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transféré au siège de Cambrai, le 31 décembre 1881. M& Hasley laisse à Cambrai la réputation d'un prélat rempli de piété et de vertus, attaché au moindre de ses devoirs, vrai père du peuple et des petites gens et très secourable aux pauvres. M. Félix DELORME, père de M. Achille Delorme, ancien député à l'Assemblée nationale, mort à Mortagne (Orne), le 10 août, à l'âge de 86 ans. Mlle LouiseJustine Lair, morte à Paris, le 24 août, dans sa 82e année.

MAINE ET ANJOU.

Dans ces deux provinces, nous signalerons les décès de M. le comte du BUAT, beau-père de notre confrére M. le comte Auguste de Chabot, mort au mois de juillet à son château de la Subrardière, paroisse de Méral (Mayenne). M. le marquis DE MONTÉCLER, décédé à Paris au mois de juillet. Mme Antoinette-Eugénie FUETTERER, veuve de M. Auguste le BRECQ, morte à Saumur, le 16 juillet à l'âge de 78 ans.

- M. le comte Charles CHARBONNIER DE LA GUESNERIE, décédé aux Grifferayes, près Savennières (Maine-et-Loire), à l'âge de 76 ans. M. de la Guesnerie avait été maire de Savennières pendant 32 ans. Il laisse une fille mariée à M. de Kergos. Mme veuve BAILLOU DE LA BROSSE, née Lucie-Sidonie BARRIER, décédée à Angers, le 26 juillet, dans sa 72e année. Mme Marie-Virginie-Albertine MAR-SHEEHY DE KILLARNEY, comtesse Arthur DE WALL, dame noble de l'ordre de Sainte-Anne de Bavière, morte à Peseux, près Longwy (Jura), le 29 juillet dans sa 59e année. M. le comte Victor-Jérôme DE VIGIER DE MIRABAL, ancien capitaine des zouaves pontificaux, capitaine d'infanterie de marine, chevalier de la Légion d'honneur, chevalier de l'Ordre pontifical de Pie IX, décoré des médailles de Castelfidardo, de Mentana et du Tonkin, mort le 12 août à Paris, dans sa 44° année.

M. Joseph DE LA BOUILLERIE, lieutenant au 1er régiment de dragons, fils de M. de la Bouillerie, ancien ministre de l'agriculture en 1873 dans le premier ministère formé par le maréchal de Mac-Mahon, mort d'une terrible chute de cheval, le 13 août, au château de la Roche-Hue (Maine-et-Loire). Il avait épousé Mlle Tirel de Poix. Mme Aimée-Joseph-Jules D'ANDIGNÉ, née Sidonie D'ACHON, fille de M. d'Achon, ancien capitaine d'infanterie, chevalier de Malte et de Saint-Louis, et de M. Le Mayre de la Millière, décédé le 28 août à Angers, à l'age de 78 ans.

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POITOU ET SAINTONGE.

Le Poitou et la Saintonge ont à déplorer les pertes de : Monsieur l'abbé Floirs, curé de Croix-de-Vie (Vendée) décidé le 23 juillet. Né à

