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DE L'IMPRIMERIE DE J. SMITH.

DES

TRAITÉS DE PAIX,

ENTRE

LES PUISSANCES DE L'EUROPE,

DEPUIS LA PAIX DE WESTPHALIE;

PAR FEU M. DE KOCH.

OUVRAGE ENTIÈREMENT REFONDU, AUGMENTÉ

ET CONTINUÉ JUSQU'AU CONGRÈS DE VIENNE
ET AUX TRAITÉS DE PARIS DE 1815;

PAR F. SCHOELL,

CONSEILLER D'AMBASSADE DE S. M. LE ROI DE PRUSSE

PRÈS LA COUR DE FRANCE

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HISTOIRE ABRÉGÉE

DES

TRAITÉS DE PAIX,

ENTRE

LES PUISSANCES DE L'EUROPE,

DEPUIS LA PAIX DE WESTPHALIE.

SUITE DE LA QUATRIÈME PÉRIODE,

SUITE DU CHAPITRE XXXVII.

SECTION III,

Conventions entre la Prusse et la France, posa

térieures à la paix de Tilsit.

La Prusse venoit d'obtenir la paix par le sacrifice de la moitié de ses provinces ; cette paix devoit mettre un terme aux maux des vaincus, et des bornes aux prétentions du vainqueur. A ce prix, Frédéric-Guillaume ne crut pas l'avoir achetée trop cher. Mais cette condition fondamentale de tous les traités de paix conclus entre les nations civilisées , n'étoit rien aux yeux du gouvernement françois. Long-temps après la paix il resta en état de guerre contre la Prusse; il lui montra même plus d'animosité que pendant les hostilités ouvertes ; il lui fit une guerre lente, sourde et d'autant plus ruineuse qu'il tira de l'existence du traité de paix l'avantage de s'éprouver aucune résistance'.

D'après la convention de Kønigsberg, du 12 juillet 1807, toutes les provinces que le traité de Tilsit avoit laissées au roi, devoient être évacuées au 1.'' octobre, à condition

que les contributions de guerre dont Buonaparte avoit frappé ces provinces , auroient été acquittées, ou que l'on auroit donné des sûretés suffisantes pour ce qui resteroit à rendre impossible l'exécution de cette condition, Buonaparte fit cantonner 150,000 hommes et 50,000 chevaux dans les provinces situées entre la Vistule et l'Elhe, aux dépens des habitans. Les commissaires françois continuèrent en même temps à lever dans ces pays tous les revenus publics , et à leur imposer les mêmes charges extraordinaires qu'auparavant.

payer. Pour

1

Le tableau des vexations que la Prusse a éprouvées sous l'ombre de la paix de Tilsit, est tiré d'un mémoire publié, en 1813, par M. de KUSTER, aujourd'hui ministre de Prusse près la cour de Munich. On en trouve la traduction dans le deuxième volume du Recueil de Pièces officielles , p. 23a

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