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lxïb Grégoire Abouïfaradj, qui ne parle point de la prisé d'Ani dans sa Chronique Arabe, est d'accord avec lbn-alathindans sa Chronique Syriaque; il y place cet événementien l’an 1472 de l’ère des Séleucides [ 1160 et 1161 de J. C. « Après avoir priS a» Ani, George, continue-t-il, rentra dans son pays avec un immense a: butin et une très-grande quantité de prisonniers. Ce qui fut‘ cause

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après la défaite de Schah-Armer: qu’il faut placer Yambassade que Djrmal eddin , visir de fl/Joussoul, envoya en Géorgie, et dont parle Abouïfaradj.

(25) Voici, selon Tchamtchéan ( Histoire d'Arn1énie, tom. Il], pag, 79 et 6’o ), la suitets événemens qui amenèrent la guerre entre les Géorgiens et Ÿatabe/t’ ldigvug. Après la défaite de Sc/za/z-Armen, en 1161, George lll retourna dans son royaume, et laissa la défense d’Ani à un certain Satoun, qui en fit relever les murailles, avec le dessein de s’y révolter. George le destitua et mit à sa place l’armértien Sur/ris. Satouiz, mécontent, alla auprès de Yatabe/t Eldigoug, et il en résulta une guerre dans laquelle ce dernier eut du dessous. George, peu après, fit périr Satoun par trahison. En l’an 116.2, George {avança jusqu’à Toviri, qu’il pilla, et dont il brûla les mosquées, après y avoir fait soixante mille captifs. Eldigoug prit aussitôt les armes .pour tirer vengeance de ces ravages: il prit et brûla la forteresse de Mrëan, dont il massacra tous les habitans; traita de même le grand bourg dflschnag, et arriva dans la plaine de Gaga, dans la province de Koultarie, où il fut vaincu complètement par les Géorgiens. En 1163, E/digoug revint accompagné du sultan des Seldioukides, pour assiéger Ani, où George soutint un siége de trente jours et rendit ses efforts inutiles. Pendant quatre années, il ne cessa de ravager les frontières de la Géorgie, jusqu’à ce que George prit le parti de céder volontairement Ani, et de faire la paix avec lui. Selon Samuel d’Ani et lbn-alatliir, il ne paroîtroit pas que les choses se fussent tout-à-fait pa_ssées ainsi; ils semblent dire, au contraire , que George fut entièrement défait par Äldigoug. Selon Samuel (ms. Arménien , n.° 96, fòl. 4.4 recto), Eldigoug brûla, en l’an 611 de l’ère Arménienne [ 1162 de J. C. ], le grand lDOIUg. cŸ/lsc/mag, lbs mimi ugwui. Uannée suivante, le 21 août, George prit Tovirt, d’où il emmena soixante mille prisonniers, et où il détruisit toutes les mosquées. Le sultan du Kliorasan vint ensuite, continue _le même auteur, jusqu’aux portes d’Ani,qu’il assiégea pendant trente jours; il ravagea le pays, battit le roi George, et retourna avec son butin dans son pays. On voit que cet historien ne parle pas de laidéfaite d’Eldigouz dans la plaine de Gaga. lbn-alatliir dit (t. V, p.139) qu’au mois de vchaabnn de l’an 557 de Phégirefjuillet et août 1162 deal. C] , ce qui CSIfŸäCCOId avec Samuel d'Ani,,le roi de Géorgie rassembla une

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placé (Hist. d’Arménie, tom. 111, p. 147 et 148) le même événement en l’an 1177. Cette date nous paroît présenter de grandes difficultés, car, selon l'historien des Orpélians, quand Ivané se révolta contre George, il chercha à s'appuyer du secours de Vatabe/r Eldigauz, qui, comme Ÿattestent tous les écrivains Arabes (Ibn-alathir, ms Arabe non coté, tom. V, pag. 257,- Abotflféda, Annal. Moslem. z01n_IV,p. z), mourut en l'an 568 de l’hégire [ 1 172 et 1173 de J. C.] On pourra voir bientôt que les Orpélians fugitifs qui se’ retirêrent dans ÏAderbaÏdjan, durent y venir assez long-temps avant la mort dfldigouz; ce qui seroit plus d'accord avec le récit des Géorgiens, qui placent la prise de Lorhe’ et partant la révolte des Orpélians, peu après la guerre d'Ani, en 1163; d'ailleurs, ils placent même la fin du règne de George III en l’an 1171, aussi avant l'époque de la mort dfldigouzf D'autres autorités nous empêchent de nous rendre ace système. Nous savons qu'avant leur expulsion de la Géorgie, les Orpélians, avoient été maîqes d’Ani; ce qui ne put être après la prise de cetie ville en l'an 1161, puisque alors George la confia à Satoun, puis à Sarkis, et qu’il la céda ensuite aux Musulmans. ll est vrai que l'archevêque de Siounie place en l'au 1161 la donation que George fit d'Ani aux Orpélians; mais les faits que nous avons cités sont trop détaillés, pour que nous admettions celui-ci sans autre autorité. Selon Tchamtchéan (l-list. d’Arménie, tom. 111, p.147), sans doute d'après Vartan , George lll , qui avoit cédé malgré lui la ville d’Ani aux Persans, la prit en l'an 1174, emmena prisonnier en Géorgie le prince Amirsclzalz, et la donna à Ivañé. ll_ est bien certain qvfAni fut prise deux fois par les Géorgiens, après un court intervalle de temps; car Abouïfarad} , qui a parlé de sa conquête en l'an 1161, dit (Chronique Syriaque, p.374, et vers. Lat. p. 381) que le roi de Géorgie la reprit en l’an 1485 -de l’ère des Séleucides [1173 et 1174 de J. C.]. Un ne voit pas qu'alors George en ait fait don aux Orpélians. Tchamtchéan ajoute quïïldigouz vint pour Ïarreprendre, mais ce prince étoit mort à cette époque. Ne seroitilpas plus probable que George, après avoir, comme nous l'avons vu , soutenu dans cette ville un siège de trente jours, l’auroit cédée à Ivané après la retraite du sultan des Seldjoukidesî Alors, quand cette ville ,au bout de quatre ans, retomba au pouvoir des Musulmans; ellesne leur auroit pas été cédée par George; mais sa perte auroit été

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