Petite bibliotheque des théatres: Chef d'œuvre de Longepierre. Chef-d'œuvre de Guymond de la Touche. La mort de Solon

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Au bureau [de la Petite bibliotheque des théatres], 1785
 

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Page 41 - Hâtons-nous de lancer nos redoutables traits. Rhodope, tu connois cette robe éclatante, De rubis lumineuse, et d'or étincelante, Parure inestimable, ornement précieux Où l'art et la richesse éblouissent les yeux: Le Soleil, mon aïeul, favorisant mon père, Pour présent nuptial en fit don à ma mère, Et semble avoir mêlé pour enrichir ses dons Le feu de sa lumière à l'or de ses rayons; C'est de tous les trésors où je pouvois prétendre L'unique qu'en fuyant Médée ait daigné prendre.
Page 7 - C'est ainsi que l'amour, trop fertile en excuses , Aveugle par son charme, et séduit par ses ruses; Même en nous égarant il feint de nous guider. De ses pièges flatteurs songez à vous garder. Eh ! quoi ! d'un autre amour votre âme possédée Trahira les bienfaits et l'espoir de Médée?
Page 42 - Mais malgré toi, malgré ta résistance, Qui n'a jamais cessé d'éprouver ma constance, Que ta triste fureur cesse de t'imputer Ma mort, qu'en vain ici tu veux me disputer; Ose plutôt par elle, ose briser ta chaîne. Je peux fléchir des dieux l'inexorable haine; Le sang de l'arnitié sur l'autel répandu Peut expier l'erreur de ton bras éperdu.
Page 13 - T a vapeur 4e ce sang , par devoir répandu , A peut-être formé l'orage suspendu. , Je l'avouerai , je crains d'outrer leur privilège ; Je crains d'être à la fois barbare et sacrilège. Si l'organe qui parle à mon cœur éperdu , Du...
Page 35 - D'une pressante ardeur l'extrême violence Surmonta ma raison, força ma résistance; Et je sentis enfin que jusques à ce jour Je n'avois pas connu le pouvoir de l'amour. Un si parfait amour bravera la mort même: 'J'en atteste des dieux la puissance suprême. Puissent ces dieux vengeurs, si je trahis ma foi, Epuiser leur courroux et leurs foudres sur moi ! Si votre cœur m'aimoit, il prendroit ma defense: Un véritable amour bannit la défiance.
Page 63 - A tes deux fils j'ai su percer le flanc. Regarde ce poignard et cette main sanglante; C'est de mon sang, du tien, qu'elle est teinte et fumante: Mon bras pour dernier coup vient de les égorger.
Page 44 - Reconnaissez ma voix , et servez mon courroux ! Dieux cruels! dieux vengeurs! je vous évoque tous. Venez semer ici l'horreur et les alarmes. Venez remplir ces lieux et de sang et de larmes ; Rassemblez, déchaînez tous vos tourments divers; Et, s'il se peut, ici transportez les enfers...
Page 64 - Moi-même j'ai voulu jouir de ta douleur; Un spectacle si doux met le comble à ma gloire; Je savoure à longs traits ta peine et ma victoire; Et je recouvre enfin ma gloire , mon repos , Mon sceptre, mes parens, la Toison, et Colchos. Je pars, puisque ma fuite a pour toi tant de charmes.
Page 13 - Eh quoi ! l'illusion d'un cœur. compatissant Vous fait-elle oublier l'oracle encor récent, Qui m'ôte avec le jour le sceptre et la statue , Si par l'humanité mon âme combattue, Dérobe au glaive saint un seul des étrangers Qu'auront fait échouer le sort et les dangers ? C'est donc en me rendant à ses arrêts contraire , Qu'aux vengeances du ciel on prétend me soustraire?
Page 17 - J'écraserai ses rois , et ma fureur barbare Unira les deux mers que Corinthe sépare.... Mais où vont mes transports? est-ce donc dans les cieux Que j'espère trouver du secours et des dieux?

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