part. ) Ah ! voilà qui va bien. Il

celui-ci. qui m'a voulu soutenir qu'il faut dire la forme d'un

MARPHURIUS. chapeau ; et je vous prouverai, en toute rencontre, par raisons démonstratives et convaincantes , et par façon de parler. Notre philosophie ordonne de ne

Seigneur Sganarelle, changez, s'il vous plaît, cette arguments in barbara , que vous n'êtes et ne serez point énoncer de proposition décisive, de parler de jamais qu'une pécore, et que je suis et serai toujours, tout avec incertitude, de suspendre toujours son juin utroque jure», le docteur Pancrace.

gement; et, par cette raison, vous ne devez pas SGANARELLE.

dire, Je suis venu, mais, Il me semble que je suis Quel diable de babillard ! PANCRACE, en rentrant sur le théâtre.

SGANARELLE.
Homme de lettres, homme d'érudition.

Il me semble ?
SGANARELLE.

MARPHURIUS.
Encore ?

Oui.
PANCRACE.
Homme de suffisance, homme de capacité. ( s'en

SGANARELLE. allant ) Homme consommé dans toutes les sciences,

Parbleu ! il faut bien qu'il me le semble, puisque naturelles, morales et politiques.(revenant) Homme

cela est. savant, savantissime, per omnes modos et casus 3. ( s'en allant) Homme qui possède, superlative, 1 Art d'interpréter les songes. fable, mythologie et histoire, (revenant) gram

2 Mesure de la terre.

3 Spéculoire et spéculatoire. - La spéculatoire est l'art d'inmaire, poésie, rhétorique, dialectique et sophisti- terpréter les éclairs, le tonnerre, les comètes et autres météores que, (s'en allant) mathématiques, arithmétique, op- divinatoire, qui consiste à faire voir dans un miroir les per

sonnes ou les choses que l'on désire connaitre. (A.) 1 Point d'ambages, c'est-à-dire, point d'embarras de pa- 4 Art de conjecturer le sort d'une personne par l'inspection roles.

des traits de son visage. Cardan a fait un volume in-folio fort * La jurisprudence se composait de deux corps de droit, l'ec- curieux sur cette science chimérique. clésiastique et le civil. In utroque jure veut dire dans l'un et 5 Chiromancie , divination par l'inspection des lignes de la lans l'autre droit. Un docteur in utroque jure était donc celui main. - Géomancie, art de deviner, soit par des lignes qu'on jui professait le droit civil et le droit canon.

trace au hasard sur la terre, soit par les fentes naturelles qu'ou. Par tous les cas et modes imaginables.

remarque à sa surface. (A.)

venu.

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MARPAURIUS.

SGANARELLE.
Ce n'est pas une conséquence; et il peut vous le Mais en l'épousant, je crains d'être cocu.
sembler, sans que la chose soit véritable.

MARPHURIUS.
SGANARELLE.

La chose est faisable.
Comment! il n'est pas vrai que je suis venu?

SGANARELLE.
MARPHURIUS.

Qu'en pensez-vous ?
Cela est incertain, et nous devons douter de tout.

MARPHURIUS.
SGANARELLE.

Il n'y a pas d'impossibilité.
Quoi! je ne suis pas ici, et vous ne me parlez pas ?

SGANARELLE.
MARPHURIUS,

Mais que feriez-vous, si vous étiez à ma place?
Il m'apparaît que vous êtes là, et il me semble que

MARPHURIUS. je vous parle; mais il n'est pas assuré que cela soit. Je ne sais. SGANARELLE.

SGANARELLE. Hé! que diable! vous vous moquez. Me voilà, et Que me conseillez-vous de faire ? vous voilà bien nettement, et il n'y a point de me

MARPHURIUS. semble à tout cela. Laissons ces subtilités , je vous Ce qu'il vous plaira. prie, et parlons de mon affaire. Je viens vous dire

SGANARELLE. que j'ai envie de me marier.

J'enrage,
MARPHURIUS.

MARPHURIUS.
Je n'en sais rien.

Je m'en lave les mains,
SGANARELLE.

SGANARELLE.
Je vous le dis.

Au diable soit le vieux rêveur!
MARPHURIUS.

MARPHURIUS.
Il se peut faire.

Il en sera ce qu'il pourra.
SGANARELLE.

SGANARELLE, à part.
La fille que je veux prendre est fort jeune et fort

La peste du bourreau ! Je te ferai changer de note, belle.

chien de philosophe enragé. MARPHURIUS.

(Ildonne des coups de bâton à Marphurius.) Il n'est pas impossible.

MARPHURIUS,
SGANARELLE.

Ah! ah! ah!
Perai-je bien ou mal de l'épouser ?

SGANARELLE.
MARPHURIUS.

