Poésies, Volumes 3 à 4

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P. Didot l'aîné, 1823
 

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Page 139 - Au crépuscule de mes jours Rejoignez, s'il se peut, l'aurore. Des beaux lieux où le dieu du vin Avec l'Amour tient son empire, Le Temps, qui me prend par la main, M'avertit que je me retire. De son inflexible rigueur Tirons au moins quelque avantage : Qui n'a pas l'esprit de son âge De son âge a tout le malheur.
Page 318 - L'innocence à genoux y tend la gorge au crime : La fortune y domine, et tout y suit son char. Ce globe infortuné fut formé pour César : Hâtons-nous de sortir d'une prison funeste; Je te verrai sans ombre, ô vérité céleste ! Tu te caches de nous dans nos jours de sommeil : Cette vie est un songe et la mort un réveil.
Page 189 - Tout annonce d'un Dieu l'éternelle existence; On ne peut le comprendre, on ne peut l'ignorer. La voix de l'univers annonce sa puissance, Et la voix de nos cœurs dit qu'il faut l'adorer.
Page 53 - C'est le sacré lien de la société, Le premier fondement de la sainte équité, Le frein du scélérat, l'espérance du juste. Si les cieux , dépouillés de son empreinte auguste , Pouvaient cesser jamais de le manifester, Si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer.
Page 182 - Ainsi j'essaye encor ma voix Au moment même qu'elle expire. 'Je veux dans mes derniers adieux, Disait Tibulle à son amante, Attacher mes yeux sur tes yeux, Te presser de ma main mourante.
Page 115 - Dont les talents et les écrits * Seraient de tous nos beaux esprits Ou la censure ou les modèles ! Que Paris est changé! les Welches n'y sont plus ; Je n'entends plus siffler ces ténébreux reptiles, Les Tartuffes affreux, les insolents Zoïles.
Page 64 - Reçois mes compliments , charmant roi de la Chine. Ton trône est donc placé sur la double colline ! On sait dans l'Occident que , malgré mes travers , J'ai toujours fort aimé les rois qui font des vers. David même me plut...
Page 54 - Que le sage l'annonce , et que les roisle craignent. Rois, si vous m'opprimez, si vos grandeurs dédaignent Les pleurs de l'innocent que vous faites couler, Mon vengeur est au ciel: apprenez à trembler. Tel est au moins le fruit d'une utile croyance.
Page 85 - J'ai vécu plus que toi; mes vers dureront moins. Mais au bord du tombeau je mettrai tous mes soins A suivre les leçons de ta philosophie, A mépriser la mort en savourant la vie, A lire tes écrits pleins de grâce et de sens, Comme on boit d'un vin vieux qui rajeunit les sens.
Page 139 - M'avertit que je me retire. De son inflexible rigueur Tirons au moins quelque avantage. Qui n'a pas l'esprit de son âge, De son âge a tout le malheur. Laissons à la belle jeunesse Ses folâtres emportements ; Nous ne vivons que deux moments : Qu'il en soit un pour la sagesse. Quoi ! pour toujours vous me fuyez, Tendresse, illusion, folie, Dons du ciel qui me consoliez Des amertumes de la vie...

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