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(78) Il s'agit ici du temps où l'église d'Arménie fut unie à l'église Grecque, ce qui se fit dans un concile tenu à Garin ou Théodosiopolis, en 629, par l'ordre de l'empereur Héraclius et de concert avec le patriarche Esdras.

(79) Il y eut effectivement six patriarches entre Esdras et Jean IV, en y comprenant Esdras, dont les successeurs furent Nersés III, Anastase, Israël, Sahag III et Élie ; mais depuis le concile de Garin jusqu'à l'exaltation de Jean IV, il s'écoula quatre-vingt-neuf ans.

(80) J'ai déjà , dans mon premier volume (pag. 154), relevé l'erreur de notre auteur, qui confond le Phaïdagaran, situé à l'extrémité orientale de l'Arménie, avec la ville et le territoire de Téflis dans la Géorgie.

(81) Ce patriarche est Nersès III, surnommé Schinogh ou le bâtisseur, qui occupa le trône de S. Grégoire de l'an 640 jusqu'en 661.

(82) Au lieu de Dadjar, qui est dans l'imprimé, on lit dans le manuscrit wtunwy, de Madjarh : nous ne pouvons décider entre ces deux leçons.

(83) Moyse le grammairien [k'herthogh) est le célèbre Moyse de Khoren ; David l'invincible [ anhaghth ) étoit un philosophe son condisciple, qui jouit d'une grande réputation dans le même temps, et qui traduisit en arménien plusieurs ouvrages d'Aristote.

(84) Ukenfu Medzopa, c'est-à-dire, le grand Job, étoit un mo. nastère célèbre près de la ville d'Ardjisch, qui est, je crois, celui que Richard Simon (pag. 228) appelle Arcis ou Arciscuviinch, qui étoit la résidence d'un évêque.

(85) Le monastère de Varak, l'un des plus célèbres de l'Arménie, est auprès de la ville de Van et sert de résidence à son archevêque.

(86) Cette croix, dont les écrivains Arméniens parlent souvent, après avoir été long-temps perdue, fut retrouvée, en 653, par un religieux nommé Thothig, qui la plaça dans ce monastère.

(87) Quand Sénék’harim, roi des Ardzrounis, céda son royaume à l'empire Grec, en échange de la ville de Sébaste et d'autres possessions dans l'Asie Mineure, il emporta avec lui la célèbre croix de Varak; mais quand il mourut, en l'an 1027, il ordonna à ses fils de la reporter dans ce monastère, où il vouloit aussi que son corps füt porté. Ses fils ne manquèrent pas d'accomplir ses dernières volontés. Tome II.

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même que

(88) L'auteur Arménien se trompe sans doute ici; car on voit dans Tchamtchéan (tom. II, pag. 968) que le patriarche Pierre I.'", dont il est certainement question dans cet endroit, mourut à Sébaste, en 1058, et qu'il y fut enterré dans le monastère de Sainte-Croix : il est bien probable qu'il a voulu parler du corps du roi Sénék'harim, qui fut apporté dans ce monastère.

(89) Ce passage me porte à croire que le monastère que les Armé. niens modernes appellent Սալնապատ Salnabad, օս յանապատոյ վանք Salnabadoï-vank’h, et qu'ils placent dans le canton de Dosb, est le

celui
que

des auteurs plus anciens nomment Ձորոյվանք Dsoroż-vank’h ou 2npunfuup Dsoravank’h [ le monastère de la vallée), appelé par notre auteur Dsorabad, qui avoit été fondé dans le vir.. siècle par le patriarche Nersés Schinogh, et qui étoit aussi dans le canton de Dosb.

(90) Le monastère d'Hokots-vank’h est près de Khoschab, dans la province d'Andsevatsi.

(91) Khosrov, évêque d'Andsevatsi, mourut en l'an 972.

(92) Au lieu des deux noms inconnus et corrompus de Sevan et de Nvan, qui sont dans l'imprimé et le manuscrit, je pense qu'il faut lire Lepubblewre Nakhidchevan, ville célèbre que notre géographe ne peut avoir oubliée, et qui étoit dans cette province.

(93) Le monastère de Nareg, dans le Vasbouragan, fut fondé en

l'au 935:

(94) Ce monastère se nommoit encore Ulsanue wwwsequiun Andsghnanabad [le désert d'Andsghn ].