Te voilà payé de ton galimatias, et me voilà con-
L'un ou l'autre.

tent. SGANARELLE, à part.

MARPAURIUS.
Ah! ah ! voici une autre musique. (A Marphurius.) Comment ! Quelle insolence! M'outrager de la sorte,
Je vous demande si je ferai bien d'épouser la filledont avoir eu l'audace de battre un philosophe comme moi!
je vous parle.

SGANARELLE.
MARPHURIUS.

Corrigez, s'il vous plaft, cette manière de parler.
Selon la rencontre.

Il faut douter de toutes choses; et vous ne devez pas SGANARELLE.

dire que je vous ai battu; mais qu'il vous semble que Ferai-je mal?

je vous ai battu.
MARPHURIUS.

MARPHURIUS.
Par aventure.
SGANARELLE.

Ah! je m'en vais faire ma plainte au commissaire
De grâce, répondez-moi comme il faut.

du quartier, des coups que j'ai reçus.
MARPHURIUS.

SGANARELLE.
C'est mon dessein.

Je m'en lave les mains.

MARPHURIUS.
SGANARELLE.
J'ai une grande inclination pour la fille.

J'en ai les marques sur ma personne,

SGANARELLE.
MARPHURIUS.
Cela peut être.

Il se peut faire.

MARPHURIUS.
Le père me l'a accordée.

C'est toi qui m'as traité ainsi.
MARPHURIUS.

SGANARELLE,
Il se pourrait.

Il n'y a pas d'impossibilité.

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SGANARELLE.

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, SCENE XI. MARPHURIUS.

DEUXIÈME ÉGYPTIENNE. J'aurai un décret contre toi.

Tu épouseras une femme gentille, une femme SGANARELLE.

gentille. Je n'en sais rien.

PREMIÈRE ÉGYPTIENNE.
MARPAURIUS.

Oui, une femme qui sera chérie et aimée de tout Et tu seras condamné en justice.

le monde. SGANARELLE.

DEUXIÈME ÉGYPTIENNE. Il en sera ce qu'il pourra.

Une femme qui te fera beaucoup d'amis, mon bon MARPHURIUS.

monsieur, qui te fera beaucoup d'amis. Laisse-moi faire.

PREMIÈRE ÉGYPTIENNE.

Une femme qui fera venir l'abondance chez toi. SCÈNE IX.

DEUXIÈME ÉGYPTIENNE.

Une femme qui te donnera une grande réputation. SGANARELLE.

PREMIÈRE ÉGYPTIENNE.

Tu seras considéré par elle, mon bon monsieur, Comment! on ne saurait tirer une parole positive

tu seras considéré par elle. de ce chien d'homme-là, et l'on est aussi savant à la

SGANARELLE. fin qu'au commencement. Que dois-je faire, dans l'in

Voilà qui est bien. Mais dites-moi un peu, suis-je certitude des suites de mon mariage ? Jamais homme

menacé d'être cocu? ne fut plus embarrassé que je suis. Ah! voici des

DEUXIÈME ÉGYPTIENNE. Égyptiennes; il faut que je me fasse dire par elles

Cocu ? ma bonne aventure.

SGANABELLE.

Oui.
SCÈNE X.

PREMIÈRE ÉGYPTIENNE.

Cocu? DEUX ÉGYPTIENNES, SGANARELLE. (Les Égyptiennes avec leurs tambours de basque

Oui, si je suis menacé d'être cocu? entrent en chantant et en dansant.)

(Les deux Égyptiennes dansent et chantent.)

SGANARELLE.
SGÅNARELLE.

Que diable, ce n'est pas là me répondre! Venez Elles sont gaillardes. Écoutez, vous autres, y a- çà. Je vous demande à toutes deux si je serai cocu? t-il moyen de me dire ma bonne fortune?

DEUXIÈME ÉGYPTIENNE.
PREMIÈRE ÉGYPTIENNE.

Cocu ? vous ?
Oui, mon bon monsieur; nous voici deux qui te la

SGANARELLE. dirons.

Oui, si je serai cocu?
DEUXIÈME ÉGYPTIENNE.

PREMIÈRE ÉGYPTIENNE.
Tu n'as seulement qu'à nous donner ta main,

Vous ? cocu? avec la croix dedans", et nous te dirons quelque chose pour ton bon profit.

Oui, si je le serai ou non?

(Les deux Égyptiennes sortenten chantantet en dansant.) Tenez, les voilà toutes deux avec ce que vous demandez.

SCÈNE XI.
PREMIÈRE ÉGYPTIENNE.
Tu as une bonne physionomie, mon bon monsieur,

SGANARELLE.
une bonne physionomie.
DEUXIÈME ÉGYPTIENNE.

