Petits poëtes français depuis Malherbe jusqu'à nos jours, Volume 1

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Firmin Didot frères, fils et cie, 1841
 

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Page 4 - Roi de ses passions, il a ce qu'il désire; Son fertile domaine est son petit empire, Sa cabane est son Louvre et son Fontainebleau...
Page 163 - Contemple seulement l'arbre que je fais croître. Mon suc, dans la racine à peine répandu, Du tronc qui le reçoit à la branche est rendu ; La feuille le demande, et la branche fidèle Prodigue de son bien , le partage avec elle. De l'éclat de ses fruits justement enchanté, Ne méprise jamais ces plantes sans beauté, Troupe obscure et timide, humble et faible vulgaire; Si tu sais découvrir leur vertu salutaire, Elles pourront servir à prolonger tes jours. Et ne t'afflige pas si les leurs...
Page 4 - O bienheureux celui qui peut de sa mémoire Effacer pour jamais ce vain espoir de gloire, Dont l'inutile soin traverse nos plaisirs ; Et qui, loin retiré de la foule importune, Vivant dans sa maison, content de sa fortune, A, selon son pouvoir, mesuré ses désirs...
Page 223 - L'astre éclatant de l'univers. Cris impuissants ! fureurs bizarres ! Tandis que ces monstres barbares Poussaient d'insolentes clameurs, Le dieu, poursuivant sa carrière, Versait des torrents de lumière Sur ses obscurs blasphémateurs. Souveraine...
Page 223 - Jusques à quand, mortels farouches, Vivrons-nous de haine et d'aigreur ? Prêterons-nous toujours nos bouches Au langage de la fureur ? Implacable dans ma colère, Je m'applaudis de la misère De mon ennemi terrassé : II se relève; je succombe, Et moi-même à ses pieds je tombe, Frappé du trait que j'ai lancé.
Page 445 - Buffon, dès que rompant ses voiles, Et fugitive du cercueil, De ces palais peuplés d'étoiles Ton âme aura franchi le seuil, Du sein brillant de l'Empyrée Tu verras la France éplorée T'offrir des honneurs immortels, Et le Temps, vengeur légitime, De l'envie expier le crime, Et l'enchaîner à tes autels. Moi, sur cette rive déserte Et de talents et de vertus, Je dirai, soupirant ma perte : Illustre ami, tu ne vis plus!
Page 162 - J'y reconnais un maître à qui rien n'a coûté, Et qui dans nos déserts a semé la lumière. Ainsi que dans nos champs il sème la poussière.
Page 66 - Égale le mont Athos , Voit à ses pieds la tempête Troubler le calme des flots , La mer autour bruit et gronde : Malgré ses émotions , Sur son front élevé règne une paix profonde Que tant d'agitations Et que les fureurs de l'onde Respectent à l'égal des nids des Alcyons.
Page 608 - L'HOMME a dit : les cieux m'environnent, Les cieux ne roulent que pour moi ; De ces astres qui me couronnent, La nature me fit le roi ; Pour moi seul le Soleil se lève, Pour moi seul le Soleil achève Son cercle éclatant dans les airs; Et je vois, souverain tranquille, Sur son poids la terre immobile Au centre de cet univers *. Fier mortel, bannis ces fantômes, Sur toi-même jette un coup d'œil.
Page 458 - Au sein de l'infini ton âme s'est lancée ; Tu peuplas ses déserts de ta vaste pensée. La nature avec toi fit sept pas éclatants ; Et, de son règne immense embrassant tout l'espace , Ton immortelle audace A posé sept flambeaux sur la route des temps.

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