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zone torride, les signes du zodiaque se lèvent-et se couchent, tandis que la petite Ourse reste toujours apparente sur la terre, du côté du nord, a la distancewde cinq mille cinq cents arbareg (de l’équateur) ‘l 3). La esüllîle de Thulé , point le plus éloigné de la terre connue vers le nord , et qui s’avance comme un fleuve, en latitude‘, à la distance de soixante-trois degrés, comme ily en a trois cent soixante a la circonférence, ce qui équivaut à trente-un mille cinq cents arbarq: tant est grande la distance (4). Ce qui est au midi s’abaisse sous l'horizon , et les étoiles y paroissent sousdautres aspects, ainsi que Diodore de Samos le rapporte de l’lnde, en disant que ceux qui naviguent vers la Limyriqu‘! ont le Taureau au milieu du ciel, et les Pléiades au milieu de leurs antennés; et que ceux qui naviguent du côté de l’Azanie , au midi, se dirigent vers l’étoile de Canope, qu’on nomme la le C/zeva/etquïls appellent Apricicus Il rapporte encore d’autres faits du même genre. La zone torride s’étend au milieu du globe, en se prolongeant jusqu’à YEtiiopie et le pays Œfigiryznba. Le promontoire Prasum est placé sous le tropique d’hiver, du côté le plus obscur et le plus éloigné (7), parce que des sept divisions de la terre , l’une est au midi de la ligne équi

noxiale, et les six autres au nord. Les deux premiers

climats avancent d’une heure l’un sur l’autre; le troisième, qui passefpar Alexandrie, avance d’une demi-heure, ainsi que tous les’ autres; le quatrième passe par Rhodes, c’est le climat moyen , ainsi que la sphère le démontre; le cinquième passe par Rome; le sixième par Constantinople; le septième par la Scy‘t,hie.Toute la terre est partagéeentre ces sept climats. Il faut maintenant faire la description de Yunivers , qui forme deux sphères (l’une terrestre, l’autre céleste), dont la moitié du grand cercle, dest-à-dire , cent quatre-vingts degrés, sont Tome 11. X

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l'habitation de l'homme. Cette étendue, ui est rise atmve’, les P

airs , est connue par le moyen des instrumens quiservent a ohserver les astres et les ombres; mais , pour mesurer la longueur même du continent, il faut se servir d'un quart de cercle.

Claude Ptolémée , qui a mesuré en arborer (8) tout Ie séjour des hommes, compte en commençant du côté de l’occident, a la partie inconnue de l’océan , cent quatre-vingts (9) degrés pourla longitude , depuis Pextrémité inconnue de la terre , jusqu’a l’autre extrémité inconnue du côté de l’orient. Pour la latitude, en pommençant à la zone torride, e_t en allant au nord , jusqu’à la parltie de la terre et de la mer qui nbus est inconnue , il compte soixante-cinq degrés; et de l’autre côté. de la zone torride, en allant au midi jusqu’a la terre inconnue, il compte quinze degrés ; de manière que tout fespace en latitude est de quatre-vingts degrés (10). Au-dela de ces points , comme le dit Ptolémée , personne n’a jamais vp les bornes de la terre, ou (n’en a jamais eu connoissance. La partie de la terre et de la mer qui est connue, a été décrite en abrégé par Pappusudlïlexandrie, dansgsa Description de tout l’univers , dont nous avons tiré nos extraits , et où il indique seulement les lieux les plus célèbres et les plus considérables, ainsi que les distances , non par des dimensions prises sur la terre, mais par des observations faites

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sur le sommet des montagnes, ClQll , au moyen des insY

trumens, on peut sétendre dans les airs et _qbserver_ le 7

fioleil , la lune et les astres , selon qu on a déterminé leurs mansions dans les sept climats. Cette détermination_ est une

chose fort simple d'elle-même; car , en se bornant a ce qui

la concerne réellement et en écartant tout le reste , il _s’agit

de mesurer un degré. Le degré est de cinq cents arbareg (11),

et lüzsbare; employé pour mesurer les distances est appelé

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