Mélanges de géologie et de physique générale, Volume 1

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Legrand, Pomey et Crouzet, 1854 - 596 pages
 

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Fréquemment cités

Page 207 - Saussure vit le ciel sous la couleur de bleu de roi le plus foncé (i), et pendant la nuit , dans un de ses bivouacs , sur la même montagne, la lune, suivant ses propres expressions, « brillait du plus grand éclat au milieu d'un ciel d'un « noir d'ébène. » Sur le col du géant , l'intensité de la couleur du ciel était encore très marquée. Saussure avait imaginé un instrument propre à rendre comparatives les observations de ce genre. Sur notre station du Chimborazo, le ciel qui était...
Page 250 - C'est le point où les régions des vignes touchent à celles des oliviers et dès citronniers. Null/e part ailleurs sur le globe , en avançant du Nord au Sud , on ne voit accroître plus sensiblement les températures ; nulle part aussi , les productions végétales et les objets variés de l'agriculture ne se succèdent avec plus de rapidité. Or, une grande différence dans les productions des pays limitrophes , vivifie le commerce et augmente l'industrie des peuples agriculteurs.
Page 195 - ... partie à cette précaution que j'attribue l'état de santé dont j'ai constamment joui pendant mes ascensions sur les volcans. Cette précaution salutaire, je l'imposais, pour ainsi dire, d'une manière despotique à ceux qui m'accompagnaient; et, sur l'Antisana, un Indien, pour l'avoir...
Page 197 - ... donc , selon moi , provenir de l'extrême sécheresse de l'air. Cette altération me paraît due , en grande partie du moins , à l'action d'une trop vive lumière, puisque pour garantir la peau de toute gerçure, il suffit de se couvrir la figure d'un simple crêpe de couleur. Il est évident qu'un tissu aussi léger ne peut garantir la peau du contact de l'air; (i) Recherches sur la cause qui produit le goitre.
Page 205 - L'air soumis à l'examen avait été recueilli dans les interstices de la neige du Col du Géant ; l'analyse en fut faite par Sennebier, au moyen du gaz nitreux, et en opérant comparativement avec de l'air de Genève. Voici les résultats tels qu'ils sont rapportés par Saussure: « A Genève, un mélange de parties égales d'air atmosphérique etde gaz nitreux, donnadeux fois 1,00.
Page 196 - Le nuage s'étant dissipé, l'hygromètre se fixa à 84°. Une humidité aussi forte peut paraître extraordinaire à une aussi grande élévation ; c'est cependant ce que j'ai constamment observé sur les glaciers des Andes, et cela me paraît s'expliquer tout naturellement. Durant le jour, la surface des neiges est ordinairement humide, le rocher de la Pena-Colorada, par exemple, était tout mouillé; l'air ambiant, près du glacier, pouvait donc être saturé de vapeur aqueuse. Sur le Mont-Blanc,...
Page 200 - De longues stalagmites de glace paraissaient suspendues sur nos têtes; on eût dit une magnifique cascade qui venait de se geler : le temps était admirable; on apercevait seulement quelques petits nuages à l'ouest ; l'air était d'un calme parfait ; notre vue embrassait une étendue immense ; la situation était nouvelle, nous éprouvions une satisfaction des plus vives.
Page 188 - J'expose ainsi les raisons qui m'ont conduit sur le Chimborazo, parce que je blâme hautement les excursions périlleuses sur les montagnes quand elles ne sont pas entreprises dans l'intérêt de la science. Aussi, malgré les ascensions multipliées qui ont déjà eu lieu sur le Mont Blanc depuis l'époque de Saussure, ce savant célèbre est encore aujourd'hui, pour moi, le seul qui en ait atteint le sommet. Quant à ses imitateurs, nous ne leur devons absolument rien, puisqu'ils ne nous ont rien...
Page 187 - ... il y adhère ; le vent qui souffle avec force ne peut rien sur lui. Bientôt la foudre éclate au milieu de cette masse de vapeur , de la grêle mêlée de pluie inonde la base de la montagne, tandis que son sommet neigeux, que l'orage n'a pu atteindre, est vivement éclairé par le soleil. Plus loin c'est une cime élancée de glace resplendissante de lumière ; elle se dessine nettement sur l'azur du ciel , on en distingue tous les contours , tous les accidens; l'atmosphère est d'une pureté...
Page 190 - Nous nous élevions insensiblement ; nos mulets marchaient avec peine et difficulté, au milieu des débris de roche qui sont accumulés au pied de la montagne. La pente devenait très rapide, le sol était meuble et les mulets s'arrêtaient presque à chaque pas pour faire une longue pause, ils n'obéissaient plus à l'éperon. La respiration de ces animaux était précipitée, haletante. Nous étions alors précisément...

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