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Sainte-Hermine le 12 mai 1831, ordonné prêtre le 20 décembre 1856 Monsieur l'abbé Floire avait été successivement vicaire à Mareuil, à la Roche-sur-Yon et à la Châteigneraye. En 1863, il fut nommé curé de Saint-Pierre-le-Vieux et en 1873, curé de Croix-de-Vie. Monsieur Frédéric de MASCUREAU, ancien président du comice du Dorat et ancien maire, décélé, vers le 27 juillet dans les sentiments de piété et de foi qui ont été la règle de toute sa vie. Monsieur Eugène Beaussire, ancien député républicain de la Vendée, frère de Monsieur Beaussire, membre de l'Institut, mort à Mortagne le 15 août, à l'âge de 60 ans. Ancien professeur au lycée de Nantes, Monsieur Beaussire est mort à Mortagne où il s'était retiré depuis plusieurs années. Monsieur l'abbé BILLAUDEAU, curé de Château-Guibert, mort le 17 septembre. Né à Bordeaux le 6 février 1813, Monsieur Billa udeau, a été successivement, vicaire à Bouin, curé de Triaize, aumônier de l'Hospice de la Roche-sur-Yon. Il fut nommé curé de Château-Guibert en 1852. Monsieur Auguste Jacques Patrice de FADATE DE Saint-Georges, colonel d'artillerie en retraite, officier de la Légion d'honneur, mort au château d'Yneuil le 17 septembre, à l'âge de 80 ans. Monsieur l'abbé Biton, ancien aumônier des Ursulines des Sables, prêtre habitué à Saint-Laurent-sur-Sèvres, décédé le 20 septembre à l'âge de 75 ans. Monsieur le comte du Bessay, mort le 22 septembre au château de la Benatonnière, commune de Grosbeuil (Vendée). Monsieur le baron de Wast-Vimeux, député, décédé dans son château de Péré près Surgères, le 20 juillet. Il était né à Lunéville le 8 juillet 1826. Fils du général de Wast-Vimeux appartenant à une vieille famille napoléonienne, Monsieur Wast-Vimeux suivit d'abord la carrière militaire, fut capitaine au 12e chasseurs à cheval, aide-de-camp du prince Napoléon; puis il entra dans la politique et fut député de 1859 à 1870 ; il avait remplacé son père qui fut questeur de la Chambre. Pendant la guerre, Monsieur de Wast-Vimeux reprit du service et se conduisit vaillamment comme colonel du 8e régiment de mobiles. Il fut élu à l'Assemblée nationale et se présenta aux élections sénatoriales de 1875, mais échoua. Le 4 octobre 1885, les électeurs de la Charente-Inférieure lui rendirent son mandat de député. Le baron de Wast-Vimeux faisait partie də l'union des droits.

M" Edouard Nelzire Guiot DES REPAIRE, d'une ancienne et noble famille Poitevine, dont Beauchet-Filleau (Dictionnaire des familles de l'ancien Poitou) à donné la filiation depuis 1323, décédé le 19 août en son château de Bourg-sur-Gironde et enterré à Saintes le 21 août Né dans cette ville le 8 mars 1837, il était fils de Charles Henri Guiot

du Repaire et de Marie Charles Amélie de Clervaux. Après avoir débuté comme officier dans la carrière militaire, il donna sa démission pour revenir en Saintonge après la mort de son père et de sa mère et épousa en 1864, à Bordeaux, Mllo Marie Moustier, veuve de Béchade dont il n'a eu qu'une fille mariée en 1887 à Mr Frédéric Coffinière de Nordeck, capitaine, frère de Mo Anatole de Bonsonge. Il avait été nommé sous-préfet de Blaye en 1877. - M. le général de brigade en retraite Pierre ARBELLOT, décédé le 20 septembre à Arnac la-Poste (Hte Vienne) à l'âge de 84 ans. Entré au service dans la cavalerie en 1823, sous-lieutenant 1833, chef d'escadron en 1845, colonel en 1851, général de brigade en 1860. Il avait fait presque toutes les campagnes d'Afrique. Décoré à 28 ans, il était commandeur

Légion d'honneur depuis le 12 juin 1856.

JEHAN DE LA SAVINAYE.

ERRATA DES NOTES SUR PRIGNY ET LES MOUTIERS

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An lieu de
Jonkevre,

lire Jonkéne.
Marillay

Marillais. potui

potuit. rue d'Orléans

rue Royale. mettre entre crochets (vicomte de Migron, d'après

le cartulaire de Redon). Boistaureau après Boisgondran

lire : près Boisgondran. Noël

lire Hoëi. adopté

adapté.
Podard

Rodard.
Anugtes

Anagnutes.

