Littérature populaire de la Gascogne: contes, mystères, chansons historiques, satiriques, sentimentales, rondeaux recueillis dans l'Astarac, le Pardiac, le Béarn et le Bigorre : texte patois avec la traduction en regard et la musique des principaux chants

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Dentu, 1868 - 513 pages
 

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Fréquemment cités

Page 48 - ... pendant que le braconnier se promène en chantant le long des sentiers... Moi je vous répondrai : chacun son goût et sa disposition aux choses. Suis-je donc toujours sans rien faire! La bêche me paraît lourde, la charrue plus pesante encore, il est vrai... Mais suisje le dernier à quitter mes promenades, quand il s'agit de vous aider à rentrer les foins, à cueillir le raisin, à dépouiller le maïs sous les granges, dans les veillées d'octobre. Si la nombreuse chambrée menace de s'attarder...
Page 164 - L'homme prudent et ordonné en ses affaires est un renard engagé au milieu d'une compagnie de chasseurs et de chiens, qui tous le suivent à la piste et lui tendent mille pièges. Soyons constamment en éveil et sur nos gardes ; si quelque chien furet s'engage dans notre terrier, avec intention de larcin ou de morsure, vengeons-nous de ses méchants projets, en lui arrachant quelque bonne pincée de poil, qui nousserviraàgarnirnotre matelas.
Page xvii - ... ressortir les inconvénients de l'orgueil et de la sottise paresseuse... Il ya lutte continue, incessante, entre la classe laborieuse et la classe oisive ; mais cette lutte est sans haine et sans fiel. . . Le pauvre ne tend pas à son compétiteur le guet-apens des guerres sociales, mais le trébuchet des espiègleries.. La subtile intelligence en habit de bure, prend l'homme cousu d'or et faible d'esprit à la pipée ; et sa victoire est d'autant plus éclatante, que tous les rieurs crient bravo...
Page 107 - Vous qui êtes grands, n'abusez pas de la faiblesse des petits; le plus simple des oiseaux a des protecteurs invisibles; le plus chétif des enfants peut trouver tôt ou tard le moyen de punir ceux qui le font souffrir. Il y avait une fois un homme et une femme qui n'avaient jamais eu d'enfants, malgré tous les devins consultés, les pèlerinages exécutés à Garaison, à Bétharram et à Saint-Bertrand-deComminges.
Page 359 - ... porterai une grive. Je la choisirai toute vive. » Ici soufflent tous les vents. La pluie, de tous côtés, L'averse, le grésil, Nous renversent tous les colombages. Saint Joseph, bon petit homme, A trouvé le bon secret. A tous les trous de muraille, Il met un bouchon de paille. Un savetier mal avisé, Entonne le Magnificat. Saint Joseph, derrière la porte, Le tire par la calotte. En bas il ya un bœuf, Qui ne mange ni ne boit. S'il n'a rien à la crèche, La faim l'étrangle. Dou houn dou...
Page 480 - N'èi ni pistoulet, ni ploumb, Ni fusade, Ni grenade. Moussu, be ètz un grand fripoun, De m'parla de tau faiçoun. — Abandonne ton troupeau. Viens avec moi dans mon château, Bien contente, Bien riante; Et puis, je te donnerai, Mes pages...
Page 476 - Le berger près de sa bergère, Est plus content que le roi, Pour si hauts que soient les pays qu'il habite, Et les palais qu'il peut y avoir. » Ainsi chantait la bergère, Tout en montant jusqu'au bosquet, Et ramassant quelque fleurette, Pour lui envoyer son bouquet. Le berger impatient l'attendait. De temps en temps il sifflait. Avec plaisir elle lui répondait : — « J'y vais aller : ne vous ennuyez pas. Un peu je me détournais, Pour ramasser le bouquet. Quand vous siffliez, je...
Page 377 - Lan liro, liro, lan lira Lan liro, liro, liro la. La hourniguo s'en ba aou marcat Sou cot lous porto un sac de blat — Aro nous aous de tout b'aouen Sounque de biu, briquo n'aouen. Lan liro .... Lou bourricot s'en ba aou moulin E s'en tourno un pipot de bin. — Aro nous aous de tout b'aouen Sounque linge que nou n'aouen. Lan liro .... La tartagno sort dou...
Page 403 - Maoudites mountines. Nous satisferons d'autant plus volontiers à ce devoir, que le chant primitif a subi des modifications notables en passant du gosier de l'élégant vicomte du quinzième siècle dans celui d'un peuple, imitateur hardi, qui s'est permis de mettre beaucoup trop du sien dans l'interprétation du chant aristocratique. Il n'est donc pas inutile, croyonsnous, de placer à la suite de la chanson du moyen âge, telle que l'adonnée M. Vignancour dans son volume de 1827, la chanson arrangée...

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