(95) Cette mer est le lac de Van ou des Peznouniens.

( 96 ) Plusieurs autres monastères de l'Arménie portent le nom d'Aménap'hergitch, c'est-à-dire, du sauveur de tous.

(97) L'ancien nom de Jnepr Yururung murup Sourp-Ganants-vank'h, que portoit ce monastère, signifie, le monastère des saintes femmes. Outre le nom de (nepe lume Sourp-khatch ( sainte croix ), il portoit encore celui de fuwe yurup Khatch-vank’h [monastère de la croix ].

(98) Avant d'être patriarche, Ananias avoit été abbé du monastère de Varak; il fut inauguré en 943 et mourut en 965.

(99) Upuiuslenged Sk’hantchelakordz, signifie, qui opère des mirccles.

(100) Richard Simon (pag. 222) fait de Madnévank’h, qu'il appelle Matnavanchscu, un évêché dépendant de l'archevêque qui réside à Saint-Garabed de Mousch.

(101) L'histoire de ces sept religieux venus de l'empire Romain, se trouve dans l'Histoire de Daron, par Jean, évêque des Mamigonéans (chap. 2, pag. 108-11).

(102) Voici les noms Arméniens de ce monastère : 2wqupnz ou tz brusquepne iuerup Ghazarou ou Eghiazarou-vank’h [ le monastère de Lazare ou d'Eléazar) ; Urugbule 2 Arhak’hialk’h-Meschoï ( les apôtres de Mousch), et Unwpking up Arhak’hélots-vank’h [ le manastère des Apôtres ]; il est à deux heures de chemin de Saint-Garabed, près du fleuve qui passe à Madnévank’h.

(103) Unepr Ulrkphy Sourp-aghpérig, signifie, sainte petite source.

(104) J'ai parlé du bourg de Thiln dans mon premier volume (pag. 72) : le tombeau de S. Nersés y fut retrouvé en 1288.

(105) 4 marup Ujepni/płby vank’h-Sérovpéits. Ce lieu est encore nommé Ulpnybe Séropek’h [ les Séraphins ).

(106) Le vartabied Jean, surnommé Blouz "40029, c'est-à-dire, aux yeux bleus, est un des hommes les plus célèbres que l'église d'Arménie ait produits. Il naquit dans le xiii.° siècle, dans la ville d'Ézenga ou Arzendjan , d'où lui vient le surnom d'Ézengantsi. II fut élevé dans le monastère de Saint-Grégoire, dans le mont Sébouh, voisin de sa patrie ; et ayant appris la grande célébrité du vartabied Vartan Pardserpertsi, il alla prendre ses leçons dans la vallée de Gaïen, près d'Haghpad. Quand il eut obtenu le grade de vartabied, il alla à Ardaz, où il habita dans le monastère de la SainteVierge de Dzordzor, d'où lui vient le surnom de Dzordzoretsi, qu'on lui donne quelquefois, et il fut bien reçu par Zacharie, archevêque d'Ardaz. En 1281, Jean Blouz fit le pélerinage de Jérusalem. A son retour, il passa par la Cilicie, où il fut très-bien traité par le roi Léon III; il alla de là à Hrhomgla, auprès du patriarche Jacques, et composa à sa prière plusieurs ouvrages théologiques. Jean se retira ensuite dans le mont Sébouh, où il habitą le monastère dans lequel il avoit été élevé, et il y composa un grand nombre d'ouvrages. En 1284, il alla à Téflis, où il habita chez un seigneur Arménien appelé K’harimatin, fils d'une fille de Dchalal, prince de Khatchen

(voyez le ms. Arm. n.° 63, fol. 64 et 65). Il y composa plusieurs ouvrages d'astronomie et diverses pièces de vers, soit pour K’harimatin, soit pour son frère Vakhthang, soit pour un autre seigneur appelé Ablots. Jusqu'à la fin de sa vie, Jean zengatsi jouit d'une très-grande considération dans sa patrie. En 1316, il assista au concile d'Adana. C'est vers l'an 1325 qu'on place sa mort.

