Oeuvres de Louis Racine, Volume 1

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Le Normant, 1808 - 6 pages
 

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Page 21 - C'est la faute des dieux, et non pas des mortels. De toute la vertu sur la terre épandue, Tout le prix à ces dieux, toute la gloire est due ; Ils agissent en nous quand nous pensons agir ; Alors qu'on délibère on ne fait qu'obéir ; Et notre volonté n'aime, hait, cherche, évite, Que suivant que d'en haut leur bras la précipite.
Page 124 - Oui, c'est un Dieu caché que le Dieu qu'il faut croire ; Mais, tout caché qu'il est, pour révéler sa gloire, Quels témoins éclatants devant moi rassemblés ! Répondez, cieux et mers ; et vous, terre, parlez. Quel bras peut vous suspendre, innombrables étoiles...
Page 86 - Il est dans tous les états de la vie et dans toutes les conditions ; il vit partout et il vit de tout, il vit de rien; il s'accommode des choses et de leur privation; il passe même dans le parti des gens qui lui font la guerre, il entre dans leurs desseins, et ce qui est admirable, il se hait lui-même avec eux, il conjure sa perte, il travaille même à sa ruine...
Page 176 - Il ne dérange pas les astres dans leur course. On lui demande en vain des signes dans les cieux. Vient-il pour contenter les esprits curieux? Ce qu'il fait d'éclatant, c'est sur nous qu'il l'opère, Et pour nous sort de lui sa vertu salutaire.
Page 128 - Ceux qui, de nos hivers redoutant le courroux, Vont se réfugier dans des climats plus doux , Ne laisseront jamais la saison rigoureuse Surprendre parmi nous leur troupe paresseuse. Dans un sage conseil par les chefs assemblé , Du départ général le grand jour est réglé ; Il arrive ; tout part : le plus jeune peut-être Demande en regardant les lieux qui l'ont vu naître , Quand viendra ce printemps par qui tant d'exilés Dans les champs paternels se verront rappelés.
Page 87 - Et ceux qui écrivent contre veulent avoir la gloire d'avoir bien écrit; et ceux, qui le lisent veulent avoir la gloire de l'avoir lu; et moi qui écris ceci, ai peut-être cette envie; et peut-être que ceux qui le liront...
Page 125 - J'y reconnais un maître à qui rien n'a coûté , Et qui dans nos déserts a semé la lumière , Ainsi que dans nos champs il sème la poussière. Toi qu'annonce l'aurore , admirable flambeau , Astre toujours le même , astre toujours nouveau , Par quel ordre , ô soleil , viens-tu du sein de l'onde Nous rendre les rayons de ta clarté féconde?
Page 114 - ... qu'elle est vénérable; après, la rendre aimable, » faire souhaiter qu'elle soit vraie, montrer qu'elle est » vraie , et enfin qu'elle est aimable.
Page 132 - La mer, dont le soleil attire les vapeurs, Par ces eaux qu'elle perd voit une mer nouvelle Se former, s'élever et s'étendre sur elle ; De nuages légers cet amas précieux Que dispersent au loin les vents officieux, Tantôt, féconde pluie, arrose nos campagnes, Tantôt retombe en neige et blanchit nos montagnes. Sur ces rocs sourcilleux, de frimats couronnés, Réservoirs des trésors qui nous sont destinés, Les flots de l'Océan, apportés goutte à goutte, Réunissent leur force, et s'ouvrent...
Page 129 - De faibles voyageurs arrivent sans haleine A leurs greniers publics, immenses souterrains, Où par eux en monceaux sont élevés ces grains "Dont le père commun de tous tant que nous sommes Nourrit également les fourmis et les hommes ; Et tous , nourris par lui , nous passons sans retour, Tandis qu'une chenille est rappelée au jour ! De l'empire de l'air cet habitant volage , Qui porte à tant...

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