Oeuvres complètes de Boileau Despréaux: précédées d'une notice sur sa vie, Volume 1

Couverture
Baudouin Frères, 1828 - 439 pages
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 228 - Un style trop égal et toujours uniforme En vain brille à nos yeux, il faut qu'il nous endorme. On lit peu ces auteurs, nés pour nous ennuyer, Qui toujours sur un ton semblent psalmodier. Heureux qui, dans ses vers sait d'une voix légère Passer du grave au doux, du plaisant au sévère ! Son livre, aimé du Ciel et chéri des lecteurs, Est souvent chez Barbin entouré d'acheteurs.
Page 242 - II n'est point de serpent ni de monstre odieux, Qui, par l'art imité, ne puisse plaire aux yeux : D'un pinceau délicat l'artifice agréable Du plus affreux objet fait un objet aimable.
Page 249 - C'est donc bien vainement que nos auteurs déçus, Bannissant de leurs vers ces ornements reçus, Pensent faire agir Dieu, ses saints et ses prophètes, Comme ces dieux éclos du cerveau des poètes ; Mettent à chaque pas le lecteur en enfer, N'offrent rien qu'Astaroth, Belzébuth, Lucifer. De la foi d'un chrétien les mystères terribles D'ornements égayés ne sont point susceptibles.
Page 245 - Chez nos dévots aïeux, le théâtre, abhorré, Fut longtemps dans la France un plaisir ignoré. De pèlerins, dit-on, une troupe grossière En public, à Paris, y monta la première, Et, sottement zélée en sa simplicité, Joua les saints, la Vierge et Dieu, par piété.
Page 27 - J'envie, en écrivant, le sort de Pelletier1. < Poêle du dernier .ordre, qui faisi.it tous les jours un sonnet. (B.) Bienheureux Scuderi1, dont la fertile plume Peut tous les mois sans peine enfanter un volume ! Tes écrits, il est vrai, sans art et languissants, Semblent être formés en dépit du bon sens : Mais ils trouvent pourtant , quoi qu'on en puisse dire, Un marchand pour les vendre, et des sots pour les lire.
Page 244 - Ce qu'on ne doit point voir, qu'un récit nous l'expose. Les yeux en le voyant saisiraient mieux la chose ; Mais il est des objets que l'art judicieux Doit offrir à l'oreille et reculer des yeux.
Page 229 - N'offrez rien au lecteur que ce qui peut lui plaire. Ayez pour la cadence une oreille sévère : Que toujours dans vos vers le sens coupant les mots Suspende l'hémistiche, en marque le repos.
Page 243 - Un rimeur, sans péril , delà les Pyrénées • , Sur la scène en un jour renferme des années : Là souvent le héros d'un spectacle grossier , Enfant au premier acte , est barbon au dernier.
Page 75 - Tous les jours à la cour un sot de qualité Peut juger de travers avec impunité ; A Malherbe, à Racan préférer Théophile Et le clinquant du Tasse à tout l'or de Virgile.
Page 250 - C'est d'un scrupule vain s'alarmer sottement , Et vouloir aux lecteurs plaire sans agrément. Bientôt ils défendront de peindre la Prudence , De donner à Thémis ni bandeau ni balance , De figurer aux yeux la Guerre au front d'airain , Ou le Temps qui s'enfuit, une horloge à la main; Et partout des discours , comme une idolâtrie , Dans leur faux zèle, iront chasser l'allégorie.

Informations bibliographiques