La revision de l'orthographie et l'Academie Française

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Firmin-Didot et cie, 1892 - 134 pages

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Page 47 - C'est cette partie décevante dans l'homme, cette maîtresse d'erreur et de fausseté, et d'autant plus fourbe qu'elle ne l'est pas toujours ; car elle serait règle infaillible de vérité, si elle l'était infaillible du mensonge. Mais, étant le plus souvent fausse, elle ne donne aucune marque de sa qualité, marquant du même caractère le vrai et le faux.
Page 33 - La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles; On a beau la prier, La cruelle qu'elle est se bouche les oreilles, Et nous laisse crier. Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre, Est sujet à ses lois; Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N'en défend point nos rois.
Page 34 - Quoi, toujours malgré nos remontrances, Heurter le fondement de toutes les sciences; La grammaire qui sait régenter jusqu'aux rois, Et les fait la main haute obéir à ses lois ? CHRYSALE Du plus grand des forfaits je la croyais coupable.
Page 12 - En vain contre le Cid un ministre se ligue : Tout Paris pour Chimène a les yeux de Rodrigue. L'Académie en corps a beau le censurer : Le public révolté s'obstine à l'admirer.
Page 81 - Au contraire , il faut à tout moment faire le sacrifice de son bon sens , renoncer à toute analogie, à toute déduction , pour suivre aveuglément l'usage établi qui vous surprend continuellement par son inconséquence , si , malheureusement pour vous , vous avez la puis-? sance et l'habitude de réfléchir» Or, j'en appelle à tous ceux qui ont un.
Page 94 - Meigret, non moins ample« ment que doctement, a traité ceste partie, lecteur, je le ren« voye à son livre. » o l'approuve et loue grandement les raisons de ceux qui ont a voulu reformer l'orthographie. Mais voyant que telle nouueauté a desplaist aux doctes comme aux indoctes, i'aime beaucoup « mieux louer leur inuention que de la suyure, pource que ie « ne fay pas imprimer mes œuures en intention qu'ilz seruent « de cornetz aux apothiquaires ou qu'on les employe à quelque
Page 112 - Mais, cette étymologie, on s'en est bien écarté dans les exemples cités tout à l'heure. Et puis cette raison qu'il faut garder aux mots tout leur appareil afin de maintenir leur étymologie est parfaitement vaine ; car, pour une lettre de plus ou de moins, les ignorants ne sauront pas mieux reconnaître l'origine du mot, et les hommes instruits la reconnaîtront toujours.
Page 95 - Uecteur, de dresser vous-même, à l'usage des commissions, un tableau officiel des variantes orthographiques qu'il conviendra d'admettre, indifféremment, dans les divers examens. Il faudra évidemment tenir compte, et de l'âge des élèves, et de la nature des épreuves, et aussi de l'inégale gravité que peuvent avoir les diverses infractions à l'orthographe. Ce sont là des considérations trop délicates à la fois, et trop variables, pour pouvoir donner matière à un règlement proprement...
Page 112 - Je ne puis tout dire et je ne prétends en ce moment que signaler l'estimable et utile travail , depuis longtemps réclamé , que l'Académie vient d'entreprendre, en l'exhortant (sous la réserve du goût) à oser le plus possible; car ses décisions qui seront suivies et feront loi peuvent abréger bien des difficultés, et, notre génération récalcitrante une fois disparue , les jeunes générations nouvelles n'auront qu'à en profiter couramment.
Page 64 - Or, dans une langue comme la nôtre, dont l'orthographe est généralement étymologique, il ne peut rien y avoir de plus défectueux et de plus corrupteur qu'une pareille tendance.

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