Revue de Paris

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Louis Désiré Véron
Bureau de la Revue de Paris., 1835
 

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Page 201 - ... cueille de ces fleurs nées sans racines, pourquoi la chair murmure-t-elle ? Malgré l'énervante poésie du soir qui donnait aux briques de la balustrade ces tons orangés, si calmants et si purs ; malgré cette religieuse atmosphère qui nous communiquait en sons adoucis les cris des deux enfants, et nous laissait tranquilles, le désir serpenta dans mes veines comme le signal d'un feu de joie.
Page 185 - Un prêtre, environné d'une foule cruelle, Portera sur ma fille une main criminelle, Déchirera son sein, et, d'un œil curieux, Dans son cœur palpitant consultera les dieux...
Page 313 - C'est que l'amour, la tombe, et la gloire, et la vie, L'onde qui fuit, par l'onde incessamment suivie, Tout souffle, tout rayon, ou propice ou fatal, Fait reluire et vibrer mon âme de cristal, Mon âme aux mille voix, que le Dieu que j'adore Mit au centre de tout comme un écho sonore.
Page 324 - De quel péril extrême est la guerre suivie, Où je ne fisse voir que tout l'or du Levant N'a rien que je compare aux honneurs d'une vie Perdue en te servant...
Page 204 - Il est, dans la nature, des effets dont les signifiances sont sans bornes, et qui s'élèvent à la hauteur des plus grandes conceptions morales. Soit une bruyère fleurie, couverte des diamants de la rosée qui la trempe, et dans laquelle se joue le soleil, immensité parée pour un seul regard qui s'y jette à propos.
Page 207 - ... de l'abîme. Que donne-t-on à Dieu? des parfums, de la lumière et des chants, les expressions les plus épurées de notre nature. Eh bien, tout ce qu'on offre à Dieu n'était-il pas offert à l'amour dans ce poème de fleurs lumineuses...
Page 210 - Puis je me mis à cueillir des grappes, à remplir mon panier, à l'aller vider dans le tonneau de vendange avec une application corporelle, silencieuse et soutenue, par une marche lente et mesurée qui laissa mon âme libre. Je goûtai l'ineffable plaisir d'un travail extérieur qui voiture la vie en réglant le cours de la passion, bien près, sans ce mouvement mécanique, de tout incendier.
Page 136 - L'argile n'est pas plus souple sous la main du potier que ces épaisses lames de fer battu sous le marteau intelligent du forgeron de Seraing. Le .contre-maître de cet atelier est , dit-on , le plus habile qu'on connaisse dans l'état. Je regardais cet homme rare , rare comme tout homme qui est le premier en quelque chose. C'est un Anglais , d'une belle figure , intelligente et réjouie; un gros homme, qui n'a pas l'air de se négliger aux heures des repas , vigoureux , pansu , et , quoique avec...
Page 131 - H sait choisir ses lieutenants. Il en a de toutes les nations , anglais , allemands , belges, prussiens, espagnols. Il leur donne sa pensée en partant, et il leur laisse toute liberté pour l'exécution, ne pesant point sur eux, n'outrant pas la surveillance, de sorte qu'il peut s'en aller saus cesser d'être présent, et être présent sans avoir besoin d'être partout.
Page 140 - ... ce grain, qui font ressembler le fer coulé à un granit. Rien de plus simple que l'action de cette machine. C'est une combinaison de roues qui fait marcher en tournant sur elle-même, dans l'intérieur du cylindre, une forte broche en fer, espèce de moyeu où sont...

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