Chef d'œuvres dramatiques, Volume 1

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Page 26 - S'attache, en périssant, au plus foible roseau. Crains que je ne t'entraîne aussi dans mon naufrage. Si tu savois, ô ciel , à quel excès nouveau M'a porté cette nuit du jeu l'aveugle rage ! Ma femme... Ah ! je suis confondu... Moi qui comptois un jour perdu Le jour que je passois loin d'elle , De toute cette nuit elle ne m'a point vu ! J'ai passé cette nuit cruelle , Dans les convulsions d'un malheur obstiné , A maudire cent fois le jour où je suis né.
Page 28 - ... un aliment aussi sûr pour leur activité : mais cette égalité cesse à l'époque de la vie où les forces commencent à s'affaiblir. L'homme qui a pris l'habitude d'exercer son esprit, a dans lui-même des secrets infaillibles pour alléger le poids du temps; préparé d'avance, par la réflexion, aux privations douloureuses que la nature lui impose, il s'y soumet sans murmure, et sait trouver dans le silence des passions, dans la possession tranquille de son âme, un dédommagement des plaisirs...
Page 41 - J'ai beau déchirer votre cœur, Je le trouve toujours indulgent et fidele... Ah! j'ai détruit votre bonheur ! MADAME BÉVERLEI. Il ne l'est point; sortez d'erreur: J'ai tout quand je vous vois; et durant votre absence Votre retour fait tous mes vœux. Oubliez le passé comme un songe fâcheux, Je me croirai dans l'abondance : Il ne me manque rien que de vous voir heureux.
Page 91 - O de nos actions incorruptible juge, Conscience !... Mais quoi ! sans espoir, sans refuge , Voir ma femme , mon fils languir dans le besoin ! Auteur de leur misère, en être le témoin ! Endurer le mépris, pire que l'infortune! Mourir enfin cent fois pour n'oser mourir une !... Ah ! c'est trop balancer...
Page 19 - L'amour de la nouveauté a fait aux drames presque autant de partisans que le respect pour l'antiquité leur a donné d'ennemis; et ce genre est célébré avec enthousiasme, ou dénigré avec fureur, comme un des fruits de la philosophie moderne.
Page 25 - ... l'avarice déguisée, à qui le jeu offre le moyen de s'exercer avec une activité que ne peuvent lui donner les métiers mêmes qui conduisent le plus rapidement à la fortune. Les effets de cette passion sont dignes de son origine: mais cachée d'abord sous le masque de l'amusement, de la vanité, du mépris même de l'or qu'on accuse le joueur trop timide de n'oser risquer, ce n'est qu'après s'être enracinée par l'habitude qu'elle dégénère en manie, et qu'elle se montre dans toute son...
Page 27 - BÉVERLEI. Tu peux de mon retour lui porter l'assurance. A Stukéli je dois parler, Avant de me rendre auprès d'elle... Mais modère pour moi ton zèle. Qu'ont mes malheurs et toi . Jarvis , à démêler ? Né dans ce que l'orgueil appelle la bassesse . De l'honneur tu suivis la loi ; Et l'honneur rarement conduit a la richesse.
Page 77 - Puisses-tu toujours l'être, ô vieillard vertueux! Mais ne reste pas davantage. De mes malheurs, Jarvis, crains la contagion. La ruine, l'horreur, la malédiction, De tout ce qui m'approche est le cruel partage. .. Rentre, bon vieillard; couche-toi. Va trouver le repos... qui n'est plus fait pour moi.
Page 89 - Je sens que du sommeil le baume favorable , Dans mon cœur plus tranquille a ranimé l'espoir. J'ai besoin du conseil d'un ami véritable : Je veux entretenir Leuson.
Page 35 - C'est moi, jusqu'à présent, qu'uniquement regarde Le soin de gouverner mon bien ; Et mon dessein n'est plus qu'il reste sous la garde D'un homme qui si mal a conservé le sien.

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