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Vannes. - Imprimerie Eugène LAFOLYE, place des Lices, 2.

ÉTUDES HAGIOGRAPHIQUES

EXAMEN DE LA VIE ANCIENNE DE S. GONERI

un

Les travaux de M. l'abbé Yves-Marie Lucas sur la Vie, les Reliques et le Culte de saint Goneri sont à mes yeux très intéressants et très dignes d'encouragement. J'aurais bien quelques réserves à exprimer sur certains points de détail par exemple, quand l'auteur veut

donner pour critique le bon Albert Legrand ! Mais je n'insisterai point sur ces réserves qui ne touchent pas le fond du travail de M. l'abbé Lucas.

J'aime mieux le louer de la bonne idée qu'il a eue de publi'r l'ancienne légende ou Vie latine de saint Goneri, dont le texte nous a été conservé dans le recueil hagiographique amassé par les Bénédictins bretons collaborateurs de Lobineau, formant aujourd'hui la seconde partie du volume XXXVIII de la collection des Blancs-Manteaux, actuellement coté ms. fr. 22321 de la Bibliothèque nationale (p. 745 à 748). Il est à regretter seulement que l'édition donnée par M. l'abbé Lucas' ait élé faite sur une copie passablement défectueuse, contenant une vingtaine de fautes ou d'omissions assez fortes pour altérer le sens du texte, sans parler d'un certain nombre d'inexactitudes de moindre importance. A la fin de la présente note nous indiquerons les corrections principales qu'il faut faire à celle édition.

1 Dans la Rerue historique de l'Ouest, t. IV, Documents, p. 10 à 15. T. IV. DOCUMENTS. IVe ANNÉE, 6LIV.

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Nous voulons d'abord examiner, au point de vue critique, la valeur de cette légende et les renseignements qu'elle peut fournir à l'histoire sérieuse.

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La mention qui y est faite de l'office de sénéchal et celle de Conan Mériadec ne permettraient pas de la faire remonter au-dessus du XI° siècle ; mais ce qui est plus décisif - comme Lobineau l'a remarqué depuis longtemps — c'est d'y voir figurer à plusieurs reprises le château et la vicomté de Rohan. qui ne datent que du XIIe siècle'. La rédaction actuelle de la Vie de saint Goneri est donc tout au plus de ce siècle.

Mais, dit-on, l'auteur de cette rédaction se réfère à des actes plus anciens : référence indiquée, en effet, dès le début de la légende, dont - pour plus de clarté - nous citerons ici les sept ou huit premières lignes :

« Eodem tempore quo beatus Gonerius Britanniâ venit in Armorichiam, manebat apud villam unam Amorichie nobilis quidam vir Alvandus nomine: quæ', prout in gestis antiquorum « scribitur, Noala nomine reperitur. Sua ergo juvante feritate, « iste Alvandus totam sibi provinciam subjugavit. Quæ quidem « Armo richia, licet sic esset tunc temporis appellata, tamen a

tempore Conani regis magnifici minor Britannia nuncupa« tur. Iste vero Alvandus erat sævissimus christianus*.... »

(Traduction) « Dans le temps où le bienheureux Goneri

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1 En 1127, le château de Rohan venait d'être créé, voir dom Morice, Preures de l'hist. de Bret. I, col. 554, Alain, premier vicomte de Rohan, mourut en 1128, voir dom Morice, Hist. de Bret. I, p. xxii, et Preuves I, col. 151.

? Au lieu de quæ, l'édition imprimée de M. l'abbé Lucas porte qui, qui est une faute et qui forme un contre-sens.

3 L'édition imprimée de M. Lucas omet les deux mots a tempore, ce qui change complètement le sens de la phrase.

4 Biblioth. Nat. Blancs-Manteaux, vol. 38 (ou ms. fr. 22321), p. 745 ; Rev. hist. de l'Ouest, IV, Doc. p. 10.

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