L'Esprit des journaux, françois et étrangers, Numéros 11 à 12

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Valade, 1804
 

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Page 206 - ... l'ivresse. Une violente palpitation m'oppresse, soulève ma poitrine; ne pouvant plus respirer en marchant, je me laisse tomber sous un des arbres de l'avenue, et j'y passe une demi-heure dans une telle agitation, qu'en me relevant j'aperçus tout le devant de ma veste mouillé de mes larmes, sans avoir senti que j'en répandais.
Page 205 - J'allais voir Diderot, alors prisonnier à Vincennes; j'avais dans ma poche un Mercure de France, que je me mis à feuilleter le long du chemin. Je tombe sur la question de l'Académie de Dijon qui a donné lieu à mon premier écrit. Si jamais quelque chose a ressemblé...
Page 205 - Si jamais quelque chose a ressemblé à une inspiration subite, c'est le mouvement qui se fit en moi à cette lecture: tout à coup je me sens l'esprit ébloui de mille lumières; des foules d'idées vives s'y présentent à la fois avec une force et une confusion qui me jeta dans un trouble inexprimable; je sens ma tête prise par un étourdissement semblable à l'ivresse.
Page 44 - ... la première députation, celle qui devait donner une constitution à la France, que la noble ambition d'y parvenir mérite de l'indulgence. Je dois observer que je remarquai une grande défaveur dans l'assemblée pour les gens de lettres et pour les académiciens. Je puis en parler plus librement, en ayant été alors seul excepté. Les gens de lettres sont cependant les hommes les plus éclairés, si ce n'est pas toujours sur tel ou tel objet particulier, au moins sur les objets généraux;...
Page 186 - Mais souvent dans ce style un rimeur aux abois Jette là, de dépit, la flûte et le hautbois ; Et, follement pompeux, dans sa verve indiscrète, Au milieu d'une églogue entonne la trompette.
Page 56 - Du sein de leurs tombeaux ces peuples inhumains Feront assurément le malheur de ma vie. Mes amis, écoutez mon discours, je vous prie. A peine je fus né qu'un maudit .rudiment Poursuivit mon enfance avec acharnement : La langue des Césars faisait tout mon supplice...
Page 204 - Ah ! monsieur l'abbé , lui dit-il , vous venez me graisser les bottes ; cela est inutile , car je m'en vais par eau. » Le même jour, il écrivit à son ami Collé; et, en lui souhaitant la bonne année par des couplets sur l'air, Accompagné de plusieurs autres, il terminait ainsi sa dernière gaieté : De ces couplets soyez content.
Page 88 - On regarde une femme savante comme on fait une belle arme: elle est ciselée artistement, d'une polissure admirable et d'un travail fort recherché; c'est une pièce de cabinet, que l'on montre aux curieux, qui n'est pas d'usage, qui ne sert ni à la guerre ni à la chasse, non plus qu'un cheval de manège, quoique le mieux instruit du monde.
Page 249 - L'orgueil est dans son port , l'éclair est dans ses yeux ; Sa voix est un clairon ; son organe sonore Marque l'heure des nuits, et réveille l'aurore ; C'est le chant du matin, c'est l'annonce du jour, L'accent de la victoire , et le cri de l'amour ; Lui seul réunit tout , force , beauté , courage. De la création le plus brillant ouvrage , Après lui vient le paon de lui-même ébloui; Son plumage superbe , en cercle épanoui , Déploie avec orgueil la pompe de sa roue : Iris s'y réfléchit,...
Page 196 - ... avec nous ce beau chanvre, formaient un tableau ravissant. La récolte des grains de la petite métairie assurait notre subsistance ; la cire et le miel des abeilles, que l'une de mes tantes cultivait avec soin, étaient un revenu qui coûtait peu de frais ; l'huile, exprimée de nos noix encore fraîches, avait une saveur, une odeur que nous préférions au goût et au parfum de celle de l'olive. Nos galettes de...

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