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LE TABLEAU D'ÉGLISE

La ville était au pillage.

Je pénétrai dans une église au coucher du soleil, le jour où le canon cessa de se faire entendre. Je cherchais un endroit où je pusse me délasser, me sentant trèsabattu ; ainsi, jugeant, par le silence qui régnait dans . la nef, que l'église était déserte, je m'avançai précipitamment.

Tu le sais, Henri, ce n'est pas pour moi que sont faites les lâches terreurs dont au premier abord sont saisis ces hommes... Mais pourquoi te parler d'eux? Ni la triste solennité des monuments ni l'obscurité de la nuit n'agissent sur ton âme; ce monde invisible que le vulgaire entrevoit dans les ténèbres n'est qu'un songe à tes yeux, ô mon ami! — Je marchai sous les profondeurs des voûtes, et ne m'arrêtai qu'à une petite chapelle qui me semblait favorable à mon dessein; car, dans ce moment, le besoin de repos se faisait sentir avec force. A tout instant je fermais les yeux malgré

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moi. Toutefois mon sang se ralluma à la vue d'une certaine toile que j'aperçus.

« Périssez, périssez, misérables ornements, fils des temps qui ne sont plus! Écroule-toi, édifice vermoulu des superstitions ; le soleil qui meurt l'emporte avec lui, celui qui naîtra demain refusera de t'éclairer. » Ainsi m'écriai-je dans ma fureur, tandis qu'au moyen d'une épée que j'avais à la main, je précipitais à terre un tableau à demi brisé! Les signes consacrés étaient épars sur les dalles ; mais la colère qui me transportait était parvenue à son comble.

Cependant, lorsque le démon fut apaisé, je demeurai frappé d'étonnement d'avoir ainsi agi, seul et sans aucun motif. Le jour, qui pénétrait faiblement à travers les vitraux peints de diverses couleurs, s'enfuyait avec rapidité. Appuyé sur un pilier qui servait de soutien à la voûte, je résolus d'attendre le sommeil.

Peu à peu le sang se calma; cette espèce d'engourdissement qui précède la perte de la réflexion s'empara de mon être; les objets, déjà incertains, parurent flotter dans l'espace. En ce moment, ma tête s'abaissa naturellement vers la terre, et mes regards, à demi voilés, se portèrent sur le tableau étendu devant moi... J'ignore combien de temps je demeurai les yeux ainsi fixés sur cette toile où je ne distinguais rien ; comment l'attention se réveilla peu à peu avant de s'éteindre entièrement, c'est ce que je ne puis non plus m'expliquer.

Une large ouverture avait séparé la toile du cadre, et plusieurs coups d'épée l'avaient fendue. Cependant un dernier rayon de soleil qui glissa sur la surface, et qui fut peut-être cause de la réflexion que je fis, me montra que le sujet traité par l'artiste était un Noli me tangere. C'était évidemment l'ouvrage d’un Romain ; mais je crus reconnaître qu'il n'était pas du bon temps, bien qu'il fût assez ancien, à en juger par la manière dont les parties obscures s'étaient rembrunjes. Une certaine affectation de vigueur, et comme une recherche apprêtée du grandiose, annonçait en même temps que le peintre n'était pas éloigné de cette école qui voulut puiser aux deux sources. La tête du Christ attira d'abord mes regards, et je ne fus pas longtemps à me convaincre qu'elle était l'æuvre d'un génie original et novateur, Les linéaments n'en étaient pas très-déliés et ne cherchaient même pas à imiter sous ce rapport les compositions délicates de Raphaël; mais un sentiment de tristesse profond me parut y dominer. Comme je te l'ai dit, le peintre avait puisé aux deux sources ; ainsi les draperies annonçaient le style de Rome, tandis que sur les traits du visage il avait fait flotter les ombres du Vinci; et tout le reste dans ce goût... Mais pourquoi t'en dirais-je davantage sur ce sujet ? il te suffira de savoir qu'insensiblement le sommeil reprit son empire, et que je tombai tout à fait sans connaissance. Mais, chose assez singulière, il me semblait en dormant que j'étais resté les yeux ouverts, et que je n'avais pas cessé

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