(107) Dans le manuscrit comme dans l'imprimé, on lit Ulrzpril upp Arscharounik’h : je crois qu'il y a une erreur. Le pays des Arscharouniens est bien loin, du côté de l'Orient, sur les bords de l'Araxes. Je

pense que, par un léger changement, il faut lire Urnesupp Arschuinounik'h. Effectivement, le pays des Arschamouniens, compris dans la province de Douroupéran, s'est étendu jusqu'à la province de Terdchan, qui en a fait partie dans le moyen âge.

(108) On peut voir tous les détails de cette histoire dans Moyse de Khoren (lib. 11, cap. 79).

(109) Ceci fait allusion au premier verset du premier chapitre des Actes des Apôtres, et fait croire que le Théophile dont il est question ici, est le même que celui auquel est adressé ce livre.

(110) Le monastère de Trazarg , situé dans le pays d’Anazarbe, fut réparé, en 1101, par le prince Rhoupénien Théodore I.

(111) Le monastère d’Ark’haïgaghin étoit auprès de Sis, capitale du

royaume de la petite Arménie. (112) Le manuscrit, comme l'imprimé, présentent la même erreur, en donnant le titre de roi d'Arménie à Ardasches , auprès duquel se réfugièrent les Mamigonians : on a déjà pu remarquer plusieurs fois que c'est à la cour d'Ardeschir, premier roi Sassanide de Perse, qu'ils vinrent, avant de passer en Arménie.

(113) Dans le texte, de gerbas, ou de lin. Voyez ce que j'ai dit à ce sujet dans mes Notes sur la Géographie de Moyse de Khoren (pag. 394).

(14) Les Arméniens donnent le nom de Thédalia pisemboue, au pays qui est à l'orient de la Perse, du côté de la Tartarie. Il en est question dans la traduction Arménienne de l'Histoire universelle du patriarche Syrien Michel (. ms. Arm. n.° 89, fol. 134 recto), et dans l'Histoire des Vartanians, par Élisée (chap. 2, pag. 17).

(115) En arménien, «quyku Mokbed, ou en persan, ay Mobed. Il s'agit ici d'un mage ou mobed, que le spectacle de la constance de S. Léonce ou Ghevont et de ses compagnons convertit à la foi chrétienne, pour laquelle il souffrit ensuite le martyre. (Vox. son histoire dans Élisée, p. 157-162.)

(116) L'auteur fait ici allusion à un passage de l'Histoire de Moyse de Khoren ( lib. II, cap. 65), où il est dit qu'Arsace le Grand fixa sa résidence dans la ville de Balk’h, d'où vient un des noms de sa famille.

(117) Je pense qu'au lieu de finuspué, il faut lire (lema suup Sdahar, et que cette ville est la fameuse Isthakhar des Persans.

(118) Au lieu de job le 2wsphur, je lis nas wsphus Rhé-Schahriar, parce que la ville de Rey a porté effectivement le nom de Schahriar, c'est-à-dire, royale.

(119) On voit que l'auteur Arménien a confondu l'antique ville de Suse avec Ispahan.

(120) J'ignore ce que c'est que le pays de Nardestan.

(121) Par la nation des archers, notre auteur entend les Mongals ou Tartares.

(122) On a déjà vu dans nos notes sur l'histoire des Orpélians (ci-devant pag. 270 ), que l'Oxus ou le Djyhoun étoit appelé par les Mongols Amou-moran , et par les Persans Ainou-daria, c'est-à-dire le fleuve d'Amou; le nom d'Amou-sou, qui se lit ici, est un équivalent en langue Turque.

(123) Je pense que la ville qui est appelée ici Hamian, est celle de Bamian, située dans l'Inde près des défilés qui conduisent en Perse

par le Sedjestan. (124) C'est å Ninive, et non à Ecbatane, que Sardanapałe fut tué par le Mède Albacés, révolté contre lui.

(125) Moyse de Khoren parle dans deux endroits ( Hist. I. 1, ch. 14 et 16), de la fuite de Ninus en Crète.

(126) Cette histoire se trouve racontée en détail dans l'histoire de Moyse de Khoren ( lib. 1, cap. 14 et 15).

(127) S. Jacques de Seroudj est un personnage très-révéré chez les Syriens, et aussi célèbre par sa piété que par son éloquence. Il

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