Poésies complètes de Théophile Gautier

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Charpentier, 1855 - 351 pages
 

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page 80

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Page 100 - Quand je vais poursuivant mes courses poétiques, Je m'arrête surtout aux vieux châteaux gothiques, J'aime leurs toits d'ardoise aux reflets bleus et gris, Aux faîtes couronnés d'arbustes rabougris, Leurs pignons anguleux, leurs tourelles aiguës, Dans les réseaux de plomb leurs vitres exiguës, 9.
Page 184 - J'aime les vieux tableaux de l'école allemande; Les vierges sur fond d'or aux doux yeux en amande. Pâle comme le lis, blondes comme le miel, Les genoux sur la terre et le regard au ciel, Sainte Agnès, sainte Ursule et sainte Catherine. Croisant leurs blanches mains sur leur blanche poitrine ; Les chérubins joufflus au plumage d'azur, Nageant dans l'outremer sur un filet d'or pur; Les grands anges tenant la couronne et la palme ; Tout ce peuple mystique au front grave, à l'œil calme Qui prie...
Page 338 - Moines de Zurbaran, blancs chartreux qui, dans l'ombre, Glissez silencieux sur les dalles des morts, Murmurant des Pater et des Ave sans nombre, Quel crime expiez-vous par de si grands remords ? Fantômes tonsurés, bourreaux à face blême...
Page 339 - Jusqu'à ce que le sang ruisselle sur vos reins ? Pourquoi ceindre toujours la couronne d'épine, Que Jésus sur son front ne mit que pour mourir, Et frapper à plein poing votre maigre poitrine?
Page 317 - Et le splendide azur du ciel italien N'a laissé nul reflet dans ta peinture atroce. Chez toi, l'on voit toujours le noir Valencien, Paysan hasardeux, mendiant équivoque, More que le baptême à peine a fait chrétien. Comme un autre le beau, tu cherches ce qui choque : Les martyrs, les bourreaux, les gitanos, les gueux, Étalant un ulcère à côté d'une loque; Les vieux au chef branlant, au cuir jaune et rugueux, Versant sur quelque Bible un flot de barbe grise ; Voilà ce qui convient à ton...
Page 340 - Comme du froc sinistre il allonge les plis; Comme il sait lui donner les pâleurs du suaire, Si bien que l'on dirait des morts ensevelis ! Qu'il vous peigne en extase au fond du sanctuaire, Du cadavre divin baisant les pieds sanglants...
Page 255 - L'ange amoureux. On dirait que l'âme éveillée Pleure sous terre à l'unisson De la chanson, Et du malheur d'être oubliée Se plaint dans un roucoulement Bien doucement. Sur les ailes de la musique On sent lentement revenir Un souvenir ; Une ombre de forme angélique Passe dans un rayon tremblant, En voile blanc. Les...
Page 330 - Il rougit dans l'azur comme une jeune fille; Ses fleurs, qui semblent vivre, ont des teintes de chair. On dirait, à le voir sous l'onde qui scintille, Une odalisque nue attendant qu'on l'habille, Cheveux en pleurs, au bord du bassin au flot clair. Ce laurier, je l'aimais d'une amour sans pareille ; Chaque soir...
Page 75 - Scintille aux pointes au gazon, Les chardonnerets et les merles Chantent à l'envi leur chanson. Les fleurs de leurs paillettes blanches Brodent le bord vert du chemin ; Un vent léger courbe les branches Du chèvrefeuille et du jasmin ; Et la lune, vaisseau d'agate, Sur les vagues des rochers bleus S'avance comme la frégate Au dos de l'Océan houleux. Jamais la nuit de plus d'étoiles...
Page 43 - J'en previens les meres des families, Ce que j'ecris n'est pas pour les petites filles Dont on coupe le pain en tartines; mes vers Sont des vers de jeune homme.

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