Peste soit des carognes qui me laissent dans l'inOui, une bonne physionomie; physionomie d'un

quiétude! Il faut absolument que je sache la destihomme qui sera un jour quelque chose.

née de mon mariage; et pour cela je veux aller trouPREMIÈRE ÉGYPTIENNE.

ver ce grand magicien dont tout le monde parle tant, Tu seras marié avant qu'il soit peu, mon bon

et qui, par son art admirable, fait voir tout ce que monsieur, tu seras marié avant qu'il soit peu.

l'on souhaite. Ma foi, je crois que je n'ai que faire

d'aller au magicien, et voici qui me montre tout ce I C'est-à-dire une pièce à la croix, par allusion à la croix représentée sur certaine pièce de monnaie

que je puis demander.

SGANARELLE.

SGANARELLE.

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SGANARELLE.

SCÈNE XII.

DORIMÈNE.

C'est trop d'honneur que vous nous faites à tous DORIMÈNE, LYCASTE, SGANARELLE, retiré deux. Mais allons, le temps me presse, et nous audans un coin du théâtre, sans être vu.

rons tout le loisir de nous entretenir ensemble.

SCÈNE XIII.

SGANARELLE.

Me voilà tout à fait dégoûté de mon mariage; et je crois que je ne ferai pas mal de m'aller dégager de ma parole. Il m'en a coûté quelque argent; mais il vaut mieux encore perdre cela que de m'exposer à quelque chose de pis. Tâchons adroitement de nous débarrasser de cette affaire. Holà !

(Il frappe à la porte de la maison d'Alcantor.)

SCÈNE XIV.

ALCANTOR, SGANARELLE.

LYCASTE. Quoi! belle Dorimène, c'est sans raillerie que vous parlez ?

DORIMÈNE.
Sans raillerie.

LYCASTE.
Vous vous mariez tout de bon?

DORIMÈNE.
Tout de bon.

LYCASTE.
Et vos noces se feront dès ce soir?

DORIMÈNE.
Dès ce soir.

LYCASTE. Et vous pouvez, cruelle que vous êtes, oublier de la sorte l'amour que j'ai pour vous, et les obligeantes paroles que vous m'aviez données ?

DORIMÈNE. Moi? point du tout. Je vous considère toujours de même, et ce mariage ne doit point vous inquiéter; c'est un homme que je n'épouse point par amour, et sa seule richesse me fait résoudre à l'accepter. Je n'ai point de bien , vous n'en avez point aussi, et vous savez que sans cela on passe mal le temps au monde, et qu'à quelque prix que ce soit il faut tâcher d'en avoir. J'ai embrassé cette occasion-ci de me mettre à mon aise; et je l'ai fait sur l'espérance de me voir

bientôt délivrée du barbon que je prends. C'est un | homme qui mourra avant qu'il soit peu, et qui n'a tout

au plus que six mois dans le ventre. Je vous le garantis défunt dans le temps que je dis; et je n'aurai pas longuement à demander pour moi au ciel l'heureux état de veuve. ( à Sganarelle qu'elle aperçoit.) Ah! nous parlions de vous, et nous en disions tout le bien qu'on en saurait dire.

LYCASTE.
Est-ce là monsieur?...

DORIMÈNE.
Oui, c'est monsieur qui me prend pour femme.

LYCASTE. Agréez, monsieur, que je vous félicite de votre mariage , et vous présente en même temps mes trèshumbles services : je vous assure que vous épousez là une très-honnête personne. Et vous, mademoiselle, je me réjouis avec vous aussi de l'heureux choix que vous avez fait : vous ne pouviez pas mieux trouver, et monsieur a toute la mine d'être un fort bon mari. Oui, monsieur, je veux faire amitié avec vous, et lier ensemble un petit commerce de visites et de diver

ALCANTOR.
Ah! mon gendre, soyez le bienvenu!

SGANARELLE.
Monsieur, votre serviteur.

ALCANTOR.
Vous venez pour conclure le mariage?

SGANARELLE.
Excusez-moi.

ALCANTOR. Je vous promets que j'en ai autant d'impatience que vous.

SGÅNARELLE. Je viens ici pour un autre sujet.

ALCANTOR. J'ai donné ordre à toutes les choses nécessaires pour cette fête.

SGANARELLE. Il n'est pas question de cela.

ALCANTOR. Les violons sont retenus, le festin est commandé, et ma fille est parée pour vous recevoir.

SGANARELLE. Ce n'est pas ce qui m'amène.

ALCANTOR. Enfin, vous allez être satisfait; et rien ne peut re. tarder votre contentement.

SGANARELLE. Mon Dieu! c'est autre chose.

ALCANTOR. Allons, entrez donc, mon gendre.

SGANARELLE J'ai un petit mot à vous dire.

tissements.

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