Petite bibliotheque des théatres: Chef-d'œuvres de la Fosse. Coriolan

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Au bureau [de la Petite bibliotheque des théatres], 1785
 

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Page 2 - Ma fureur ne sauroit trop tôt ni trop agir: Je veux leur faire voir, par un éclat terrible, A quel point Manlius au mépris est sensible ; Combien il importoit de ne rien épargner , Ou pour me perdre, Albin, ou bien pour me gagner.
Page 12 - Où pourroient quelque jour t'entraîner ses projets; Romps aujourd'hui de gré ce que tu fis de force; Entre ma fille et toi souffre enfin un divorce; Ou , pour mieux m'expliquer, choisis dès aujourd'hui Manlius sans ma fille, ou ma fille sans lui: Vois de ces deux partis celui qui te peut plaire; Tu ne peux qu'à ce prix désarmer ma colere.
Page 48 - A l'aspect de ces murs , quoi ! malgré ta furie, Tu n'as pas dit toi-même à ton cœur attendri : C'est là que je suis né , là que je fus nourri ! De mes fils , de ma femme , on y garde la cendre ! C'est là que vit pour moi la mère la plus tendre!
Page 29 - II me fuit , il me laisse , en proie à mille alarmes, Percer le ciel de cris, me noyer dans mes larmes, Et montre en m'affligeant un courage affermi , Plus que s'il se vengeait d'un cruel ennemi.
Page 35 - S'élève insolemment sur mes propres débris.... Eh bien ! quoi qu'ait souffert ma fierté combattue, Je lui pardonne tout, si Rome est abattue. Mais de ce fier proscrit qu'ose-t-on espérer ? Un envoyé de Rome en ce camp vient d'entrer. A...
Page 28 - Quoique leur général, et nommé par leur choix , Du conseil assemblé je dois prendre les voix. Je dois en leur pouvoir moi-même te remettre; Mais compte sur l'appui que j'ose t'en promettre. Je vais à tous nos chefs appelés en ces lieux Montrer Coriolan comme un présent des cieux; Et tu les verras tous, d'un transport unanime, Faire éclater pour toi le zèle qui m'anime.
Page 50 - L'avoit fait arrêter dans son appartement, Et même dans l'instant qu'une noire furie Avoit armé son bras pour s'arracher la vie. On lui laisse, seigneur, ce palais pour prison : Sortant du Capitole, on doit craindre, dit-on, Que ses amis secrets, armant la populace, N'accablent son escorte, et n'assurent sa grace.
Page 60 - Enfin' , qu'espères-tu de tes soins pour mes jours ? Crois-tu que le sénat , séduit par tes discours , Après ce que deux fois a tenté ma furie , Soit assez imprudent pour me laisser la vie ? Non , non , Servilius , mon trépas est certain. Et quelle honte à moi, quelle rage en mon sein , [De voir mes ennemis , au gré de leur caprice , Disposer de mon sort , et choisir mon supplice ! Verras-tu ton ami terminer...
Page 55 - Oui , j'en crois ce grand cœur qui n'a pu se trahir, Et qui de la nature a reconnu l'empire. Ciel! après tant de maux, souffre que je respire ; Laisse rentrer la joie en ce cœur ranimé : Je retrouve mon fils tel que je l'ai formé. Rome est en sûreté ; Rome que j'ai servie , Va consacrer ce jour, le plus beau de ma vie.
Page 2 - Ou que, poussant plus loin l'audace et l'attentat, Dans les derniers excès précipitant sa rage, II veuille de nos murs faire un champ de carnage. Depuis le jour fatal qu'un camp séditieux, Au mépris du serment, des consuls et des dieux, Sur le mont...

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