Hommes grands, femmes petites : une évolution coûteuse: Les régimes de genre comme force sélective de l'adaptation biologique

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Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 21 févr. 2018 - 442 pages
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Imaginons une société dans laquelle les hommes seraient en majorité plus petits que les femmes (ou les femmes plus grandes que les hommes, selon le point de vue). Impossible, pensons-nous ? Parce que tout ce que fait la Nature est « bien fait »? Et si, en la matière, la Nature était loin de produire des adaptations positives ? Et si, en plus, cette différenciation morphologique n'était pas l'œuvre de la Nature ? Si elle était plutôt l'indice de sélections non naturelles constituées par une entreprise de catégorisation sociale millénaire : le genre ? L'auteur discute dans cet ouvrage des explications évolutives du dimorphisme sexuel de taille corporelle entre mâles et femelles dans le monde vivant. Elle attire l'attention sur l'absence d'un modèle robuste qui rende compte de l'écart sexué de la stature dans l'espèce humaine; en confrontant des données et des modèles disponibles dans des champs disciplinaires éloignés, elle fait peu à peu émerger une hypothèse inédite. Cette recherche illustre le besoin de questionnements transdisciplinaires qui se montrent seuls ici capables de renouveler les termes d'une investigation remarquablement gelée depuis le xixe siècle.

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