Séances et travaux de l'Académie des sciences morales et politiques, compte rendu

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Page 7 - Je fuis l'agitation et sans cesse elle se reproduit en moi malgré mes efforts ; ma volonté n'exerce aucun pouvoir sur mon état moral ; elle approuve ou elle blâme, elle adopte ou elle 'rejette ; elle se complaît ou elle se déplaît; elle se livre ou elle fuit tels ou tels sentiments donnés, mais jamais elle ne les procure, jamais elle ne les écarte. Qu'est-ce donc que cette activité prétendue de l'âme? Je sens toujours son état déterminé par tel ou tel état du corps.
Page 7 - ... moments hétérogènes, qui n'ont aucune stabilité. Ils vont flottant, fuyant rapidement, sans qu'il soit jamais en notre pouvoir de les fixer. Tout influe sur nous, et nous changeons sans cesse avec ce qui nous environne. Je m'amuse souvent à voir couler les diverses situations de...
Page 277 - Il se distingua, dit-il, en haine contre le roi et contre la France, quoique le seul huguenot qu'on y laissât jouir de son bien , même servant le prince d'Orange. » Louis XIV, qui avait vainement essayé de le retenir en France , et qui ne le croyait pas entièrement dégagé, dans son exil volontaire, de ses devoirs de sujet, le fit avertir plusieurs fois du mécontentement que lui inspirait sa conduite. Ruvigny persista, et le monarque outré finit par confisquer ses biens '. Une anecdote, rapportée...
Page 7 - De quoi dépend donc l'état de mon âme ? D'où viennent ces sentiments confus, tumultueux au travers desquels je ne me connais plus? Je fuis l'agitation, et sans cesse elle se reproduit en moi malgré mes efforts; ma volonté n'exerce aucun pouvoir sur mon état moral ; elle approuve ou elle blâme, elle adopte ou elle rejette; elle se complaît ou elle se déplaît; elle se livre ou elle fuit tels ou tels sentiments donnés, mais jamais elle ne les procure, jamais elle ne les écarte. Qu'est-ce...
Page 19 - L'âme qui se trouve unie et comme identifiée par l'amour avec l'esprit supérieur d'où elle émane, n'est plus sujette à l'influence de l'organisme, elle ne s'occupe plus de quel côté souffle le vent de l'instabilité, mais elle demeure fixée à son centre, et tend invariablement vers sa fin unique, quelles que soient les variations organiques et les dispositions de la sonsibilité.
Page 14 - L'art de vivre consisterait à affaiblir sans cesse l'empire ou l'influence des impressions spontanées, par lesquelles nous sommes immédiatement heureux ou malheureux, à n'en rien attendre, et à placer nos jouissances dans l'exercice des facultés qui dépendent de nous, ou dans les résultats de cet exercice.
Page 22 - ... sagesse humaine, ne se sent pas soutenu par une force, une raison plus haute que lui, il est malheureux, et quoiqu'il en impose au dehors, il ne s'en imposera pas à lui-même. La sagesse, la vraie force consiste à marcher en présence de Dieu, à se sentir soutenu par lui; autrement, vae soli!
Page 125 - C'est par cette raison qu'il vit non seulement très pauvrement, lui et sa famille, et qu'il va presque tout nu, c'est-à-dire, qu'il ne fait que très peu de consommation ; mais encore, qu'il laisse dépérir le peu de terre qu'il a, en ne la travaillant qu'à demi, de peur que si elle rendait ce qu'elle pourrait rendre, étant bien fumée et cultivée, on n'en prît occasion de l'imposer doublement à la taille.
Page 19 - L'habitude de s'occuper spéculativement de ce qui se passe en soi-même, en mal comme en bien, serait-elle donc immorale? Je le crains, d'après mon expérience. Il faut se donner un but, un point d'appui hors de soi et plus haut que soi, pour pouvoir réagir avec succès sur ses propres modifications.
Page 6 - Je me promenais seul , quelques moments avant le coucher du soleil ; le temps était très-beau ; la fraîcheur des objets, le charme qu'offre leur ensemble, dans cette brillante époque du printemps, qui se fait si bien sentir à l'âme, mais qu'on affaiblit toujours en cherchant à la décrire ; tout ce qui frappait mes sens portait à mon cœur je ne sais quoi de doux et de triste. Les larmes étaient au bord de mes paupières. Combien de sentiments ravissants se sont succédé! Si je pouvais...

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