L'Année littéraire, ou, Suite des lettres sur quelques écrits de ce temps, Volumes 1 à 2

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1775
 

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Page 134 - Partout errans ou rassemblés. Du sommeil , des amours interrompant les heures , Font-ils de cris plaintifs retentir nos demeures? At-on vu flotter les drapeaux D'un voisin prêt à nous surprendre ? Brillent-ils déjà , les flambeaux Qui vont mettre nos murs en cendre ? Quel trouble ! hélas! tel fut ce jour...
Page 36 - L'élévation du mont Etna n'a pas encore été jufqu'ici mefurée d'une maniere exafte. Kircher prétend l'avoir trouvée de 4000 toifes Françoifes, hauteur plus confidérable que celle ë'juicune autre montagne connue de notre globe. Les Géometres d'Italie font encore plus abfurdes : quelques-uns difent qu'il eft élevé de huit milles , d'autres de fix , d'autres de quatre. Amici , le dernier & le plus exaft de ceux qui ont entrepris ce travail , fuppofe fon élévation de trois mille deux cens...
Page 310 - Dès que je fuis aimé, j'ofe me croire fage. Avant de déclarer mes feux , Je lis mon âge dans les yeux De celle que mon cœur adore : A vingt ans, s'il déplaît, l'amant eft déjà vieux ; Tant qu'il plaît, il eft jeune encore.
Page 168 - J'offre à tes pas mille sentiers ouverts : Car, selon l'âge, il est des soins divers. Un jeune objet, enchanté de lui-même, Veut qu'on le flatte encor plus qu'on ne l'aime : L'amant qui loue est l'amant couronné ; Avant l'amour l'amour-propre étoit né.
Page 169 - Toi qui, loin d'eux, dans la route commune, N'es, comme moi, qu'un soldat de fortune, Sans ces secours vole au combat, suis-moi, Et par toi seul ose suffire à toi. Pour mieux séduire, apprends à te contraindre : L'Amour permet l'art que l'on met à feindre.
Page 171 - J'y vois la place où va tomber Delphire. Achève, éprouve un instant de courroux, Meurs à ses pieds, embrasse ses genoux, Baigne de pleurs cette main qu'elle oublie : Elle rougit, c'est sa fierté qui plie ; Elle se tait, l'Amour parle : crois-moi, Presse, ose tout, et Delphire est à toi.
Page 169 - D'écrits galans inondez les ruelles ; Amans par faste , et Volages par goût , Vous n'aimez rien quand vous adorez tout , Mais vous plaisez par le charme suprême D'un air, d'un ton, d'un ridicule même ; Brillans auteurs des scandales du temps, Trop dangereux si vous étiez constans. Toi qui , loin d'eux , dans la route commune , N'es comme moi...
Page 92 - je ne crois pas qu'il y ait jamais eu une chose si « étrange que celle-là. Il faut que, pour me servir, « vous deveniez l'ennemi de celui qui a ma confiance!
Page 6 - part que moi à votre blessure ; il ya si peu de gens faits comme « vous, qu'on perd trop quand on les perd.
Page 38 - Il appliquoit fon oreille à ce trou , & l'on croit qu'il entendoit diftinûement tout ce qui fe difoit dans la caverne. Dès que cet ouvrage fut achevé & qu'on en eut fait l'épreuve, il fit mettre à mort tous les ouvriers qui y avoient travaillé. Il y...

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